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Album

09 décembre 2014 - U-Zine

Hellspawn

The Great Red Dragon

LabelPsycho
styleDeath Metal
formatAlbum
paysPologne
sortiejanvier 2011
La note de
U-Zine
7.5/10


U-Zine

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Et hop, on nous refait encore le coup. On reçoit un skeud qui vient de l’Est. On y regarde de plus près, il vient de Pologne. On l’insère dans le lecteur, c’est du Death Metal.

Bah oui, c’est tellement évident que s’en est lassant, et c’est très vite que l’on se sent noyé sous l’amas gigantesque de groupes du même pays, du même style, se contentant bien souvent de recycler gentiment ce qui se fait déjà, se pompant mutuellement des idées pas toujours de première main.
Le portrait est un peu cynique, résigné, pour autant, ne crachons pas dans la soupe, car quand la Pologne se met vraiment à faire du Death, elle le fait bien, et c’est le cas d’Hellspawn.

Fondé en 2003, et fort d’une démo, d’un split et d’un full-length, Child of Hell paru en 2010, le quator polonais nous propose The Great Red Dragon, 10 titres et 27 minutes de Death Metal polonais pur jus, mais calibré comme il faut.

La spécificité d’Hellspawn en l’occurrence est d’avoir su soigner son ouverture pour immédiatement capter l’attention de l’auditeur. The First Banner in the Fields of Devil introduit comme l’album comme un poing dans la gueule : gros riff, gros rythme, gros son. Ca sonne propre, ça envoie du Death Metal direct aux accents thrash et dès lors que l’on n’est pas trop regardant sur l’originalité, la recette fonctionne. Car si Hellspawn emprunte très largement aux figures de proues du Death Metal Polak, entendez par là Vader et Behemoth bien entendu, il le fait avec suffisamment de niaque pour convaincre sur une durée heureusement assez courte, sans quoi il y a fort à parier que la lassitude aurait pointé le bout de son nez passée la grosse demi-heure de musique.

C’est aussi en cela qu’Hellspawn est malin : semblant bien conscient de livrer une musique déjà pratiquée ailleurs et avant, il sait quand s’arrêter pour éviter de sonner comme un ‘ersatz de’ et esquive habilement les reproches qui en découlent. Si les morceaux finissent certes par se ressembler un peu, The Great Red Dragon renferme quelques petites tueries (The Greatest King Among Demons,Word Becomes Flesh) et s’autorise suffisamment de diversité pour coller à son format court qui dévoile l’étendue des capacités, classiques mais maîtrisées d’Hellspawn : Blast, mid-tempo, interlude atmosphérique à mi-chemin, du shred et du défouraillage de tronche, tout ce qu’on recherche de l’album de Death défouloir répond à l’appel et c’est assez ben foutu pour satisfaire l’auditeur.

Très efficace, The Great Red Dragon se savourera sans déplaisir de temps à autres, car s’il n’élève pas le Death Metal dans des hautes sphères de créativité, il n’en a manifestement pas la prétention d’ailleurs, il ne nivelle pas le genre vers le bas, et rien que pour ça, on le félicite.

1. The First Banner in the Fields of Devil
2. Word Becomes Flesh
3. Hellspawn
4. Diabolic
5. The Great Red Dragon
6. Intro to the Revelation
7. Revelation of the Great Red Dragon
8. The Dice are Cast
9. The Greatest King Among Demons
10. An Obelisk of the World