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Album

09 décembre 2014 - U-Zine

Indian

Guiltless

LabelRelapse Records
styleSludge/Black
formatAlbum
paysUSA
sortieavril 2011
La note de
U-Zine
8/10


U-Zine

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Après vous avoir parlé d'Hail!Hornet et de son album Disperse The Curse, hautement détestable, je vais discuter avec vous de son yang, le disque Guiltless d'une formation qui m'est, comme souvent, inconnue, Indian. Le groupe est né à Chicago en 2003 sous la forme d'un trio. Huit ans plus tard, avec trois albums derrière, le groupe revient pour nous offrir Guiltless ce qu'il sait faire de mieux malgré deux nouveaux membres (dont Will Lindsay, l'ancien de Wolves In The Throne Room et de Nachtmystium) : Du Sludge dans sa figure la plus désagréable qui soit.

Du moins, dans sa forme. Indian, me fait penser dans sa manière de penser sa musique comme l'Esoteric du Sludge. Certes, Indian sera toujours plus abordable que les Britanniques. Rien que sur la durée, l'album des Américains malgré ses quarante minutes dure une heure de moins pour le même nombre de morceaux, que, par exemple, le dernier Esoteric, The Paragorn Of Dissonance. Mais, on n'est pas loin de l'esprit des vieux albums d'Esoteric. On t'agresse les oreilles dès la première seconde (j'ai longtemps détesté l'entrée en matière de « No Grace » avec cet uppercut en pleine face qui te prend bien en traître) et tout du long. C'est sûr que ce type de groupe n'est pas pour les âmes sensibles et qu'on en sort pas tout à fait indemne. Devant ces riffs glaciaux, cette ambiance martiale au possible et le chant Black de Dylan O'Toole, rempli d'effets, donnant l'impression d'un dictateur haranguant une foule de zombies vers la guerre et la mort, On a qu'une envie : que l'album se termine au plus vite... Et pourtant quand il s'arrête, on se presse pour le remettre et se redire dès les premiers instants de « No Grace » que c'est insoutenable.

Enfin, on ne se presse pas vraiment. Guiltless fait parti de ces albums insoutenables qu'on écoute une fois de temps en temps pas parce qu'il est mauvais mais bien parce que c'est une épreuve qu'il est difficile d'écouter plus d'une fois par jour malgré sa courte durée relative. Pourtant, quelques moments sont rafraichissants comme l'excellent final de « No Grace » avec ce riff aussi simple que percutant, l'interlude « Supplicants » bien mélodique et atmosphérique qui me rappelle l'esprit d'un Rwake. Même le dernier titre « Banality », censé être le titre le plus suffoquant, possède un brin de mélodies qui n'est pas désagréable du tout... Surtout quand on le compare au reste et à cette marche effréné vers le vide.

Indian me fait penser à l'agression sonore de Celeste. La seule différence, c'est que je ne suis pas un grand amateur des Français tandis que je ne vendrai pour rien au monde ma part d'Indian. Guiltless, n'est pas ce que je préfère dans le Sludge mais il a de la personnalité, du charme (si on cherche bien car la beauté est à l'intérieur, non ? Je regarde trop de Disney en ce moment, désolé), du talent et un corps bourré d'hormones pour te maintenir dans les cordes aussi longtemps...

1. No Grace
2. The Fate Before The Fate
3. Guiltless
4. Guilty
5. The End Of Truth
6. Supplicants
7. Banality