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Album

09 décembre 2014 - U-Zine

Godyva

Planetarium

LabelRazar Ice Records
styleGothic Metal
formatAlbum
paysItalie
sortieavril 2006
La note de
U-Zine
4/10


U-Zine

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Outre les fantasques Rhapsody, l’Italie n’a jamais été un pays qui m’a transcendé sur le plan musical, je préfère de loin son championnat de football et ses pâtes. Malheureusement, ce n’est pas avec le deuxième album de Godyva que les choses vont changer.

Formé à Bari en 2000, Godyva fait parti des émules créés après le succès du fameux groupe italien à chanteuse, Lacuna Coil. Malheureusement ici, le groupe ne peut même pas compter sur le charme d’une Cristina Scabbia pour combler ses trop nombreuses failles en matière musicales. A commencer par le chant de Lady Godyva qui est à l’image du reste sans émotion et qui parait quelque peu limitée (Par moment, on pourrait croire qu’elle était enrhumée lors de l’enregistrement comme sur « The Ark »). Parfois, celle-ci est aidée par une voix Death un peu comme dans After Forever sauf qu’ici le résultat n’est pas très intéressant car Mike Tarantino, le chanteur de Natron, manque clairement de puissance (Peut être est-ce du à la production ?) et ses interventions tombent comme un cheveux sur la soupe (« Innocent »).

Du point de vu du guitariste, c’est un peu le même constat : on retrouve souvent les mêmes plans. Cela fait parti du style mais, ici c’est sans relief encore une fois à cause de la production qui ne donne pas la puissance que devrait requérir la guitare et qui par moment cassent des passages qui semblaient sympathiques (« Deep Inside »).
Le seul à s’en sortir avec les honneurs est le claviériste, Botys Beezart qui est toujours à l’origine des meilleurs moments de l’album mariant ses lignes classiques pompeuses (La chanson éponyme) comme il se doit et ses sonorités futuristes (« My Inner ») comme les aime Peter Tagtgren dans Pain. Il est aidé par une production qui met bien plus en valeur son clavier que la guitare.

On notera également le coté sympathique de certains refrains qui jouent parfaitement leurs rôles pour rentrer dans la tête de l’auditeur (« Deep Inside » encore une fois). Néanmoins, seulement pour une durée très limitée car Planetarium est un album bien trop stéréotypé, homogène et souffrant de trop de failles (Compositions souvent bâclées et sans saveur) pour tenir sur le long terme. Il n’empêche que cet album reste par moment, c’est vrai, agréable même si dans le même genre, je ne saurais trop vous conseiller le dernier album éponyme des Bataves d’After Forever bien plus abouti.


1. .W.A.I.H.T.L.I.H
2. The Ark
3. Innocent
4. Mary In Blood
5. Deep Inside
6. Planetarium
7. My Inner
8. Black Door
9. On The Floor Of Ice
10. No Fault
11. God Is Fallen
12. H.I.L.T.H.I.A.W
13. Innocent (Acousitc Version)