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Album

09 décembre 2014 - U-Zine

Pest

Dauðafærð

LabelNo Colours
styleBlack Metal
formatAlbum
paysSuède
sortiejanvier 2004
La note de
U-Zine
7/10


U-Zine

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On a acutellement trois groupes de Black qui se nomment Pest, et bien que les styles soient tout à fait différents, on ne s'y retrouve plus. Mais c'est ici du Pest natif de Suède que cette nouvelle chronique traitera, notamment de son mini-album Dauðafærð qui me renvoie parfois au cultissime Hvis Lyset Tar Oss de Burzum, sorti en 2004. Ce Pest est à la base un projet occupé par deux membres, Necro (Vocaux, Guitare, Batterie) et Equimanthorn (Guitare, Basse).
Avant d'entamer une critique musicale, je remarquerais que la pochette n'a rien de plus commun. Une image en noir et blanc, Lui, le visage peint, la tête haute, le regard pernicieux, seul dans une forêt, un logo pas trop encombré, le titre de l'album, et voilà, c'est true.
Si l'on devait définir cet album en un mot, celui qui le qualifierait le mieux je pense est le froid, un froid intense et éternel. L'atmosphère polaire et terrible, dégagée dans la musique qui nous glace le sang au fur et à mesure que la seule et unique piste qui figure sur Dauðafærð s'écoule, est le point culminant, ici, et se fait vraiment bien sentir.

C'est dans cette froideur absolue que les guitares, seules, ouvrent La piste dominante, "Lífit es dauðafærð", dont la durée est de précisemment 20 minutes et 30 secondes. Une longue piste, peut-être, mais au final un mini-disque qui s'écoute rapidement sans peine.
Bref, après quelques minutes de ce froid et de cette tournure dramatique, la cadence se fera beaucoup plus vite et le morceaux prendra beaucoup de puissance, jusqu'à ce la partie vocale de rentre en jeux, sur ces trois cris agonisants, déchirants, que l'on re-entendra à plusieurs reprise dans Dauðafærð. A ce stade là, le morceaux aura délaissé le côté tragique pour prendre une allure haineuse et ce sera au bout de 4 minutes environ que les guitares joueront la même chose que dans les premières secondes du morceaux pour, par la suite, poursuivre sur un bon riff bien efficace.
Vers 8 minutes et quelques, Necro pousse un cris désespéré et las de la vie pour annoncer le côté obscur de la force qui prend le dessus. La batterie se fera durant un temps lente, sous d'horribles cris et des riffs de guitares.
Il se sera en fait écouler 19 bonnes minutes tantôt affligeantes, tantôt hypnotisantes alors qu'une basse accompagnera très clairement les notes froides des guitares, présageant petit à petit la juste fin de Dauðafærð.

Dauðafærð est un mini-album qui ne prend effectivement pas 40 chemins différents, il suit absoluement le même pendant ces 20 petites minutes. J'estime donc que choix de n'en faire qu'un long et même titre est justifié, et que sa note lui convient parfaitement.

1. Lífit es dauðafærð