Live reports Retour
dimanche 19 juillet 2015

Xtreme Fest #3 - Jour 3

Cap'Découverte - Carmaux / Albi

Team Horns Up

Compte groupé de la Team Horns Up, pour les écrits en commun.

Dimanche matin, le réveil est un peu plus difficile que la veille et c’est à nouveau dans nos tentes cuisson-vapeur que nous nous réveillons en sueur. La pluie de la veille n’est plus qu’un lointain souvenir sur le terrain encore légèrement trempé, et si la matinée est nuageuse, le soleil n’en demeure pas moins agressif et lourd. Pas de problème, pour lutter contre la chaleur, il suffit de se laisser rouler jusqu’au fond de la mine pour profiter de la fraîcheur du lac. On y retrouvera l’ambiance de la veille, les circle-pits dans l’eau, les méga-plats et autres joyeusetés aquatiques ! (NDProut : les méga-plats, c'est rigolo mais ça fait mal)

Black March
Monster Energy Stage
15:00 > 15:45

Ludwig : La bonne surprise du fest, une oasis de Black Metal au milieu de toutes ces formations de Hardcore et Punk, une bouffée d'air rance qui faisait du bien. Je dois dire que je ne connaissais Black March que de nom, beaucoup m'en avaient parlé comme étant la formation BM toulousaine prometteuse, c'est donc avec beaucoup de curiosité que je me suis rendu sur la scène du Skate Park, qui à l'aube du troisième jour expulsait enfin un son clean et raccord avec le style. Black March donne dans le Black thrashisant, avec une touche Sogna Metal latente sur certains morceaux, rappelant tantôt Vreid, tantôt Satyricon (quand c'était encore du BM hein). On est toujours sceptique en voyant arriver une chanteuse sur ce genre de formations, généralement c'est quitte ou double, on tombe soit sur une biatch qui va apporter sa touche mélodique et transformer le truc en soupe indigeste, ou sur une chanteuse fidèle au style qui montre aux misogynes de service que bien souvent, et bien que moins nombreuses, les nanas chantent mieux que les mecs, même en voix saturées, à l'image de DNS, Funerus ou Cerebral Bore, on a ici une puissance et une qualité vocale excellente qui amène une forte touche Death Old School (Incantation, Acheron...) à la musique de Black March. On notera également une grande sobriété dans le jeu de scène, rare et appréciable venant d'un groupe de Black Metal de petite/moyenne envergure, scène plus généralement propice à la surenchère écoeurante. On est heureux de voir enfin une formation BM sur les planches de l'Xtreme Fest, mais on a tout de même envie de les briefer, leur faire comprendre que le Black sous un soleil de plomb avec 70°C ça colle pas à l'ambiance, on aurait vraiment voulu les voir en intérieur avec un jeu de lumière plus approprié que le simple soleil en pleine gueule.

Prout : Un peu de Satan dans ce monde de bisounours. Quand t'en as trop marre de te faire des copains partout et de recevoir plein de bisous, une ptite dose de Black Metal ça passe toujours mieux. Après Black March fait du BM tâtonnant. Tâtonnant entre un Black assez conventionnel mais tantôt tapant de la partie plus thrashy puis lorgnant vers le côté rock'n'roll de la force voire enfin même vers l'obscure Death Metal. Ceci dit ça joue carrément bien, et la frontman gère bien sa scène comme une thug. C'est elle le bonhomme de la journée, et je suis bien content d'avoir enfin pu voir Black March sur scène. Le nouveau batteur assure carrément bien aussi et tapotte parfois des ptits blasts, rien que pour moi ! <3

Shawn : Comme toujours le festival met à l’honneur chaque année des formations locales. Black March est l’une d’entre elles. Issu du collectif Brutal Frog, le quintet nous délivre son black thrashisant. Comme nous l’aborderons pour Behemoth, cette ouverture au black metal est un point d’évolution majeur dans l’esprit du festival, puisqu’il avait été boudé les deux premières éditions. Black March donc, nous délivre une setlist principalement issue de leur EP sorti en avril 2014. Le groupe a perdu son batteur en début d’année (préférant se consacrer à son projet Soyuz Bear) et joue donc avec un frappeur temporaire mais très à l’aise, en attendant ou non son intégration définitive. Quoi qu’il en soit, c’est avant tout Marie, la vocaliste, qui concentrera l’attention, chantant comme un homme, son charisme (et ses lunettes de soleil) faisant mouche. Et curieusement, d’un point de vue personnel, le groupe passe de mieux en mieux ! Un bon début de dimanche donc !

Setlist :
Intro
Our Blessed, Emptu Shetters
Spreading Death
Strongholds of Death
Oderint Dum Metuant
Fire Cleansing The Earth
Theriac
XIII
Possessed
O Messiah! Judge Our Wrath


Forus
Monster Energy Stage
16:15 > 17:00

Ludwig : Alors là... J'ai dormi, sérieusement, bon certes j'étais un gros déchet (3h de sommeil en 2 nuits je t'emmerde) mais c'était tellement chiant... Du tapping bas de gamme en permanence, un chanteur qui semblait vouloir serrer les minettes de 17 ans à grand renforts de jean slim et de mèche au vent, bref je m’appesantirai pas sur ce « concert ».

Prout : J'étais beaucoup trop occupé à draguer de la teen pour rester devant ce truc pour gamin mal luné. Toute cette scène core sérieux, c'est elle qui devrait aller au goulag et alimenter les fours avec leurs mèches de merde et leurs faux tattoos uniquement apparents. Je vous vomis par la bite dans la bouche.


Get Dead
EMP Stage
17:15 > 17:45


 

Ta Gueule
X Stage
17:45 > 18:30

Eve : I HAD A BLAST ! Déjà, le groupe, il s'appelle Ta Gueule : ça le fait. Ensuite, ils jouent du punk thrash correctement : c'est bandant. Et pour finir, ils insultent le public sur scène : il en fallait pas moins pour me séduire. Occupée à boire des bières en racontant de la merde, j'arrive un peu en retard, et quand je rentre dans la X Stage, j'entends « EST-CE QUE VOUS AIMEZ FAIRE CACA ?? », mais ils lisent dans mes pensées ou quoi ? Ce groupe crasseux envoie de la musique énervée aux paroles poétiques et tendres. Le son ? Abominable. On discerne à peine le chant, y a rien qui va, on se demande s'ils ont pas demandé au bénévole qui s'occupe du stand merguez de faire les balances et la lumière. Mais c'est pas vraiment un problème : on pogote, on hurle de rire, on kiffe. Le chanteur charismatique se confie gentiment à nous en nous disant qu'on est le pire public qu'ils aient jamais eu : on se sent direct plus proche de lui, ça fait plaisir. Il nous parle de tout sans tabou, même de religion : « Vous croyez en Dieu ? Ben vous êtes pas rancuniers, vu les moches qu'il y a en face de moi, si vous pensez qu'il y a un Dieu il doit pas vraiment vous aimer ». Tant de franchise, ça m'émeut, j'en ai la larme à l'oeil. Le pit est en folie, on se cogne, on rigole, et ils déclenchent un tel fou rire que j'en oublie où je suis, m'arrête pour chialer de rire et me fait littéralement péter la gueule. Foutre une glameuse en tong dans un circle pit, fallait le faire, bravo les mecs.

Ludwig : Ta Gueule c'est des gentils gauchistes facétieux, ils sont fun, parlent d'autofellation, de joies du caca du matin etc... Ca pue le second degré à chaque présentation de piste, c'est franchement un groupe de gros troll, leur fond de scène est un t-shirt, tout est dit. Les mecs devaient jouer sur la scène extérieure, mais suite à l'annulation de Rise Of The North Star (je suis tristesse), ils se retrouvent sur la grande scène, qu'ils n'ont aucun mal à conquérir, le groupe a beau être récent, on sent que les musiciens sont rodés et se battent totalement les balloches de jouer au Stade de France ou au bal de Saint Jean de Verges (véritable village ariégeois, sisi teste pas le Sud maggle). Bref ! On est ici face à un groupe de pur Punk français à l'ancienne, en moderne, mais qui sonne comme à l'ancienne, tu me suis ? En gros c'est comme voir Les Sheriff ou les Les Satellites mais en 2015 et les gars ont toujours 30 ans quoi, c'est Rock'N'Roll sur scène, les morceaux sont compacts et violents, ils suivent l'adage traditionnel du Grindcore (2 minutes maximum mais à fond) sans pour autant officier dans cette veine. On sent les habitués de petites scènes, ils visitent, « wah c'est grand dis donc, on va pouvoir faire du footing là » visiblement le public ne connaissait pas ou peu cette formation, mais il n'aura fallu que cinq minutes, et un hommage à David Carradine (le morceau Strangulation Masturbatoire <3), pour convertir absolument tout le monde. Le chanteur et le bassiste sont de grands marioles, et n'hésitent pas à insulter tout et tout le monde, le public se marre puis se bagarre ! Première grosse scène pour Ta Gueule et c'est une réussite totale ! Big Up au gros trollage de casquette coreux et à la conclusion du set sur un charmant « Merci et n'oubliez pas Vive le SIDA ! » <3

Romain : « Tiens y a Ta Gueule qui joue aujourd’hui, j’espère qu’ils ont renouvelé leur set de blague ! » La couleur m’est annoncée après avoir surpris une discussion entre deux festivaliers. Et puis ça ne fait que confirmer ma première impression : comment être sérieux avec un nom pareil ? C’est ainsi que je pénètre dans la salle au beau milieu d'un discours anti-homophobie, soi-disant lorsqu’on se masturbe on touche un pénis et que donc on est tous homosexuel. C’est une vision des choses. Puis le quatuor illustre ses propos avec du gros hardcore méga-violent où on comprend rien à ce qui se dit mais on s’en fout parce que de toute façon c’est le bordel dans le pit. Il est appréciable que le groupe ait finalement joué dans cette grande salle sombre qu'est l'X Stage plutôt que sur la scène du skate park en plein cagnard, l’ambiance y aurait sûrement été moins bonne. Le groupe enchaîne avec des sujets comme l’auto-fellation, le suicide par strangulation masturbatoire, les étrons, les connards de coreux qui jouent au ninja dans le pit… Tout est dans la finesse, et dans les thématiques, et dans la musique. Ça fait du bien de voir un groupe réellement engagé durant ce festival. Ceux en désaccord avec les propos tenus n’hésiteront pas à lancer des « Ta gueule ! » pour manifester leur mécontentement. Mais ça n’empêche pas les Français de chauffer la salle et de clamer haut et fort leurs convictions. Bien joué les gars.

Shawn : Il faut reconnaître un point … Ma présence au festival était en grande partie la cause du passage de Rise of the Northstar. Le groupe ayant annulé pour raison de santé de leur vocaliste, leur créneau était donc vacant. Nous avions pensé un moment que c’est 7 Weeks qui en profiterait en dédommagement du créneau perdu la veille pour raisons météo. Finalement, c’est Ta Gueule, initialement prévu sur la scène du skatepark qui prend du galon et se retrouve sur la grande scène. Le groupe lyonnais ne boude pas son plaisir et ira même titiller les fans de ROTNS en fanfaronnant. Ta Gueule, c’est un peu le groupe inconnu qui attire du monde par son nom rigolo, et le résultat est clairement à la hauteur du délire : un punk bordélique abordant avec beaucoup d’humour des problèmes de société : religion (Construis ton Dieu), actualité et autres. Le groupe discute beaucoup entre les titres et abordera la question du plaisir anal à déféquer, un moment qui restera dans… Les annales (#Ramoucho). Humour, humour, telle est la croix que porte le groupe, mais le résultat est là : leur capital sympathie est au maximum, et permet de faire passer l’absence de ROTNS avec douceur ! Une belle découverte !


 

No Turning Back
EMP Stage
18:30 > 19:15

Prout : Autre groupe putain de rafraîchissant de la journée, je vous présente No Turning Back, du Punk Hardcore (pour changer) qui file une putain de patate en plus d'une putain de gaule. Crachant sa haine antifascisante à tout va, le chanteur de 2m te fait peur rien qu'en te regardant (pourtant c'est lui qui a la plus grosse gueule de nazi de tout le fest) et bouge bien sa hargne tout au long de la scène. Ca mo$h vénère, ça circle à contre-sens, le public est en ébullition sous ce soleil de plomb qui est encore tout azimut à cette heure pourtant avancée de l'après-midi. Sous cette forte chaleur le chanteur nous invite à bien nous hydrater en buvant de la bonne 8.6, mais refuse celle du public : "garde ta bière gros, pour nous c'est gratuit". Musicalement c'est typiquement le genre de musique qui te donne envie de casser les bras de ton voisin, mais avec amour et respect. La bonne baston entre copains quoi, dans le style un peu Old School du NYHC.

Setlist :
Never Give Up 
Stand & Fight 
Destination Unknown 
You Can't Keep Me Down 
Go Away 
Take the World 
Rise Up 
Take Your Guilt 
Fight to Survive 
I Rise 
Do You Care? 
True Love 
True Colors 
In Your Maze 
Stronger 


Toxic Holocaust
X Stage
19:15 > 20:15

Eve : Encore une agréable découverte dans ce fest, décidement, je ne suis que surprise et mauvaise langue ! Toxic Holocaust envoient carrément du pâté, ils se déchaînent, et même si on aime pas, on ressent forcément cette énergie transcendante qu'ils envoient dans la gueule du public. Je suis extrêmement mal placée pour juger ce concert, mais j'vais le faire quand même parce que j'aime juger. Le chanteur est vraiment super énervant avec sa coiffure inexistante (les mecs quand on a les cheveux longs on se fait une coiffure svp, un p'tit dégradé 80's fait de mal à personne (NDRomain : tu veux pas qu'on s'épile et qu'on mette des leggings aussi ?)) et son bandana dégueulasse, mais il se rattrape bien avec une prestance et un charisme étonnant. Comme quoi on peut être moche et avoir du charisme (oui oui même toi, l'espoir n'est pas perdu !)

Ludwig : Bon, alors là comme pour mon report de D.R.I., je vais être honteusement partial et orienté parce que putain j'avais tellement hâte de voir nos trois lascars sur scène, ça me démangeait depuis le début du fest. Fidèles à leur réputation, les Thrasherz de Toxic Holocaust sont d'infatigables lascars, à les voir ouvrir leur set on les croirait sortis d'un séjour en Thalasso et pas d'une tournée interminable, ils sont fresh, péchus, puissants et copains comme cochons avec le public. Mais ne déconnons, Joel Grind et ses petits camarades ne sont pas là pour se faire des potes. Mais ça ne les empêche pas de faire l'unanimité, un Fest de Hardcore et Punk, un public en conséquence, et pourtant un tel déchaînement de foules sur TH et son Thrash à tendance Black, le combo nous envoie un tel mur de son dans les gencives que peu en restent indemnes, même au balcon ça secoue, c'est dire. Le son est rance, crade et épais, Toxic Holocaust nous montre qu'on peut être ricains, faire du Thrash à notre époque, et rester crasse comme un Obsessed By Cruelty (Sodom inculte de tes morts !), on peut jouer sale, mais jouer bien, aucun pain, le set est raw, presque Punk Hardcore, mais la qualité du jeu est parfaite, Joel Grind est une bête de scène et n'hésite pas à gratifier constamment les premiers rangs de high five et autres poignées de main, le trio entonne quelques-uns des meilleurs titres de Chemistry Of Consciousness et An Overdose Of Death, The Lord Of The Wasteland met la salle entière à feu et à sang, suivi de près par Feedback, Blood and Distortion et Nuke The Cross, bordel mais quel son, quelle présence scénique ! J'ai alterné entre fosse et balcon pour avoir les différentes températures, et peu importe qu'on soit à 1m ou 20m de la scène, on est toujours frappé par l'efficacité scénique de cette formation !  

Prout : Encore de la fraîcheur affriolante mais cette fois-ci dans la partie climatisée du fest avec Toxic Holocaust aux platines. La première fois que je les avais vu je n'avais pas noté cette patte crossover que je trouve plus qu'évidente aujourd'hui sur scène. Dans mes souvenirs c'était plus du revival Thrash Metal qu'autre chose mais là, c'était gravement la teuf. Ca lorgne vers un Sodom, un Violator ou encore un Havok toujours avec cette bonne patate du Thrash 2000. Dans le pit c'était la folie, ce qui m'étonnera toujours d'ailleurs tout le long du fest, tellement j'étais à des années lumières de me dire que le public de l'Xtreme Fest pourrait apprécier ce genre de scène. Bah comme moi, il en avait rien à foutre de son style de prédilection, c'est vraiment en mode, on est entre copains, on va se casser les reins. Des bisous.

Romain : Putain comme c’était bon ! Toxic Holocaust je les avais découverts en live alors que je ne connaissais rien d’eux. Depuis, j’ai eu le temps de bien saigner leur discographie. Revoir donc le trio cette fois-ci en connaissant la plupart des morceaux, c’est encore plus plaisant que la première fois. C’est la bagarre générale, le pit occupant une grosse partie de la salle. Ça se tape, ça headbangue, ça gueule… Je n’ai pas grand-chose à dire d’objectif sur la formation thrash à tendance black. Si ce n’est que j’ai profité comme un gamin et que le set m’a permis de briser encore un peu plus ma voix déjà bien entamée avec Iron Reagan la veille, entre autre. Dommage que le fait d'avoir passé trop de temps dans le lac au soleil quelques heures plus tôt m'ait permis de développer un magnifique coup de soleil dans le dos, me rappelant au moindre contact avec un pogoteur que mettre une seule fois de la crème ce n'est pas suffisant. Protégez-vous c'est important ! J'arrête mon lobbyisme pharmaceutique : au moins ça m'a donné envie de quiter le pit et du coup voilà que je me retrouve contre la barrière à profiter de l'énergie de Joel Grind et sa troupe, transmise pas uniquement musicalement mais aussi visuellement. Enfin, quand je ne suis pas occupé à headbanguer jusqu'à m'en arracher le cou ou à réceptionner un slammeur. Un des moments forts du festival. 


Burning Heads
EMP Stage
20:15 > 21:15


Satanic Surfers
X Stage
21:15 > 22:15

Eve : C'est au tour des Suédois de Satanic Surfers de sauter sur scène. Le show a déjà commencé quand j'arrive, mais bon, c'est pas vraiment très grave : on nous sert du punk califonien pur et dur (enfin, eux, ils préfèrent dire « skatecore ») donc rater un morceau ou deux ne va pas franchement changer la vision d'un concert. Par contre, un peu de voix claire me foutra d'une bonne humeur indescriptible, j'en avais plein le cul d'entendre vomir dans des micros !! La plupart des morceaux sont mélodieux, et s'ils ne le sont pas, sont tout de même plutôt violents pour un groupe de la sorte. Les paroles laissent à désirer, c'est, en gros : politique politique planche à roulettes les copaaaains. J'apprécie le concert, ainsi que (et c'était pas gagné)... Le son. Est-ce parce que je suis en plein milieu du balcon, ou est-ce parce que les Suédois sont les seuls à avoir emmené un vrai ingé son et pas le poto Michel qui fait ça gratos si on lui paie un sandwich, j'en sais rien, mais le son est vraiment pas dégueulasse, alors rien que pour ça, je reste deux morceaux de plus. Oups. J'aurai pas dû. Et voilà, ça y est, je me fais chier. C'est un peu le souci du punk californien, tu es super content de les voir quand t'arrives parce que ça a la pêche, c'est un peu violent mais ça repose en même temps, et en plus c'est super rigolo. Mais au bout de quelques morceaux, t'as vite l'impression d'être dans la voiture du héros d'un teen movie avec une Américaine qui montre ses seins et le copain un peu lourd qui montre sa bite. Mais bon, c'était sympa quand même, à petite dose.  

Setlist :
...And the Cheese Fell Down 
Better Off Today 
Forfeiture 
Even If Time Stood Still
Restless Anger 
The Ballad of Gonzo Babbleshit 
Together 
Worn Out Words 
PC = Potential Criminal 
Egocentric 
U+I R1 
Thoughts, Words, Action 
What Ever
The Treaty and the Bridge 
Why? 
Hero of Our Time 
Head Under Water 


Terror
EMP Stage
22:15 > 23:15

Ludwig : Alors, à la base, Terror je croyais que c'était une marque de casquette, comme Obey ou Freegun tuvwa ? (là je peux physiquement, sentir, toucher votre haine mouhahaha) Plus sérieusement, on m'a très souvent vanté les prouesses scéniques de Terror, c'est donc curieux que je m'avance vers la scène en attendant le début du set, et là, surprise, je suis entouré par des piquets de tentes, enfin franchement des coreux d'1m60, revêtant tous les mêmes écarteurs, casquettes, débardeurs, shorts en jean, moustaches pringles et absence de testo. Mais je me dis qu'il ne faut pas juger un groupe en fonction de son public (j'suis fan de Motörhead, donc imaginez un peu si je prêtais attention à mes comparses...). Bref, le set commence, et je vois que c'est le bassiste qui a pris le micro ce soir, bon why not, on va voir s'il s'en sort. Bah il s'en sort bien, très bien même, on m'avait promis un chanteur bœuf et agressif, là je me retrouve avec un brailleur sous amphét qui fait du 6000 tour/minutes, le mec ne S'ARRÊTE PAS, mais vraiment, il prend vaguement le temps de présenter les morceaux et rattaque direct son sprint-marathon, et ses collègues sont de la même trempe, on sent qu'ils ont enlevé les chevalières avant de monter sur scène au cas où ils pourraient nous rejoindre dans la fosse pour coller des mornifles (t'as vu comme j'ai un vocabulaire de la violence varié). Et c'est contagieux, le public tout entier est hystérique et violent, le chanteur a répandu son tonus et sa bagarritude à toute la fosse, les circle pits, crowsurfings et autres joyeusetés s'enchaînent, le set est si compact, si brutal et cadencé, le son est tellement bien géré que tout passe à une vitesse effrénée (sauf si tu es agoraphobe et coincé devant mais là c'est que t'es vraiment pas malin mon lapin), même moi en tant que profane, et relativement perméable à cette scène me laisse embarquer par ce maelström sonore, dont la précision et la propreté d'exécution surprennent tant les musicos s'agitent !

Prout :  Terror c'est le groupe qui vend plus de T-Shirt que de CDs, c'est le groupe que t'écoutes quand tu connais rien au Hardcore car tu sais que comme ça tu te feras jamais taper par les copains (ça marche avec Darkthrone dans le Black Metal ou Slayer dans le Thrash Metal). Ceci dit, tant c'est un nid à posers, tant sur scène Terror c'est toujours la branlée. Lors de cette édition de l'Xtreme Fest on a eu la chance de voir un Terror complètement différent puisque le chanteur ne s'est pas pointé et a été remplacé par son bassiste. Un peu de stress au début et puis en fait ça passe crème. Ca passe car Terror ça reste des putains de compos efficaces qui te donnent envie de faire ta dose de squats au réveil, n'en déplaise aux puristes, c'est leur côté metal qui fait ça. La foule était donc bien évidemment endiablée, on s'est brisé la nuque dans le pit, explosé une jambe dans le circle, pété une rotule à un slammeur, cassé les bras en KDS et j'ai même écrasé des casquettes, c'est vous dire la folie. Terror reste une valeur sûre et fédératrice où il fait bon vivre.

Shawn : Direction la scène extérieure pour l’une de formations hardcore les plus attendues de cette édition. Les Américains de Terror sont réputés pour leurs shows sans concession, intenses et percutants qui ont fait la gloire du groupe. Comme beaucoup le savent déjà depuis leur passage au Hellfest, Terror se produit en configuration spéciale causée par l’absence de Scott Vogel en raison d’un dos douloureux (tiens, c’est fréquent dans le HxC visiblement !). C’est donc le bassiste David Wood qui s’occupe des vocaux en attendant que l’initial hurleur se rétablisse. Si le frontman temporaire n’a pas la rage de son comparse, il redouble par contre d’énergie sur scène et semble préparer un marathon tant il arpente la scène de gauche à droite. Notons par ailleurs que le choix de David Wood n’est pas innocent puisqu’il est par ailleurs chanteur de Down to Nothing depuis plus de 15 ans ; il va sans dire que malgré l’exigence requise pour remplacer Vogel, le bougre s’en sort haut la main. Les coreux nous offrent une setlist réglée au millimètre avec des morceaux tels que Overcome, You’re Caught ou Live by the Code. L’interprétation est précise, la communication passe très bien et on sent clairement que David Wood prend plaisir à avoir le micro en main. Comme toujours, Terror reste une valeur sûre.

Setlist :
The 25th Hour 
No Time for Fools 
Stick Tight 
One With the Underdogs 
Shot of Reality 
Return to Strength 
The Solution 
Overcome 
You're Caught 
Your Enemies Are Mine 
Push It Away 
Always the Hard Way 
Live by the Code 
Keep Your Mouth Shut 
Keepers of the Faith 


Behemoth
X Stage
23:15 > 00:15

Eve : Behemoth... Putain qu'est-ce que je peux en bouffer, et qu'est-ce que j'aime pas ça ! Et là vous vous attendez à un retournement de situation genre « mais pourtant c'était génial » comme pour D.R.I. par exemple ? Et ben non. Que ce soit dans la fosse ou dans le balcon, le groupe m'a donné les paupières lourdes et une grosse envie de sieste du début à la fin (non je déconne, je suis pas restée jusqu'à la fin, ça va pas ou quoi). Clairement le cliché du concert ridicule selon moi, et même pas bien fait en plus. On ne m'y reprendra pas, Behemoth, c'est tabou, on en viendra tous à bout. 

Ludwig : Lumière bleutées, machine à fumée en surchauffe, ambiance lourde et pesante, Behemoth prépare sa scène, le public est à la fois impatient et circonspect. La réputation scénique de Behemoth n'est plus à faire et tout le monde a hâte de voir enfin les fameux showmen polonais conclure un festival à l'affiche aussi plaisante qu'incohérente. Inferno s'installe aux fûts (j'avoue assister à ce concert pour lui en grande partie), Orion, basse en main entre sur scène, le public s'échauffe et s'égosille déjà. Arrive Nergal, torches en main, qui nous sert sa petite chorégraphie rituelle, qu'il abrège vite pour entamer enfin le set. Ça joue lent, et atmosphérique au début, la musique et le jeu de scène très religieux de Behemoth sont en parfaite adéquation, les différentes parties du trio rivalisent de technicité. Arrivent enfin les morceaux de leur fameux Demigod (album sur lequel je me suis arrêté personnellement) Conquer All est sauvage et magistral, mais c'est là que les choses se gâtent à mon sens, Nergal s'est remis de sa leucémie, mais sa voix manque de portée et de profondeur, l'ingé son semblant avoir oublié qu'une guitare peut parfois produire des sonorités aigues lors de soli, et surtout, le jeu de scène ne colle plus du tout à la musique, comprenez-moi bien, on a ici affaire à des morceaux de Death Metal, certes blackisant, mais brutaux, techniques et rapides, le jeu de scène statique et ritualiste du début du set ne s'adapte plus du tout aux morceau joués et le concert s'essoufle un peu pour moi, lorsque Behemoth entonne At The Left Hand Ov God, c'en est trop pour moi, j'ai l'impression d'entendre du Decapitated et de voir du Sunn O))), c'est original, audacieux, mais rien n'y fait je n'accroche et tire ma révérence.

Prout :Behemoth est un de mes groupes préférés et ce, depuis des années. J'ai suivi toute leur évolution depuis l'époque où ils faisaient du Black Metal Satan jusqu'au jour où ils sont passés à un Brutal Death polonais pour repartir vers un truc plus posé entre deux eaux. Et c'est dans cette période que se trouve aujourd'hui Behemoth, et c'est la période que j'aime le moins. Néanmoins sur scène Behemoth a toujours été impeccable, sans un pet de travers. Je suis d'ailleurs étonné cette fois-ci que pour la première fois de ma vie je puisse voir Behemoth avec un son qui ne soit pas parfait, comme à l'accoutumé. Le choix de la setlist également, bien trop portée sur le denier album en date, m'ennuie un petit peu. Les blast chirurgicaux d'Inferno commencent à perdre en patate, les gros bras musclés et rassurants d'Orion perdent du volume et Nergal perd (ou retrouve dans son cas) de la voix. Bref, Behemoth part à petit feu. On ne s'en rend pas forcément compte, mais les lives se ressemblent de plus en plus, perdent en hargne, en puissance, en magistralité. Le show est très linéaire, sympa quand on aime les morceaux comme moi, mais linéaire et au final on a l'impression de voir un show de Behemoth comme un autre show de Behemoth, sans grosse surprise, sans grosse inquiétude, l'encéphalogramme plat quoi. Ni déçu ni content, je m'attendais à ça.

Romain : Les concerts de black metal, j’en vois rarement plus de quatre ou cinq par an. La plupart c’est en festival que j’en profite. Et l’envie de lancer un skeud de ce style ne me prenant que très rarement, je profite encore plus des peu de lives que je vois. Ce que j'aime avec ce genre c'est quand il y a un minimum d’efforts effectués sur la partie visuelle. De ce côté-là, je suis satisfait : les lumières sont réglées à la perfection par rapport aux compositions des Polonais, y a du corpse paint, des cagoules, du sang qui coule le long des lèvres… Oui je vous l’accorde, il ne m’en faut pas des masses. Je vous l’accorde également, Behemoth ce n’est pas du black à 100%. Ça va pas mal puiser dans le death metal, et le groupe a l’air de tendre petit à petit vers le doom, (en plus de la qualité du son de la salle ne comportant pas assez d’aigus, ça renforce involontairement cet effet) ; ce n’est pas moi qui vais me plaindre de ça vu que je suis un énorme consommateur de doom. Bref, Behemoth fait du Behemoth pour notre plus grand plaisir, interprétant des titres en grande partie du dernier Satanist. Dommage qu'encore une fois la salle climatisée du fest ait un son vraiment vraiment pas propre.

Shawn : Dernière tête d’affiche du festival, place aux Polonais de Behemoth. La présence du groupe seul est révélatrice d’une immense évolution au sein du festival. Alors que l’Xtreme Fest 2013 était principalement orienté death, thrash punk et hardcore, il était à l’époque impossible d’imaginer une ouverture vers le black metal (même si Behemoth n’est pas, ou du moins plus, du black pur, j’en conviens). L’an passé, le groupe local Orob, gagnant du tremplin, nous avait proposé un black progressif, mais l’annonce de Behemoth pour l’année suivante était une véritable confirmation à l’ouverture. Et c’est donc sur Blow Your Trumpets Gabriel que Nergal et sa bande débarquent. Notre vocaliste hipster préféré jouera avec les clichés en entrant sur scène avec des torches enflamées. Les Polonais nous proposeront là une setlist majoritairement orienté autour de leur 10ème opus The Satanist avec la moitié des titres de ce soir. Le groupe est clairement en promotion de l’album et Ora Pro Nobis Lucifer ou encore Decade Ov Therion passent toujours aussi bien en live. Nergal et sa bande ne discuteront que peu entre les titres, le groupe préférant l’efficacité et la distance avec son public, un état d’esprit propre au genre. Toujours aussi massif, Ov Fire And The Void éclate tout sur son passage. Toujours de carrure imposante, Orion le bassiste semble se balader sur son manche sur les parties parfois technique. De son côté, Inferno derrière les fûts, nous sèche toujours autant avec une précision et une force de frappe impressionnante. En définitive, même si Behemoth n’a pas sorti le concert du siècle, il n’en reste pas moins une valeur sure sur scène. Gros regret en revanche de ne plus voir depuis quelques temps Daimonos et Slaves Shall Serve sur la setlist…

Setlist :
Intro 
Blow Your Trumpets Gabriel 
Ora Pro Nobis
Conquer All 
Decade Ov Therion 
Messe Noire
Ov Fire and the Void 
Ben Sahar 
Alas, Lord Is Upon Me 
At the Left Hand ov God 
Chant for Eschaton 2000 
O Father O Satan O Sun! 


Opium du Peuple
EMP Stage
00:15 > 01:00

Ludwig : Mes observation ici seront que les mêmes que celles de Shawn, lors de la première édition de l'Xtreme Fest, je m'attendais à ce que  le fameux "groupe surprise" suivant Suicidal Tendencies soit Infectious Grooves, et finalement voilà l'Opium du Peuple qui débarque, formation bien connue des festivals éclectiques du Sud, que j'ai bien trop souvent vu sans y porter grand intérêt, les voir clôturer une nouvelle fois ce festival ne m'a pas spécialement enthousiasmé, c'est donc le moment que j'ai choisi pour aller rincer mon gosier et poser mon gras dans un transat (carré VIP maggle, je m'assois pas dans les graviers moi uesh!!). Qu'on se le dise, ce n'est pas mon genre musical du tout donc je m'abstiendrai de faire de commentaires sur ce groupe, simplement je ne les trouve pas à leur place sur cette affiche, trop "Punk Rock Festif" pour coller avec le reste.

Romain : Opium Du Peuple, le concert de fermeture où je ne sais pas du tout à quoi m’attendre.Je n’avais jamais vu la bande en live, et à vrai dire, si leur nom m’était familier et que j’étais sûr d’avoir déjà jeté une oreille, impossible de me remémorer la musique collant sur le groupe. J’ai donc droit à des « Opium du Peuple c’est de la GROSSE merde ! » par-ci, « ce groupe c’est GENIAL » par-là… Bref, on me les décrit comme reprenant des titres disco/variétoche francophone datant des luxuriantes années 1970 et 1980. Bien, je sais ce qu’il me reste à faire : prendre mon cerveau, et l’échanger à la buvette contre quelque bières. Eh beh du coup j’ai trouvé ça rigolo. En plus y avaient des nichons, et on ne le dira jamais assez : les nichons c’est cool. D’accord, le groupe n’était pas le plus approprié pour clôturer un « Xtreme » Fest, et c’est un peu lourd par moment, mais bon, c’est complètement con, faut pas se prendre au sérieux. Après je comprends qu’à la longue ça peut fortement lasser, mais une première fois avec un peu d’alcool dans le sang, ça passe plutôt bien.
C'est ainsi que se conclut cette troisième édition de l'Xtreme Fest, première pour à laquelle je participe. Et je ne le dirai jamais assez : en sortant d'une grosse machine comme le Hellfest, les festivals à taille humaine ça fait du bien, beaucoup de bien. C'est quasiment sûr, ma place pour l'année prochaine est déjà réservée !

Prout : Les nichons c'est cool, mais j'm'en fous.

Shawn : Non. Clairement non. Le groupe avait été la « surprise » de la première édition (en vrai on avait pensé à l’époque à Infectious Grooves), un effet pétard mouillé qui avait laissé beaucoup de festivaliers pantois. Au Hellfest à nouveau, le groupe jouait au Metal Corner et encore une fois, l’incompréhension règne. L’Opium du Peuple est donc de retour une seconde fois à l’Xtreme Fest, et toujours en clôture du festival. On se dit alors que le running gag dure depuis trop longtemps. Le groupe n’a rien d’extrême et n’a clairement pas sa place dans ce genre d’évènement. L’Opium du Peuple, oui. Mais à l’Xtreme Fest, clairement : non. Pour moi, ça sera boycott.

 

*****

Et voilà, trois jours passent définitivement bien vite dans un festival autant à taille humaine. L’heure pour nous comme pour les festivaliers, les bénévoles, techniciens, organisateurs et groupes de faire le point sur le festival. Beaucoup de choses positives et négatives sont ressorties de ces trois jours, c’est pourquoi nous avons profité de la conférence de presse des organisateurs pour y poser un micro et recueillir leurs retours à chaud. La conférence étant enregistrée dimanche en fin d’après-midi, les organisateurs n’ont pas encore annoncé de chiffres officiels mais précisent que la journée du samedi était sold-out et que les deux autres jours (notamment le dimanche) s’en approchaient.

D’avis global, la quasi-totalité des festivaliers a reproché à l’organisation la distance entre le festival et le camping ainsi qu’un balisage hasardeux, obligeant quelques détours sur des chemins en pente. L’organisation affirme se pencher sur ce point et tentera de faire mieux l’année prochaine. Il s’agit cependant d’une contrainte imposé par le lieu : en effet, à choisir entre Cap’Découverte, son cadre, son lac et son camping distant face à un lieu comme le Parc des Expos d’Albi, le choix est pourtant vite fait. Néanmoins, l’Xtreme Fest affirme le sourire aux lèvres être très heureux d’être revenu sur le site originel.

Il ressort également de cette conférence de presse que le but de cette édition est d'atteindre l'équilibre financier, face aux pertes financières importantes de l'année passée. Aucun chiffre n’a été annoncé mais les indicateurs semblent tendre vers la réussite de cet objectif. L’orga attend de faire le bilan humain, financier et logistique pour pouvoir se projeter sur une prochaine édition.

Les organisateurs avouent avoir effectué une prise de recul sur l’édition de l'année dernière, où la marche était rétrospectivement trop haute entre la première et seconde édition (passage de 2 à 3 jours, changement de site…). Il y a une volonté affirmée de stabilité incluant donc une jauge identique et un budget similaire pour les années à venir. L’orga préfère soigner l'acquis plutôt que de repartir sur un projet plus gros, et préfère prendre son temps pour s'inscrire dans la durée sans brûler d'étapes.  

Pour autant, le festival apparaît comme actuellement dépendant du Resurrection Fest et des MetalDays, qui ont lieu cette année aux mêmes dates. Il est possible à l’avenir que les dates puissent bouger pour suivre l’actualité de ces festivals et permettre de faire jouer des groupes communs, permettant des facilités logistiques évidentes. Le but est à terme de s'établir tant au niveau du lieu que des dates pour devenir un point fixe dans le paysage festivalier. La période et le lieu étant une part importante de l'identité du festival, l’organisateur affirmera : « La solidité du festival permettra à terme d'être moins dépendant du Resurrection ». Une bonne nouvelle donc !

Pour conclure, attendez-vous l’an prochain à devoir réserver vos congés pour mi-juillet, le festival ayant de grandes chances de continuer sur le site de Cap’Découverte avec une jauge similaire à celle de cette édition ! Une info qui zguen !

Photos