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Avec un nom pareil, Until The End ne peut-être qu’un groupe qui ne fait pas dans les détails et qui atteindra son but coûte que coûte ! Et à l’écoute de leur 4 ème effort, The Blind Leading The Lost, on ne peut qu’approuver leur nom car Until The End ne fait pas dans la dentelle et nous balance dans les oreilles 27 minutes de hxc des plus efficaces ! Mais le hic, c’est que, contrairement à leurs espérances, et en 4 ans d’existence, le groupe n’a pas réussi à décoller et devenir les leaders de la scène hardcore Floridienne.
Pourtant les Américains n’ont pas démérité. Formé initialement par certains ex-membres des excellents Poison The Well, le groupe n’a cessé de suivre les évolutions du hardcore passant d’influences telles que Another Victim à du Sick Of It All ou du Hatebreed aujourd’hui… Et c’est bien là le problème !
En effet, tout au long de l’album, qui a la durée moyenne d’un CD de hardcore, on ne fait qu’entendre des riffs et des rythmiques qui ont été usés jusqu’à la corde. En effet, ce The Blind Leading The Lost n’est pas sans rappeler les dernières galettes en date d’Hatebreed, Terror voire même Throwdown, comme sur Total Control, pour n’en citer qu’un, ou l’"influence" est plus qu’évidente !
Les floridiens allient donc des riffs bien lourds et tranchants avec une batterie saccadée dont le jeu de cymbales et les roulements de toms sont des plus sommaires ainsi que des accélérations de rythmes pas forcément toujours bien callées et des mosh-parts bien rentre-dedans, mais, hélas trop semblable les uns aux autres pour pouvoir les apprécier à leur juste valeur ! Le seul point plus de cet album vient d’une utilisation optimale de la basse qui renforce ce côté de lourdeur et de puissance qui se dégage de l’ensemble des compos.
Cependant, Until The End puise son inspiration du mouvement punk également – en effet, le batteur de la formation, Jason BadGuy officiait dans un groupe de punk avant d’intégrer le quartette - et le fait sentir au niveau de l’engagement de leurs paroles. Le nouveau chanteur de la formation straight-edge, James McHugh se sert de toute l’intensité de ses cordes vocales pour dénoncer et critiquer la guerre en Irak, la politique de Bush (comme sur Traitor) ou les problèmes sociaux et économiques de son pays.
Comme vous l’aurez compris, les Until The End en veulent énormément et lâchent toute leur haine sur cette galette de 10 titres, sans pour autant nous transcender du fait de leur manque d’originalité et de compos trop linéaires qui nous font survoler les titres les uns après les autres sans que l’un d’eux ne se démarque et résonne dans notre tête toute la journée. Le groupe ne restera, à l’image de la pochette de l’album, que des soldats inconnus dans le monde du hardcore…
1. This Is Our Last Chance
2. Traitor
3. Total Control
4. Nothing Matters, No One Cares, So #&@! Off
5. Prove You Wrong
6. My Own American Dream
7. T.C.
8. Cold Box: A Miserable Failure
9. Nothing Between Us
10. End





