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Nevea Tears est un très jeune groupe du sud de la californie. Le groupe a eu une formation assez étrange. Le groupe s’est constitué par petites annonces en deux semaines seulement. Tout ceci a eu lieu en 2002. Le groupe s’est ensuite mis à tourner et à écrire plusieurs morceaux sur ses tournées. C’est pourquoi le groupe est beaucoup plus connu pour ses prestations live intenses et de grande qualité que pour sa musique studio.
C’est en 2004 que le groupe commence à enregistrer les premières chansons qui deviendront ensuite l’album « Do I Have To Tell You Why I Love You? ». Le style de Neavea Tears est très difficile à trouver. IL n’est pas tout à fait caractérisable vu le nombre d’influences présentes sur leur album. Cela va de la techno au hardcore en passant le pop punk. Ce qui montre une grande capacité du groupe à s’adapter à tout style de musique.
On pourrait voir la spécificité du groupe dans la présence d’un clavier qui se transforme de temps en temps en sampler. On a donc le droit sur l’album à des « bruits » annexes comme sur le sixième morceau de l’album (« Xiaoyu 74 ») qui est une chanson entièrement instrumentale. On entend alors une chanson très techno avec un sampler ultra présent et une batterie en arrière plan. On n’y retrouve aucune guitare. Ce morceau me fait penser à une musique d’ambiance. Cela fait une sorte de break au milieu de l’album qui est plutôt très rapide pour le reste. L’intro et le pont de « Act 1 ; Scene 1 » sont aussi très teintés techno mais les guitares arrivent très vite pour remettre la chanson dans le droit chemin.
Le piano est aussi très présent on le retrouve dans la plus part des chansons. Mais particulièrement dans « Johny Cash vs. The Space Coyote ». On a alors un pont au piano qui donne une connotation triste à la chanson. La présence d’une voix féminine (qui parle) en rajoute encore à cet effet. Le piano se manifeste aussi beaucoup dans « Heavy Breathing ». C’est une chanson très pop punk. La voix criée en est absente. Les guitares sont très rock et le sampler très présent.
La voix du chanteur, John Morello, est très bizarre. On dirait un déchirement. Au bout de quelques écoutes, elle peut commencer à être désagréable. Les cris sont beaucoup trop aigus. C’est dommage parce que la voix chantée est vraiment magnifique surtout quand elle est reprise en cœur par celle du guitariste Greg Gillis. Les cœurs sont vraiment très beaux dans « Bellendaine » chanson très rapide très émocore dans laquelle les guitares sont bien lourdes et où la batteuse du groupe (Amber Barnard) nous sort une grosse prestation. Dans ce style émocore on retrouve encore « Helium Queen » ou encore « Today Cake, Tomorrow Spraying For Roaches ».
L’album représente un début correct pour un groupe prometteur.
1. Who Would Be Tom Selleck?
2. Helium Queen
3. Johnny Cash vs. the Space Coyote
4. Today Cake, Tomorrow Spraying for Roaches
5. Heavy Breathing
6. Xiaoyu 74
7. Bellendaine
8. Act 1; Scene 1
9. No One Ever Shuts Up
10. In Sickness and in Health





