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dimanche 17 juin 2012 - U-Zine

Hellfest 2012 - Dimanche (jour 3)

Open air - Clisson

U-Zine

U-zine.org, webzine musical metal actif entre 2004 et 2015. Fermé en 2015 suite à sa fusion avec 2Guys1TV, ses articles (chroniques, live-report, interview, dossiers, ...) sont désormais disponibles directement sur Horns Up via ce compte !

DIMANCHE 17 JUIN

Liste des groupes commentés :

Aosoth - Do Or Die - All Shall Perish - Insomnium - Alcest - Liturgy - August Burns Red - Black Label Society - Forgotten Tomb - Walls Of Jericho - Hatebreed - Anaal Nathrakh - Devildriver - Dying Fetus - Blue Oyster Cult - Lock Up - Pentagram - Trivium - Ihsahn - Mötley Crüe - Suffocation - Slash - Arcturus - Ozzy Osbourne & Friends - Children Of Bodom - SunnO))) - Lamb Of God - Dimmu Borgir

Aosoth 
Temple
11:05 > 11:35

Hraesvelg : c’est l’heure de la messe !!! Une bonne dose de black bien religieux, et ensuite retour à la grasse mat’. Pas évident de mettre des mots sur un moment comme ça. Plus que des sons, restent en mémoire des sensations, des images, des impressions, des souvenirs qui refont surface. Chacun aura eu son ressenti sur ce genre de prestation. En tout cas bravo au groupe : pas évident du tout de provoquer de pareilles émotions en plein jour et de -relativement- bon matin.

Do Or Die 
Main Stage 02
11:40 > 12:10

GazaG : Le problème au Hellfest, c'est que si tu te prends une caisse le samedi soir, t'es baisé pour mater correctement les groupes du lendemain avant 13h. Mais bon, que voulez vous, les voisins Suédois étaient trop sympathiques et le Moustache Bar bien trop animé… Quoiqu'il en soit, le set de Do Or Die, je n'en ai vu que la seconde moitié. C'était bien sympa, un hardcore en somme sans grandes surprises mais assez efficace. Les mecs reprennent Roots Bloody Roots en fin de set, comme pour dire « Tout les ans cette chanson sera jouée, c'est la tradition ». Pas mal. Mais il faut finir sa nuit : direction la forêt.

All Shall Perish 
Main Stage 02
12:50 > 13:30

GazaG : Réveil en plein milieu du set des Américains. Le temps que j'arrive aux MainStage il restait 2 chansons. Attention : je n'aime pas le DeathCore, donc je ne jugerais pas musicalement. Par contre niveau ambiance, la sauce avait l'air de prendre avec le public, ca bougeait pas mal pour 13h, et le public est ressorti satisfait. Ces quelques lignes n'ont en fait que très peu d'intérêt...
 

Insomnium 
Altar
12:50 > 13:30

Orion : Ca fait longtemps que j’attends de voir en concert ce qui est pour moi le meilleur groupe de Death Mélodique des années 2000. Je reste un peu sur ma faim après ce concert bien mener avec de l’envie et du talent mais à qui il manquait un truc (le partage des émotions ?) pour m’emmener avec le groupe (à l’image de Solstafir). Les tubes étaient là et j’ai été surpris par la qualité du chant clair Ville qui reste très bon en live. Il n’y aura qu’« Unsung » pour m’élever avec le groupe mais c’est peu pour me faire oublier ma petite déception.

Michaël : Le problème d’un festival avec plus de 100 groupes sur 3 jours, c’est que certaines formations de qualité mais moins connues, bénéficient d’horaires de passages absolument rédhibitoires. Insomnium est en effet prévu dans l’heure de midi. Premier éclairci, le groupe dont la musique prend tout son essor en indoor, va jouer sous l’Altar. Deuxièmement, et à ma grande stupeur, c’est un public assez nombreux qui attendait les finlandais.

Sandwich américain débordant de ketchup à la main, je savoure la prestation du quatuor après un shooting photo relativement réussi tant les membres du groupe demeurent un tantinet poseur. Le son est clair, carré, ce que l’on pouvait craindre sous la tente. Ils me laissent une bien meilleure impression qu’en première partie de Dark Tranquility au Trabendo il y a quelques temps, où l’énergie était restée au vestiaire (avec le recul). Un bien agréable moment dont on peut juste regretter qu’il ait été trop tôt dans la journée.

Setlist :
Inertia
Through the Shadows
Only One Who Waits
Down With The Sun
Unsung
Mortal Share
The Killjoy
One for Sorrow
 

Alcest 
Valley
12:50 > 13:30

87 : Quoi qu’un peu déçu par ses Voyages de l’Ame, peut-être trop similaire à l’excellent Écaille de Lune, je tenais tout de même à voir ce que pouvait proposer Alcest sur les planches, le groupe de Neige étant plus propice dans des conditions d’écoutes paisibles, plus optimales. Et Alcest n’a pas raté le rendez-vous. Manifestement attendu par nombre d’amateurs, le groupe est parvenu à insuffler toute la douceur, la luminosité teintée de mélancolie de sa musique au cours d’un set touchant et sincère, quoiqu’un peu desservi par un son un peu bancal, faisant que les morceaux plus orientés Black Metal passaient mieux que les passages les plus doux. Neige me confiera ne pas avoir été pleinement satisfait de ce cocnert pour ces raisons, et aux échos que j’en ai eu, il semble être le seul. Une excellente mise en jambe pour un réveil de déjà 3 jours de furie, tout en douceur.

Eternalis : Arrivé en retard, et vu de l’extérieur de la tente tant il y avait de monde (la Valley étant la plus petite des scènes). On pourra donc se poser des questions sur le rapprochement trop important de cette tente avec la doublette Altar/Temple car le son se mélangeait parfois et rendait encore plus difficile à suivre la performance des français d’Alcest.
Dans l’ensemble, voyage onirique et douceur étaient au rendez-vous, mais j’ai plus profité du son que de l’image. A revoir.

Setlist :
Autre Temps
Les Iris
Percées de Lumière
Écailles de lune - Part 1

Liturgy 
Temple
13:35 > 14:15

Orion : Imaginez juste deux guitaristes sur scène jouant du Black Metal avec des samples très en retrait dans le mix de tous les instruments qu’il faut pour faire un bon groupe et vous aurez Liturgy. Autrement dit, une grosse blague car on ne croit pas un seul instant dans la Musique jouée. Demandez donc à Sunn O))) comment ils font et tirez-en les leçons.
 

August Burns Red 
Main Stage 02
14:20 > 15:00

Orion : Je ne pensais pas mais j’ai bien apprécié le peu que j’ai vu du groupe. Dans un genre proche d’un Between The Buried And Me, ça se défend très très bien. Il va falloir que j’écoute ça sur album.

Black Label Society 
Main Stage 01
15:05 > 15:50

87 : Toute première fois que j’ai l’occasion de voir l’ami Zakk Wylde sur scène et 'pour de vrai'. Tout juste amateur du son des Californiens, ce n’est que dans l’espoir d’entendre un ou deux titres en particulier (In this River, Suicide Messiah notamment) et de voir si le charme de Wylde opère autant qu’on veut bien le laisser croire que je me suis déplacé. Et ça a été la relative déception. Pas nécessairement client des riffs bien old school et de la voix nasillarde de Wylde, c’est à un son capricieux et une set list que j’ai jugé un peu molle que Black Label Society a eu à faire. Et surtout, cerise sur le gâteau, Wylde nous a fendu d’un solo interminable, chiant comme la mort, loooooooooooong, mais loooooong. Qu’on s’amuse à étaler la taille de sa bite quand on joue en salle, avec ton nom qui s’étale en gros sur l’affiche, là ok, t’as peut-être des chances de trouver des die-hard fan que ça intéresse, mais en festoche je suis navré il y a aussi les simple curieux, les mecs qu’il faut convaincre, comme moi, et en jaugeant un peu les regards et réactions autour de moi, tout ce déballage gratos de technique en aura gonflé plus d’un. Rédhibitoire et particulièrement pénible, je n’aurai néanmoins pas entièrement boudé mon plaisir devant l’efficacité de certains riffs et certaines rythmiques entraînantes. Mais ni convaincu, ni conquis par la prestation, mon esprit hésitant est désormais résolu ; je ne me déplacerai pas pour les voir en salle.

Caacrinolas : Zakk commence son solo, je tente de traverser la foule massive pour aller me chercher à boire, je mets bien 5 min, Zakk continue son solo. C’est bien au moins cette année ça n’a pas duré 15min. Reste qu’après d’une manière globale je n’ai jamais apprécié et ne pense jamais apprécier la musique du bonhomme.

John : On se souvient tous de l’an dernier, de cet excellent concert de BLS jusqu’à un solo long de plus de 10 minutes qui aura eu raison d’une bonne partie des festivaliers… Et bien cette année, on prend les mêmes et on recommence : même setlist, même solo chiant à l’exception que le son sera vraiment pas terrible et chargé en basse. Tout comme l’année dernière, j’ai totalement lâché après le solo de notre cher Zakk Wylde.

Shawn : Qu'il est délicat pour moi de décrire un concert de Black Label ... Fan du groupe devant l'Eternel et membre du Chapter France, j'avais été bluffé de leur prestation à Barcelone en mars 2011, et un peu déçu l'an dernier leurs du passage des californien au Hellfest. Espoir inattendu, le groupe est de retour cette année (l'une des première dans l'histoire du Hellfest d'un groupe revenant une année sur l'autre). Bref, c'est donc un peu méfiant que j'aborde le concert du groupe, mené par Zakk Wylde et fort d'un excellent dernier album, sorti il y a déjà 2 ans.

Premier constat, nous avons affaire au même concert que celui de l'an passé ... Même setlist, même perruque de chef indien sur Crazy Horse, même solo super chiant et interminable. Pour l'originalité, on repassera. Ceci dit, le groupe n'est décidément pas gâté puisqu'il semble souffrir d'un son très aléatoire, notamment au niveau de la voix. Qu'importe, on retiendra surtout Fire It Up (oui, j'ai versé ma larme sur le solo, putain d'explosif) ou sur la reprise break de Godspeed Hellbound où la batterie fait des miracles. On oubliera bien vite le solo de 5 minutes long, sans âme, et franchement dispensable qui bouffe un temps précieux sur un set aussi court. A ce titre, on aurai préféré un In This River ou Stone and Drunk, voir un Suicide Messiah à la place. Fort dommage pour un concert qui m'a laissé bien perplexe ...

Setlist :
Crazy Horse
Funeral Bell
Overlord
Parade of the Dead
Fire it Up
Guitar Solo
Godspeed Hell Bound
Concrete Jungle
Stillborn
 

Forgotten Tomb 
Temple
15:05 > 15:50

Hraesvelg : Bon, je ne sais pas si c’est parceque j’ai décroché il y a quelques temps de ce que proposait le groupe mais je me suis ennuyé d’une force. Rien, il ne s'est absolument rien passé en moi … même si j’ai frôlé la « summertime depression » en subissant le batteur. ‘tain y une différence entre un jeu lourd/lent et donner l’impression de découvrir son instrument.

Wall Of Jericho 
Main Stage 02
15:55 > 16:40

87 : Déjà vus lors de leur dernier passage au Hellfest, j’avais été soufflé par l’énergie de Walls of Jericho et plus particulièrement par la pile électrique qu’est la désormais bodybuildée Candace. Sans aimer pour autant leur hardcore certes efficace, c’est avec plaisir que j’ai eu l’occasion de regarder de loin ce set cuvée 2012. Même si j’ai eu l’impression de voir exactement la même chose qu’il y a 2 ans, on se rend bien compte que le groupe est toujours aussi solide sur les planches, et sait maîtriser une scène.

Caacrinolas : 6ème fois et j’ai l’impression de plus en plus d’assister à une auto parodie… Alors oui c’est efficace, oui c’est maxi rentre dedans, mais toujours les mêmes morceaux, les mêmes gimmicks etc… avec en plus de ça une Candace à moitié malade donc bon… Woj en plein air c’est bien, en salle c’est clairement mieux

GazaG : Je crois que Candace à plus de charisme que le mec d'Hatebreed en fait ... Walls Of Jericho déboulent à 16h et tirent à vue. Gros riffs rentre dedans comme sait le faire le Hardcore, couplée à une fosse remontée, avec un zeste de rage de la part de la front(wo)man qui est juste exemplaire dans son rôle de meneur, ça donne un concert top sur toute la longueur du set. Même si t'aimes pas le Hardcore, bha si c'est bien envoyé en live, ça passe grave.

John : Walls Of Jericho m’avait foutu une énorme baffe au dernier Persistence Tour, mené par une Candace à la bonne humeur débordante et au charisme impressionnant, les américains livreront un set concis et béton malgré un son approximatif. « All Hail The Dead » fait toujours aussi mal et ont aime toujours autant chanter sur un « Revival Never Goes Out Of Style » ! Woooooooooo Woooooooo ooooooh oooooooh ! Classe !

Shawn : Il y a deux ans, j'avais suivi le set de Wall Of Jericho de loin lors de leur dernier passage au Hellfest. Au vue de la performance scénique d'alors, il me semblait presque blasphèmatoire de louper un tel groupe, c'est donc plein d'espoir que je suis depuis la fosse photo l'entrée en scène de Candace et de sa bande. C'est bien simple : fessée cul nu. Une bien belle branlée que nous inflige la bande de Détroit. Candace, aussi impressionnante physiquement (comme quoi l'haltérophilie ...) que scéniquement menera le public d'une aisance à peine croyable. La charismatique chanteuse souffrant de problèmes de voix, elle n'hésitera pas à la forcer pour ne rien laisser paraitre appellant sans sesse le public aux circle pits. Gros gros show, incarné par "The American Dream", le point culminant de leur set. Dans le top 5, sans hésiter.
 

Setlist :
All Hail the Dead
A Trigger Full of Promises
And Hope to Die
A Little Piece of Me
Feeding Frenzy
The American Dream
II. The Prey
I Know Hollywood and You Ain't It
Playing Soldier Again
Revival Never Goes Out of Style
 

Hatebreed 
Main Stage 01
16:45 > 17:35

Caacrinolas : Bah merde alors, je n’en attendais rien de spécial si ça n’est le concert habituel, voilà donc qu’ils nous jouent une set list méga accentué sur les 2 premiers albums « Empty Promises » « Before Dishonor » ou encore « Betrayed by Life » autant de raison d’apprécier comme il se doit un show qui se veut toujours aussi efficace et rentre dedans. Bon l’hommage Patrick Sebastien sur « Proven » ce n’était pas obligé mais on ne leur en tiendra pas rigueur, du grand Hatebreed ce soir là. Et puis « Last Breath » fait toujours son petit effet

GazaG : Assez déçu par les mecs d'Hatebreed. Alors oui c'est sûr c'est pas top de passer juste après Walls Of Jericho qui a raflé la mise mais bon... Je sais pas, il y avait moins d'envie et de folie, même si le son était bon. Vu en salle, préféré en salle. Un sentiment que les mecs sont la pour remplir le contrat... mais ce n'est qu'un sentiment personnel. 'Toute manière, ya Anaal Nathrakh. See ya'.

Michaël : Hatebreed, pour celui qui n’est pas fan de hardcore, c’est 45 minutes d’un même riff et Jamey Jasta qui court partout. Et, après avoir réussi la prodigieuse réussite de m’emmerder lorsqu’ils avaient joué en première partie de Machine head il y a quelques années, les américains sont parvenus à l’effet inverse en ce dimanche.
Non pas que j’ai subitement changé d’avis sur les compositions que je trouve toujours aussi peu ambitieuses et recherchées, mais le groupe m’a retourné la gueule de puissance et d’énergie. Une fois dans la fosse on comprend ce que fait ce groupe, et ce qu’il faut en tirer. Je ne serais certainement pas resté beaucoup plus longtemps, mais le groupe a donné une prestation de qualité avec un Destroy Everything de folie pour terminer.
Un bon moment, qui l’eut cru.

John : Cinquième fois que je vois Hatebreed et sûrement une des meilleurs ! Quelle setlist de MALADE ! Une setlist oldschool qui rythme un set béton et carré. Alors que sur ces deux derniers show, Hatebreed m’avait quelque peu déçu, mais là c’est un Jamey Jasta en forme qui mène sa troupe avec hargne. On pourra dire ce qu’on veut, « Hatebreed c’est trop melal pour du hardcore blablabla », les américains ont encore une fois bottés des culs !

Shawn : Troisième fois pour ma part que je vois Hatebreed, et troisième fois en festival, à croire que leur puissance passe probablement mieux en plein air. En attendant de voir la formation en salle d'ici peu (et en espérant une tournée française), on ne pourra que constater que Hatebreed est une machine de guerre bien huilée. En effet, malgré une setlist combinant un best of de leurs meilleurs titres ("Before Dishonor"que je n'espérais presque plus entendre en live, "To the Threshold" et son intro dévastatrice ou encore le trio de fin "Live for This", "I Will Be Heard" et "Destroy Everything" dans lequel le public est mis à contribution), on sent que la bande menée par Jasta répètent des gestes quasi automatiques, manquant cruellement de spontanéité (point que l'on ne sent pas avec Wall Of Jericho par exemple). De ce fait, il m'a semblé que leur prestation ai été la moins intense des trois que j'ai pu voir. Dommage car Hatebreed, dans un bon jour peut détruire des cervicales par paquet de 100.
 

Setlist :
Intro (Theme from Rocky)
Never Let It Die
Before Dishonor
Betrayed by Life
As Diehard as They Come
Voice of Contention
To the Threshold
Empty Promises
Perseverance
Defeatist
Beholder of Justice
Last Breath
Proven
Live for This
I Will Be Heard
Destroy Everything
 

Anaal Nathrakh 
Temple
16:45 > 17:35

87 : Raaaah putain, Nathrakh en live, je le savais que c’était monstrueux, le concert de 2008 restant gravé dans ma mémoire comme l’une des prestations les plus incroyables et apocalyptiques du fest. Anaal Nathrakh remet le couvert cette année, avec un set plus long et encore plus de professionnalisme, secondé par un charisme incroyable. La tente est malheureusement bondée et ce n’est que sur le côté de la scène que j’ai pu profiter des assauts nécro des Britanniques, avec le regret énorme d’un son plus proche du gruau que de l’eau de source, sans doute compte tenu de mon emplacement, mais si vous connaissiez les morceaux au préalable, c’est le chaos qui commence. Anaal Nathrakh passe en revue ses meilleurs titres, se veut plus communicatif (toute proportions gardées) avec le public, on sent que quelques shows supplémentaires en 4 ans sont passés par là. Encore une fois la voix de V.I.R.I.O.L. est hallucinante, le batteur, physique dirons nous, et les cordes sont au taquet. Bravo bravo, et même si je ne suis pas fan de Passion, dernier album du duo, ce sera avec joie que je me déplacerait s’ils s’amusaient à repasser par chez nous, en tête d’affiche et dans de meilleures conditions sonores.

Eternalis : très attendu du fait de leur rareté scénique, les anglais ont délivré un concert plein d’énergie et de violence, même si je dois avouer n’avoir pas ressenti la violence extrême, jubilatoire et véritablement jusqu’au-boutisme des albums studios. Alternant des morceaux de son dernier opus en date, « Passion », avec des hits comme « More of Fire than Blood » ou « The Final Absolution », les britanniques se font plaisir et sont visiblement heureux d’être là, le groupe paraissant bien moins « evil » lorsque l’on voit leurs bouilles (peut-être ce que j’ai regretté au final). Un nouveau morceau présenté laisse augurer un futur album plus lourd et chaotique, sans chant clair (pour ce titre du moins) mais relativement mid-tempo. V.I.T.R.I.O.L aura été impressionnant au chant, se donnant jusqu’à la dernière minute.
Un brin de déception, mais objectivement un bon show. Le soleil de 16h30 n’étant peut-être pas non plus le meilleur moment pour laisser la musique haineuse d’Anaal Nathrakh se répandre et s’exprimer.

GazaG : Badaboom. Première prestation live d'Anaal Nathrakh pour votre serviteur, et autant vous dire que ça m'a bien séché. Le batteur est une vraie machine : un métronome sous acide. Changements de rythme qui prend à contre-pied l'auditeur, grosse vitesse, super. Mais attention, les grattes suivent le rythme et proposent un éventail de jeux différents pas vilain du tout. Avec tout ça Annal Nathrakh possède son propre son, et ça lui va bien. Le public est réceptif, et le groupe nous renvoi la politesse en exécutant un titre inédit qui envoi sec, tiré prochain album. Un des gros concerts de ce dimanche, à revoir sur un set plus long (et sans arriver au milieu aussi...).

Hraesvelg : Eh beh, cette torgnole !!! Bon, son crado mais RAF : bowdel, qu’est-ce que ça envoie ! Le batteur est une machine, les gratteux assurent comme des chefs, le bassiste est au taquet et V.I.T.R.I.O.L. est remonté comme une pendule, en plus d’être très en voix. Après, ses speechs sont quand même un peu difficiles à suivre … il faut bien trouver un défaut à cette prestation de très haut niveau.

Devildriver 
Main Stage 02
17:40 > 18:30

87 : C’est encore une fois devant un public massif rendant impraticable l’accès à la Main Stage 1 que s’est produite la bande à Dez Fafara, pour la deuxième en contrées Clissonnaise. Et si la musique de Devildriver reste toujours aussi efficace et carrée sur scène, c’est à un concert sans réelle surprise auquel nous avons eu droit. Le groupe embrase toujours autant le pit, à grand renfort de circle pit etc… affiche une bonne humeur de tout instant, mais faute à une set list qui s’axe beaucoup, et logiquement, sur les deux dernières livraisons du groupe, correspondant ainsi à la chute de mon intérêt pour le groupe, c’est d’un œil et d’une oreille distraite que j’ai terminé ce show qui restera agréable, sans être profondément marquant.

GazaG : Ne nous étalons pas des lignes et des lignes sur DevilDriver : LA valeur sure en festival, tout un chacun appréciera ou non les nouvelles compos, mais les classiques fédérateurs font mouche. La formation de Santa Barbara maîtrise son sujet sur le bout des doigts, au point d'arrêter un circle pit trop mou pour le relancer pelle melle en beaucoup plus rapide. La fosse bougeait à mort, et s'adonnera à de nombreuses reprises au rite du Metalhead qui tourne en rond comme un con avec ses congénères. Je fais parti de ses cons, on s'est éclatés dans tout les sens du terme, et ces 50 minutes de show seront passées vitesse grand V. On en redemande.

Michaël : Devildriver, c’est toujours une claque en live. Qui que tu sois, quoi que tu fasses, faut qu’tu mosh, que tu headbanges, pas possible que t’en réchappes, c’est Devildriver !
Le groupe commence, comme à l’accoutumée par End of the Line. Ode à la joie de vivre et à l’amitié. Les slammeurs commencent à arriver en masse, je suis déjà bousculé dans le pit photo. Dez et Mike sont en pleine forme, headbangent et haranguent la foule constamment. Même le bassiste de tournée, semble trouver sa place dans la formation californienne.

Pendant près d’une heure, les américains vont nous gratifier d’une setlist composés de tubes, de Horn of Betrayals à Pray for Villains en passant par Dead to Rights du nouvel album. Cette dernière étant plus efficace sur CD qu’en live. Petite surprise pour ceux qui pensaient qu’ils allaient nous jouer la même setlist que la veille dans un autre festival, le groupe joue I could care less qui les avait révélé aux européens, il y a quelques années désormais. Un son de guitare excellent, mais surtout un son de batterie limpide qui nous permet d’apprécier le travail de bucheron de John Boeckling derrière les fûts.

La très attendue Clouds over California résonne après un petit speech de Dez sur leur hometown. Assurément le carton plein dans la fosse où tout le monde s’agite avec ferveur malgré le soleil Clissonais qui dore la peau des festivaliers. Un solo pleinement maîtrisé plus loin, je m’apprête à être triste de voir quitter la scène à un groupe qui : 1. Ne joue jamais assez longtemps en festival ; 2. Joue toujours en pleine journée. Heureusement, le groupe revient pour le circle pit du festival sur Meet the Wretched.
Une fin en apothéose pour un concert qui a laissé des traces.

Orion : J’ai vu de loin le concert et on dira ce qu’on voudra sur la bande de Dez Fafara mais ça reste une grosse machine de guerre en live même si les titres des deux premiers albums sont un peu laissés de coté.

Shawn : Devildriver, c'est incontestablement un groupe de live, et surtout un groupe de festival. Le genre de groupe capable de faire se mouvoir plusieurs milliers de personnes dans un seul et même circle pit. Et la foule présente devant la mainstage confirmera cet avis : nombre sont là pour se prendre une baffe et se mouvoir avec style. Le groupe, mené par un Dez un peu plus barbu qu'à l'habitude leur a offert exactement ce pour quoi ils étaient venus. Même si les titres du dernier album, Beast m'ont semblé moins bien passer en live, on se régalera toujours des petites perles que sont Cloud Over California ou la dantesque Meet the Wretched sur laquelle un circle pit de grande ampleur est toujours demandée. Devildriver fait du Devildriver, c'est pour ça qu'on aime !!
 

Setlist :
End of the Line
Horn of Betrayal
Head on to Heartache (Let Them Rot)
Dead to Rights
Pray For Villains
I Could Care Less
Hold Back the Day
Not All Who Wander Are Lost
Clouds Over California
Meet the Wretched
 

Dying Fetus 
Altar
17:40 > 18:30

Caacrinolas : La seule fois où j’ai été déçu par le groupe c’était au Neurotic 2008, le groupe venait de passer en trio et le rodage était encore nécessaire. Après à chaque fois que j’ai pu voir les américains c’était lattage de gueule sur lattage de gueule, et cette fois ci ne fera pas exception, malgré quelques problèmes de son du aux baffles visiblement fragile, leur set n’aura été qu’un long passage à tabac. De « Praise The Lord » jusqu'à « Kill Your Mother And Rape Your Dog » aucun temps mort, aucun moment de répit. Dying Fetus à l’image d’un pitbull attrape sa proie et ne la lâche qu’une fois achevé. Vu la réaction du public à la fin du concert il est fort à parier qu’un bon nombre aimait se faire mal

Hraesvelg : C'est dans les vieux pots tout ça tout ça ... Ben mon cochon, je crois que je ne me lasserais jamais de la puissance dégagée par ce putain de trio. Et la gougoulle que tire l'impayable John vaut le déplacement : quel sérieux mes enfants ! Emballé c'est pesé, les gars ont mis le public, et le pit, à genoux.

John : « What the fuck is up Hellfest ? We’re Dying Fetus and this is Praise The Lord, Opium Of The Masses » PINPIN PINPIN PINPINPINPINPIN ! C’est sous une Altar blindée que John Gallagher et les siens vont livrer une des meilleures prestations du Hellfest. Ils ne sont que 3, ne bougent pas spécialement, mais vous retournent un pit. Le son était au rendez-vous, et sur un « Praise The Lord » dantesque que les américains commencent leur set, autant dire qu’ils vont botter des culs. « Reign Supreme », le nouvel album du trio, n’est alors pas encore présent dans les bacs, qu’ils nous servent deux titres qui sont le single « From Womb To Waste » véritable rouleau compresseur en live ainsi que le très court « Invert The Idols » qui nous rappel un « Pissing In The Mainstream » dans sa construction. Les tueries s’enchainent sans trop de répit à l’instar des « Killing On Adrenaline » ou un « Grotesque Impalement ». Visiblement Dying Fetus disposait encore de temps pour jouer un ou deux titres, il est fâcheux de les voir quitter la scène sans avoir eu le classique « Pissing In The Mainstream » ou encore un « Fornication Terrorist » qui était rejoué récemment !

Shawn : Jouant à la même horaire que Devildriver, c'est donc en 4ème vitesse que je regarde quelques titres de Dying Fetus. Ayant récemment re-découvert le groupe avec le titre "Your Treachery Will Die With You", je n'attendais pas moins que ce que j'ai pu voir : des titres brutaux, sans concession, du groooos son et de la technique. On regretera un poil le peu de communication entre le trio et son public mais qu'importe, la bande de John Gallagher est là pour balancer des mandales, et en soi, le contrat est rempli haut la main. A voir et revoir !

Setlist :
Praise the Lord (Opium of the Masses)
Homicidal Retribution
One Shot, One Kill
From Womb to Waste
Killing on Adrenaline
Grotesque Impalement
Shepherd's Commandment
Invert the Idols
Your Treachery Will Die With You
Kill Your Mother, Rape Your Dog
 

Blue Oyster Cult 
Main Stage 01
18:35 > 19:35

GazaG : Bonne surprise du festoch'. Déjà parce que les mecs balancent en intro la BO du générique de Game Of Thrones, et ensuite car j'ai eu l'impression que Blue Öyster Cult n'a pas vieilli. Tous les morceaux du set sont super bien passés, ils gardent toujours un son qui leur est propre, et n'ont pas changé de jeu de scène : quasi-rien, niveau communication avec le public et autres galipettes. Le son était bon, ce qui permet d'avoir une prestation forte intéressante musicalement, même si on n'est pas fan du genre. A revoir en salle !

Orion : Après Lynyrd Skynyrd, voila un autre vieux groupe que j’attendais vraiment. Se faisant rare en France, il ne fallait absolument pas manquer ce concert savoureux avec tous les tubes que je connais de la formation (« Burning For You », « Cities On Flames With Rock’n Roll » ou encore « Don’t Fear (The Reaper) » rendu célèbre par l’autre Bruce Dickinson) et les autres que je découvrais pour l’occasion. Avec ses trois guitaristes et le type caché derrière les enceintes qui jouait la « cowbell », Blue Oyster Cult s’est rappelé au bon souvenir de la France qui lui a bien fait comprendre qu’il pouvait revenir quand il le souhaitait.

Setlist :
"Game of Thrones" Main Title (Ramin Djawadi song)
The Red & The Black
Burnin' For You
Buck's Boogie
Cities on Flame With Rock and Roll
Then Came The Last Days Of May
Godzilla
Guitar Solo (Buck Dharma)
(Don't Fear) The Reaper
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See You In Black
 

Lock Up 
Altar
19:30 > 20:20

Michaël : Je suis venu pour le line-up, je suis parti pour la musique. Aucune saveur, aucune originalité. C’est trop pour moi au bout de 3 jours. Désolé pour les fans.

Setlist :
Violent Reprisal
Necropolis Transparent
Vomiting Evil
Slaughterous Ways
Castrate the Wreckage
The Embodiment of Paradox and Chaos
Fear of Napalm (Terrorizer cover)
Storm of Stress (Terrorizer cover)
After Life In Purgatory

Pentagram 
Valley
19:30 > 20:20

Shawn : Pentagram nous avait sorti l'an dernier un excellent Last Rites, laissant implicitement definer un probable début de la fin. N'oublions pas que le groupe a été fondé en 1971 et que leur carrière s'étend sur 4 décénies !! Bluffant, c'est le mot qui me restera suite à un concert qui restera à jamais gravé dans ma tête. Loin des folies à la Ozzy dont leur musique se rapproche beaucoup, Pentagram, c'est du doom en toute humilité menée par un Bobby Liebling envoutant et proprement possedé ... Non seulement ses performances vocales forcent le respect vu l'âge du bonhomme mais son jeu scénique est du génie pur, tirant la langue, grimaçant à qui mieux-mieux avec le public. Un concert dans l'esprit doom d'antant avec une intensité rare, un putain de voyage intérieur. Dans le top 10, respect !

Setlist :
Death Row
All Your Sins
Into The Ground
When The Screams Come
Forever My Queen
Sign of the Wolf (Pentagram)
Relentless
Dying World
-----
Wartime


Trivium 
Main Stage 02
19:40 > 20:40

Eternalis : la hausse de popularité des floridiens n’est désormais plus à démontrer. Il n’y avait qu’à observer la masse incroyable de monde qui s’était réunie devant la Mainstage 2 pour Trivium et le moins que l’on puisse dire, c’est que les américains dégagent maintenant un charisme et un professionnalisme vraiment important de leur prestation.
Courant de long en large de la grande scène, alternant les micros (le jeu des voix entre Matt (qui ressemble de plus en plus à Chester de Linkin Park), Corey et Paulo est très bien rodé et impressionnant) et souriant à tout va en dévalant leurs manches. Tout juste regrettera-t-on la trop grande importance dans la setlist réservé aux débuts très typé metalcore (efficace, certes), abandonnant complètement « The Crusade » dont aucun titre n’a été joué. S’ouvrant sur « In Waves », nous aurons également eu droit au très catchy « Black » et au destructeur « Dust Dismantled » prenant toute sa grandeur et sa violence sur scène. Les plus techniques et progressifs « Down from the Sky » et « Throes of Perdition » terminent le set d’un groupe heureux et très communicatif avec un public le lui rendant bien et s’amusant à joyeux coup de pogo et autres festivités dans la fosse. Le combo a pris un nouvel essor depuis son dernier album et il passe de manière plus que convaincante le cap de la scène. Trivium est sans conteste l’un des groupes sur lequel il faudra compter durablement dans les années à venir.

GazaG : J'ai toujours trouvé que les groupes comme Trivium on raté le coche en rajoutant un -core à leur Trash Death truc... La prestation reste tout de même pas trop vilaine, à voir plutôt les avis des connaisseurs, car l'ambiance était là et le groupe avait une certaine aura. Mais désolé, ça ne prend pas pour votre serviteur.

Setlist :
Capsizing The Sea
In Waves
Pull Harder on the Strings of Your Martyr
Rain
Black
The Deceived
Dusk Dismantled
Drowned and Torn Asunder
A Gunshot to the Head of Trepidation
Down From the Sky
Throes of Perdition
Leaving This World Behind

Ihsahn 
Temple
20:25 > 21:15

87: Je l’avais loupé c’est désormais corrigé. Ihsahn dans mon cœur de black metalleux obtus, c’est Emperor et puis c’est tout. Ses albums solos sont selon moi en dent de scie, parfois excellents, parfois chiants comme pas possible. Pour autant, le charisme du Monsieur est indéniable et il défend avec beaucoup de force one-man band qui passe finalement très bien l’épreuve du live, aidé en cela par des musiciens techniquement irréprochables, manifestement très concentrés sur leurs instruments en vue de livrer un set le plus propre possible.

Un très belle prestation, technique et intense mais toujours audible (indispensable pour rendre justice aux nuances des mélodies d’Ihsahn), qui m’aura convaincu de retourner aux albums d’Ihsahn que je trouvais plus faible que d’autres.

John : Tartiflette en main, direction la Altar pour me placer en avance afin d’être aux premiers rangs pour Suffocation, j’ai totalement omis la prestation d’un de mes musiciens préférés, même s’il faut tout de même admettre qu’Ihsahn en solo, je n’aime pas du tout. J’ai donc assisté aux deux derniers titres d’un show qui m’avait l’air grandement mené et rodé, peu étonnant vous me direz. Bizarre de revoir l’ex leader d’Emperor sur une petite scène après un concert magistrale en fermeture du dimanche en 2007.
Ces deux titres m’auront fait regretté d’avoir raté sa prestation, mais m’ont donnés envie de redonner une chance à ses albums.

Michaël : Si Emperor ne m’est pas inconnu, je n’ai jamais jeté une oreille très attentive à Ihsahn. C’était donc l’occasion de réparer cette infamie. Après quelques minutes dans le pit photo, je suis grandement surpris par une musique recherchée, structurée aux tendances progressives avec un Ihsahn qui maîtrise sa guitare d’une main de maître.
Alternant atmosphères pesantes et passages rapides, le bassiste se tranforme vite en arme de destruction massive lorsqu’ils headbangue. Une prestation carrée devant un public venu nombreux et largement conquis à la cause des norvégiens. Les soli sont clean malgré un son parfois un peu brouillon sous la tente Temple dont le son aura globalement été moins bon que sous l’altar (avis perso). Une excellente surprise.

Setlist :
Arrival
Called by the Fire
Frozen Lakes on Mars
Unhealer
Scarab
The Barren Lands
A Grave Inversed
The Grave

Mötley Crüe
Main Stage 01
20:45 > 22h00

Eternalis : les rois du glam étaient à Clisson ce dimanche !
Dans un superbe décor, c’est non sans une certaine crainte vis-à-vis des critiques de 2008 que j’attends Mötley Crüe, espérant voir le grand groupe qui a bercé ma plus tendre jeunesse. Et c’est dès « Wild Side » que le public explose ! Le son est énorme, Vince Neil semble en forme (mais pas satisfait de ses retours vu ses signes insistants envers la régie), Nikki Sixx est la classe incarnée avec ses sublimes basses pendant que Tommy Lee martèle ses futs avec sauvagerie. Mick Mars, toujours aussi discret à cause de sa maladie, assure le boulot comme il faut.

« Live Wire » enchaine un peu plus le public dès son riff introducteur culte à en mourir. Le groupe est communicatif et ils ont l’air heureux d’être là, tout sourire, notamment un Nikki sautant un peu partout et souriant comme un gosse. Le récent mais dans le même moule « Saints of Los Angeles » passe comme une lettre à la poste (putain ce refrain) avant que « Shout of the Devil » ne fasse trembler tout le Hellfest. Puis, c’est alors que (ahah, la bonne blague) une jolie demoiselle très peu vêtue n’apporte une guitare à Vince et lui roule une galoche par la même occasion (« c’est juste pour le show » dit-il…et probablement en loge aussi). S’ensuivent « Don’t Go Away Mad (Just Go Away) » et « Same Ol’ Situation (S.O.S) » avec donc deux guitaristes malgré le fait que Vince prenne bien plus souvent son micro et mette sa gratte de côté (je me demande l’intérêt de la chose, si ce n’est pour le spectacle…). Qu’à cela ne tienne, Vince redevient un chanteur qui court (et on le préfère comme ça) sur « Looks that Kills » ou le terrible « Dr Feelgood » annoncé par Tommy Lee. Il se dégage une franche camaraderie de la prestation et cela fait vraiment plaisir à voir que d’apercevoir Vince tendre son micro à Nikki qui se colle à son dos comme s’ils étaient les meilleurs amis du monde (quand on lit la biographie, cela fait sourire mais c’est si agréable de les voir comme ça…).

Tommy se permettra de descendre de derrière sa batterie (dont il ne fera malheureusement pas de solo) pour jouer un petit air de piano avant de lancer la sublime « Home Sweet Home » avant de finir sur la géniale « Kickstart my Heart » qui met tout le monde d’accord.
Mötley Crüe part déjà et cela fut trop court au nombre de classiques qu’il manquait encore ce soir. Ils ne partiront cependant pas sans une jolie photo du public et un bel aspergement de peinture rouge sur les premiers rangs (qui ont du criser lorsqu’ils ont remarqué que toutes leurs fringues étaient mortes) pour en faire une véritable « équipe bariolée ». Rock n’Roll !!

Orion : Les années passent et les shows se ressemblent. Si d'un point de vue musical, ça semblait mieux tenir la route qu'en 2009, du coté du chant ça grince avec Vince Neil essoufflé et pas du tout en voix. Sur « Kickstart My Heart », il chantera une phrase sur deux... Ca en devient désespérant. Changez de chanteur ou arrêtez les gars.

Shawn : Vous savez ce que c'est une motte de beurre avec du lait de chêvre ? Du bêêêêêêh motte (Behemoth). Même question avec du lait cru de vache ? Eh bien du motte lait cru. Sur ces blagues à l'humour douteux sorties toute droit du RPG Motocultor Fest, revenons ensemble que le concert du Crue. Ils étaient l'une des attentes de ce Hellfest qui n'a jamais été aussi glam : Steel Panther, Crashdiet ayant ouverts les hostilités la veille, c'était donc au tour des saints de Los Angeles de cloturer cette parenthese pleine de mascara et de bandana.

La setlist offerte par le groupe a de quoi laisser rêveur puisque l'on trouve tous les plus gros titres du groupes, allant de Wild Side à Kickstart My Heart, en passant par le look qui tue et le bon vieux Dr Feelgood. Du coté de la scène, on retrouve le même Vince sous hélium que l'on avait laissé en 2009. Sa voix est de plus en plus nasillarde et même si elle trouve sa place sur certains titres, le coté suraigu me choque toujours autant. Ceci dit, Tommy et Nikki assurent pleinement le show. Nikki sera d'ailleurs l'un des plus actifs tranchant avec le pauvre Mick Mars vouté, ramassé sur lui même du fait de sa spondylarthrite ankylosante qui fait peine à voir tellement il semble en souffrir. Néanmoins, même si le show manque cruellement de spontanéité on passe un bon moment en écoutant quelques grands classiques.

Setlist :
Wild Side
Live Wire
Too Fast for Love
Saints of Los Angeles
Shout at the Devil
Don't Go Away Mad (Just Go Away)
Same Ol' Situation (S.O.S.)
Looks That Kill
Piece of Your Action
Smokin' in the Boys' Room (Brownsville Station cover)
Dr. Feelgood
Girls, Girls, Girls
Home Sweet Home
Kickstart My Heart

Suffocation 
Altar
21:20 > 22:20

Caacrinolas : Et peu de temps après la claque Dying Fetus voici la sentence Suffocation. Comme à son habitude là aussi le groupe s’est montré à la hauteur. Fran Mullen malgré les rumeurs débiles l’annonçant comme absent est encore une fois énorme, même si il parle toujours trop. Dave Culross à déjà réussi à faire oublier Mike Smith et la set list est encore une fois parfaite, sans parler de l’interprétation de « Catatonia » qui est sans conteste l’un des 10 morceaux parmi les plus marquants dans l’histoire du death. Et comme les New-Yorkais aiment le travail bien fait, c’est sur un « Infecting The Crypts » cataclysmique qu’ils laissent la fosse béante d’admiration devant une telle classe.

GazaG : Pas de rideau avec leur nom dessus, pas de décor, rien, les vétérans de Suffocation n'ont besoin d'aucun artifice pour montrer qui est le patron. En une heure, le groupe prouve qui est le papa du Brutal Death. Riffs rapides et lourds à tendance technique, une batterie qui déroule les breaks, des structures de chansons anticonformistes, et envoyez la purée ! Le chanteur à la papate et communique bien. Le public même, si on le sent un poil sur les rotules en cette fin de festival, n'est pas en reste et remercie chaleureusement (à leur manière) le set de qualité de Suffocation.
Une bien belle démonstration.

Hraesvelg : 'tain la calvitie frontale de Terrance se fait de plus en plus marquée, Frank devient vraiment relou avec ses loooooooooooongs speechs dont pas grand monde n’arrive à chopper le sens, peut être même pas lui même d'ailleurs. Cela mis à part, quelle leçon. Les papys font de la résistance et c'est tant mieux.

John : Les rois du Death avec un grand D, sont revenu fouler le champ de bataille du Hellfest après un dernier passage en 2010. Autant dire que les vétérans New-Yorkais ont mit a genou toute l’audience, une réelle leçon. Frank Mullen de retour, la rage au ventre comme jamais, va mener la barque du feu de dieu. Un set qui démarre en trombe avec une setlist parfaite, « This song is about killing people and I love it, this is THRONES OF BLOOD ». Dès les premières notes tout le monde se dit que ça va être grand, le son est puissant et très propre, parfait pour apprécier la technicité de leur musique mais aussi ces bons gros breakdown casse nuque.
Les hits s’enchaînent à un rythme infernal, « Catatonia » et son final de folie, « Liege Of Inveracity » et son riff précurseur du mouvement slam death ou encore « Pierced From Within » et son break étouffant rendent le public totalement fou avec un pit entier qui blast de la main à l’image de Mullen.
Hélas c’est à la moitié du set après un « Abomination Reborn » que je quitte la tente afin d’aller voir Slash, maudits chevauchements !

Setlist :
Thrones of Blood
Effigy of the Forgotten
Catatonia
Pierced From Within
Liege of Inveracity
Funeral Inception
Cataclysmic Purification
Abomination Reborn
Mass Obliteration
Devoid of Truth
Infecting the Crypts

Slash 
Main Stage 02
22:05 > 23:05

John : Il m’aura fallu du temps avant de voir ce grand monsieur sur scène, malgré l’éducation musicale parfaite que j’ai reçu, ma première fois fut le 12 juillet 2011 dans un Zénith de Paris plein à craquer. Et quel concert ! J’avais hâte de retrouver le groupe sur scène. Venu promouvoir son très bon dernier album « Apocalyptic Love », Slash encore accompagné du talentueux Myles Kennedy nous offrira une excellente performance où les nouveaux titres que sont « Halo », « Anastasia » ou encore le catchy « You’re A Lie » n’ont pas à rougir à côtés des classiques des Guns ou encore des titres du premier album. C’est carré, c’est putain de rock n’ roll, ça envoie et on arrive vite à la conclusion qu’un Slash vaut les 3 guitaristes des Axl N’ Roses. C’est qu’on a l’impression de redécouvrir les titres des d’Appetite For Destruction alors qu’ils ont étés interprétés la veille… Une chose est sûre, l’esprit des Guns ce cache dans cette Les Paul et ce chapeau mythique.

Orion : Alors c’est qui le meilleur ? Axl ou Slash ? Dès la deuxième chanson jouée par Slash, on aura la réponse. « Nightrain » avec un vrai chanteur et une ambiance de folie aussi bien sur scène que dans le public aura fini de consacrer Slash comme ce qui a fait l’identité de Guns’N Roses. C’est tout.

Setlist :
Prometheus Theme
One Last Thrill
Nightrain (Guns N' Roses song)
Ghost
Standing in the Sun
Back From Cali
Mr. Brownstone (Guns N' Roses song)
Halo
Anastasia
Sweet Child O' Mine (Guns N' Roses song)
You're a Lie
Slither (Velvet Revolver song)
Paradise City (Guns N' Roses song)

Arcturus 
Temple
22:25 > 23:25

Hraesvelg : MIRACLE !!! Un son quasi parfait se fait -enfin- entendre … grâce à un moment pris pour faire les balances hors moment de jeu du voisin de tente. On notera l’absence de Tore MOREN, après avoir craint celle d’HellHammer, également absent des séances de dédicaces. Fort heureusement, l’impressionnant métronome était présent pour apporter sa pièce à un édifice porté par des musiciens d’exceptions, même si le guitariste peine un peu à remplir à lui seul une mission habituellement dévolue à un duo. Vortex est juste magique et transporte Ad Astra le public, très présent, très réactif. Devant un tel accueil, il est annoncé que le groupe souhaite revenir, et c’est tant mieux, en espérant un set en salle.

Orion : Voila peut être le groupe que j’attendais le plus de ce festival. Ca fait bien sept ans que j’écoute les albums des Norvégiens avec la même passion. Je vais enfin pouvoir les voir en live et je ne vais pas être déçu d’être venu. Malgré un son brouillon, Arcturus délivrera un show quasi-parfait (il ne manquait que « Hibernation Sickness Complete » pour me mettre tout nu). Rien que ce démarrage magique sur « Evacuation Code Deciphered » m’a tué. Quand je réécoute ce titre désormais, j’ai les larmes qui me viennent. Ce concert était grand sur tous les points surtout grâce à un Vortex qui m’a bluffé. J’ai beau adoré son chant sur CD, j’émettais quelques doutes pour le live. Des doutes balayés par son talent aussi bien quand il chante les morceaux de Garm que quand il s’essaye au Black Metal. Il poussera même le vice à chanter les envolées féminines de « Shipwrecked Frontier Pioneer » avec une aisance incroyable. Merveilleux. Arcturus a donné LE concert du festival.

Setlist :
Evacuation Code Deciphered
Ad Absurdum
Nightmare Heaven
Deception Genesis
Alone
The Chaos Path
Master Of Disguise
Shipwrecked Frontier Pioneer
Raudt Og Svart
 

Ozzy Osbourne & Friends 
Main Stage 01
23:10 > 00:55

Caacrinolas : On y arrive, le gros sujet de controverse du week end. On le sait Black Sabbath était prévu à la base mais cette saloperie de crabe passant par là et affaiblissant MR Iommi, c’est une version renforcée d’Ozzy Osbourne intitulé « Ozzy And Friends » (oui ça fait très série pour enfant dis comme ça) qui était en charge de faire digéré au plus grand nombre ce coup du destin. Et alors qu’on était en droit de s’attendre à une set list essentiellement composé de Black Sab les premières set list du groupe nous ont démontrés qu’il ne s’agissait ni plus ni moins que du même set qu’on avait pu voir l’an dernier, avec excusez du peu la présence de Zakk Wylde, Slash et Geezer Butler. Oui mais voilà, nous refoutre une deuxième année de suite la même tête d’affiche pour les raisons que l’on connaît passe encore, qu’ils nous jouent des titres de sa carrière solo je veux bien. Mais qu’on en arrive à un concert de…10 titres avec à peine la moitié de Black Sab c’est purement du foutage de gueule. Alors oui on peut me dire qu’Ozzy était malade où ce que vous voulez je veux bien le croire, mais avoir un tel concert là où l’on aurait pu avoir Black Sabbath à la place (et encore Sans Bill Ward…Merci les $$) j’estime qu’on est en droit d’être déçu. Et je ne parlerais même pas de la prestation des guests qui s’est révélé pour le moins anecdotique.

Shawn : Il faut le reconnaitre, avoir vu Black Sabbath à l'affiche du Hellfest lors des premières annonces, ça en avait fait bander plus d'un ... Seulement, nos anglais ne sont plus tous jeunes et l'absence de Tony Iommi pour cause de cancer lymphatique s'est transformé en "Ozzy & Friends". Même si annoncé comme ça, on a l'impression d'avoir un spectacle pour enfant au Zenith du style "Franklin et ses amis" ou "Oui-oui et tous ses amis", je dois reconnaitre que personnellement la perspective de voir Ozzy sur scène avec Zakk Wylde m'enchantait particulièrement. C'est donc plein d'espoir avec les yeux d'un gamin à Noel que je scrute la MainStage ...

Grand mal m'en a pris ... Je serai clair, cash et direct : j'me suis fait chier, mais royalement. Autant le concert d'Ozzy de l'an dernier m'avait bluffé (même si scéniquement le bougre n'est plus que l'ombre de lui même), autant là, c'était sérieusement mou. Alors certes, il pleuvait des cordes, curieusement après une journée qui a été la plus ensoleillée du festival, mais la pluie à elle seule n'explique pas tout. On m'argumentera que Ozzy était malade, et effectiement les tremolo dans la voix laissent imaginer que le Prince des Tenebres a pris froid.

Le début du set ressemblait trait pour trait au concert de l'an passé, les mêmes gimmicks, les mêmes titres, qui font toujours plaisir à entendre, mais qui montre l'automatisme des musiciens ... Et que dire de l'entrée en scène de Geezer Butler, de Slash ou encore de Zakk ... Pour ma part, l'effet d'un véritable soufflet. Personne ne semble convaincu, tout le monde se regarde dans le blanc des yeux et semble se demander ce qu'il fout là ... Un énooooorme gachi pour un show qui aurai pu être dantesque avec un supplément d'âme et qui se retrouve comme LA déception ultime du Hellfest ... Quand en plus on sait qu'Ozzy a quitté la scène 30 minutes avant l'horaire prévue à cause de la pluie et de sa voix, on se dit qu'on est vraiment passé à coté de quelque chose ... Déception.

Setlist :
Bark at the Moon (Ozzy / Blasko / Gus G. / Tommy Clufetos)
Mr. Crowley (Ozzy / Blasko / Gus G. / Tommy Clufetos)
Suicide Solution (Ozzy / Blasko / Gus G. / Tommy Clufetos)
Shot in the Dark (Ozzy / Blasko / Gus G. / Tommy Clufetos)
Rat Salad (Black Sabbath song)(Ozzy / Blasko / Gus G. / Tommy Clufetos)
Iron Man (Black Sabbath song) (Ozzy / Slash / Gus G. / Geezer Butler / Tommy Clufetos)
War Pigs (Black Sabbath song)(Ozzy / Slash / Gus G. / Geezer Butler / Tommy Clufetos)
N.I.B. (Black Sabbath song)(Ozzy / Slash / Gus G. / Geezer Butler / Tommy Clufetos)
Crazy Train (Ozzy / Zakk Wylde / Blasko / Tommy Clufetos)
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Paranoid (Black Sabbath song) (All)
 

Children Of Bodom 
Altar
23:30 > 00:30

Eternalis : Dernier groupe du festival à jouer sur la Altar, les finlandais étaient attendus par une frange assez importante de jeunes qui ont probablement du découvrir le metal extrême avec le nain blond virtuose jouant aussi vite qu’il ne balance de « fuck » dans une phrase (il ne dérogera d’ailleurs pas à sa réputation ce soir). Dans un décor traditionnel du groupe (le « COBHC » du groupe pour « Children of Bodom Hate Crew », une voiture entre la batterie et le claviers de Janne Warman) et des lights très rougeoyants, les finnois surprennent d’entrée de jeu en débutant avec « WarHeart » qui ravit le public. « Hate Me » enchaine et le pit commence à se faire plus compact et remuant. Le groupe, rodé de chez rodé, tourne en roue libre et, avec une facilité déconcertante, assure sa musique hautement technique tout en bougeant, headbangant et communiquant avec la foule dans une dimension presque chorégraphié. Alexi Laiho pose toujours autant dès qu’un soli arrive, « flying V » sur la cuisse et dévalant les notes tout en jetant des regards et des clins d’œil malin aux photographes.

En roue libre, mais pas blasés, car c’est avec naturel que le blond se prend au jeu du public, se coiffant d’un chapeau mexicain lancé de la foule ou buvant dans une fiole qui contenait on ne sait quel breuvage (« Putain que c’est fort » commentera Alexi en crachant ce qu’il venait d’ingurgiter). Mais trève de plaisanterie, le groupe enchaine les pièces magistrales que sont « Silent Night, Bodom Night » et le génial « Needled 24/7 » malgré, il le faut préciser, un son vraiment trop fort (impossible sans bouchons) et un clavier qui, quand il n’était pas soliste ou mis en avant, n’était pas toujours audible.

On remarque une grosse majorité de vieux morceaux et un seul des trois derniers (« In Your Face », « Blooddrunk » et « Shovel Knockout » que j’ai trouvé, personnellement, méconnaissable), comme un aveu du désamour des albums plus récents. Car il faut avouer que l’accueil qui a été réservé à d’autres titres comme les magnifiques « Everytime I Die » (superbe prestation d’Alexi au niveau du chant sur celle-là) ou « Angels Don’t Kill » montrent clairement que la tournure prise depuis « Are You Dead Yet ? » (que j’adore pourtant) a divisé les fans. « Downfall » et l’énorme « Hate Crew Deathroll » continueront d’affluer en ce sens tant le concert se termine face à un public réceptif et envouté, le vocaliste nous faisant comme traditionnellement chanté lors du break de cet ultime morceau.
Pas le show du festival, mais un moment honnête et sympathique, avec des musiciens se donnant même si un certain manque de spontaneïté peut parfois se faire sentir (Janne se faisant tellement chier parfois qu’il va chercher un verre et le filer Jaska, ou jouant tranquilou tout en buvant…). Reste que le choix de la setlist ne laisse personne indifférent et laisse penser que, peut-être, le message est-il passé.

Michaël : Après plus d’une heure d’attente à l’entrée du pit photo pendant qu’Arcturus joue sur le TempleChildren of Bodom entre en scène devant un public relativement compact dans la première partie de fosse. L’on ne sait néanmoins si le public était majoritairement composé de fans ou de badauds venus profiter d’un toit compte tenu de la pluie qui se met à tomber en trombe. Le groupe commence son set d’une heure par … Warheart. Qui l’eut cru ? Si je n’avais pas pris le soin d’aller sur setlist.fm avant le concert pour me faire une idée de ce qui allait m’être présenté je n’en aurais pas cru mes oreilles. Une claque merveilleuse que de commencer par ce titre somptueux mais trop souvent oublié par Alexi et consorts.

A peine remis, le groupe enchaîne avec Hate me ! et Silent Night Bodom Night qui demeurent des valeurs surs en live. Particulièrement cette dernière qui semble faire bouger la fosse comme il se doit malgré la fatigue et le taux d’alcoolémie de certains qui semblent atteindre des sommets en cette fin de festival. Je me glisse alors au beau milieu de la tente sans trop de problème. Et je constate, avec étonnement, qu’il y a beaucoup plus de fans du groupe que je ne pensais même si bon nombre de spectateurs vont fuir la tente au fur et à mesure que la pluie décroit. C’est alors que COB nous propose l’unique titre issu de son dernier opus qu’elle jouera ce soir, pour mon plus grand plaisir, à savoir Shovel Knockout. Si je n’ai pas tellement aimé « RRR », Shovel ne passe finalement pas si mal que ça en live, même si j’aurais préféré un Roundtrip to Hell and Back.

Alexi communique un peu plus avec le public qu’à l’accoutumé, en s’arrêtant même pour porter un chapeau lancé sur la scène où goûter une fiole d’alcool qu’il s’empresse de recracher tout en précisant « What the fuck was this fucking shit ! It was fucking strong ! ». Une petite pause avant de se prendre un enchainement Needled 24/7 / Everytime I die sur le rable ! J’en profite alors pour préciser que le son était globalement très bon. Si, comme à l’accoutumée, le son de clavier était assez proéminent dans les doubles soli venant un tantinet éclipser a guitare, les balances étaient très bonnes (sur le côté comme au centre de la tente) entre la basse, batterie et guitares.

Belle surprise du soir, le groupe enchaine avec un titre de Something Wild à savoir Deadnight Warrior. un peu moins de connaisseurs, et je passe pour un con à chanter à tue tête avec le peu de voix – cassée - qui me reste en cette fin de festival. Malgré le peu d‘amour que je porte à Blooddrunk, son enchainement avec In your face aura eu le mérite de faire bouger la foule des premiers rangs qui, jusque là, était restée assez calme. Non pas que le show n’était pas énergique, mais plutôt compte tenu de l’extrême fatigue sur le visage de tous.
Angel’s dont kill et son rythme plus lent étant venu à point nommer pour mes cervicales et un public qui en profite pour souffler un peu après une telle déferlante d’énergie et de notes. S’en suit la brillante Downfall qui semble remporter le suffrage du public (et le mien).

Quelques jours auparavant, Bodom avait joué un rappel avec Sixpounder et Hate Crew Deathroll, je m’attendais donc au même sort, avec délectation tant cette première est rarement jouée depuis 2005. Malheureusement seule cette seconde sera jouée. Alexi invitant comme il sait si bien le faire, le public à chanter le refrain fédérateur du Hate Crew. Après quelques remerciements le groupe s’en va, laissant la douce sensation d’un concert réussi. De vieux titres toujours aussi bons, et quelques nouveaux titres (en minorité, il faut le dire) pour un cocktail détonnant. Une set-list qui me convient parfaitement même si l’on peut toujours chipoter. Un excellent moment pour les fans, et, à en croire les regards et les attitudes sous la tente, pour bon nombre.

Orion Sunn O))) met du temps à se préparer et au loin j’entends Children Of Bodom commencer son show. Tiens ce titre me dit quelque chose… Mais c’est « Warheart » ! Et me voila à courir sous la pluie pour rejoindre la scène de l’Altar et à me dandiner comme un con devant le groupe qui enchainera avec « Hate Me ». Par contre après ce sera rideau pour moi. Même si je reviendrai plus tard me délecter d’un « Downfall » qui fait toujours son petit effet sur ma personne. Si seulement le groupe pouvait recomposer des titres de cette trempe…
 

Setlist :
Warheart
Hate Me!
Needled 24/7
Silent Night, Bodom Night
Everytime I Die
Shovel Knockout
Deadnight Warrior
Blooddrunk
In Your Face
Angels Don't Kill
Downfall
Hate Crew Deathroll

SunnO))) 
Valley
23:30 > 00:30

Caacrinolas : Que l’on soit clair, les rumeurs sur ce groupe m’ont toujours fait marré, les « ouais des mecs saignaient des oreilles » « j’ai vu un mec rentrer en crise d’épilepsie devant moi » etc pour moi c’était du pipeau, jusqu'à ce concert. C’est donc innocemment que je me suis aventuré dans une Valley dix fois trop petite pour un groupe de cette trempe là et que finalement j’ai compris… Sunn O)) n’est pas un simple groupe pour hipster bobo à barbe. Non c’est avant tout une expérience, une expérience au cours du quel on se retrouve transporté de haut de bas, de gauche à droite. Pour tout dire j’ai du sortir pour m’apercevoir qu’il y’avait un chant…un chant assuré qui plus est par Attila. Un moment hors du commun que je serais tenté de recommencer dans de meilleures conditions. Quoi qu’ils en soient je suis resté bien 10 minutes complètement hagard sous la pluie avec leur connerie.

Hraesvelg : LE truc marrant : certainement le groupe (après King Diamond) a avoir eu le meilleur son ... un comble pour du bruit. Franchement, les premières dizaine de minutes m'ont paru looooooooooongue, à attendre qu'il se passe un truc, que ça décolle vraiment, à observer -jaloux sur les bords- les mecs partis en transe. Et puis, soudain … Attila ! Un truc quand même à presque regretter de pas toucher à la came, ce concept de deux concerts en un.

Orion : Je voulais une fois dans ma vie voir ce que ça faisait sur scène ce groupe dont tout le monde parle en bien ou en mal. Bon voir c'est vite dit car je ne verrai pas grand-chose tant il y a de brouillard sur scène. Enfin, je crois que placer ce groupe en fin de festival n’est pas très opportun tant la fatigue l’emporte sur la volonté de rentrer dans ce show si étrange à coup de notes jouées à intervalles réguliers de deux minutes.

Lamb Of God 
Main Stage 02
01:00 > 02:00

87 : C’est à une heure plus que tardive, face à un public diminué numériquement et physiquement, que Lamb of God investi les planches de la Main Stage 1, sous une pluie battante. Tout le monde est lessivé, rincé au propre comme au figuré et pourtant, pourtant ce fût l’un des concerts absolument parfaits pour conclure ce festival copieux à bien des égards. Lamb of God a donné un set incroyable, énergique comme jamais à la set-list imparable, ne misant pas (à ma grande satisfaction) sur les morceaux de son dernier album Resolution mais plutôt sur les titres les plus efficaces mais aussi les plus cultes de sa discographie. Contre toute attente, le concert de Lamb of God a été l’ultime injection d’adrénaline, ton dernier coup de boost avant de conclure le fest, là où tu t'attendais à être à pas plus de deux de tension. Randy Blythe, frontman au charisme édifiant a d’ailleurs bien insisté sur le point que c’était là le dernier concert du dernier jour du festival, et nous a invité à célébrer cette clôture en bonne et due forme. Ne manquant pas de remercier le public présent, reconnaissant la difficulté des conditions, c’est à une immense communion à laquelle nous avons assisté, le public était réactif, tout comme le groupe, heureux d’être là, impeccable techniquement. Largement dans mon top 3 des concerts de cette édition 2012. Gigantesque.

John : Après une annulation en 2007, Lamb Of God allait enfin se produire au Hellfest ! C’est sous une pluie battante qui s’abattra même sur scène que les américains se sont produits avec rage. Si le concert au Trabendo pour la tournée promotionnelle de « Wrath » m’avait tout de même laissé un peu sur ma faim, là j’aurai prit une énorme baffe. Le groupe est déchainé comme jamais à l’image de son chanteur Randy Blythe, intenable, qui donne tout ce qu’il a dans le ventre, bien conscient du courage du public qui est présent en masse malgré la pluie et l’heure tardive.

Avec un son parfait, limpide et pas trop fort, un public qui s’adonne à un air guitar intense, Lamb Of God livre un set best-of très efficace avec des excellents « Now You’ve Got Something To Die For » ou autre « Walk With Me In Hell ». A croire que la pluie finalement nous offre des concerts magiques tout comme le fût Emperor en 2007, sous des trombes d’eaux. Lamb Of God clôture ce festival de la plus belle des manières même si sur un plan personnel j’ai pleuré quant à l’absence d’un « 11th Hour ».

Michaël : Il est Minuit 45, il déluge et la fosse ne s’étend plus que jusqu’aux techniciens sons et lumière. Ce qui est déjà pas mal pour cette heure tardive, le dernier jour de festival et sous un torrent de pluie. Décidemment, Lamb of God qui avait du annulé en raison des conditions atmosphériques au Hellfest 2007 n’a pas de chance.

C’est d’ailleurs à trois reprises que le groupe nous a remercié pour notre présence et nous a indiqué être des True hardcore metalheads pour être resté dans ces conditions. Il faut dire aussi, que Lamb of God, à l’instar de Machine Head la veille, a bénéficié d’un son incroyablement puissant tout en étant très clair. Nulle besoin de boules quiès pour ne pas être sourd pendant 5 jours. Un public majoritairement composé de fans mais aussi de beaucoup de curieux qui n’auront pas manqué d’entonner en cœur les refrains de Now you’ve got something to die for ou bien encore Walk with me in hell. La plus efficace demeurant l’indétrônable Redneck qui aura arraché le cuir chevelu de bons nombres restés jusqu’à la fin d’un set riche et intense. Le groupe nous gratifiera même de Desolation et Ghost Walking de leur dernier opus Resolution.

C’est le genre de moment irréel où l’on aurait envie de rester encore des heures. Alors que les lumières s’éteignent sur scène je me rends doucement compte que, d’une part, il s’agit de la fin du Hellfest, mais surtout, d’autre part, que je venais de vivre ce qui allait marquer cette édition 2012. Lamb of God avait un son excellent, une puissance incroyable avec un Randy Blythe communicatif, souriant et visiblement heureux d’être là. Je suis content de voir que la foule est restée pour ce dernier concert malgré la concurrence de Dimmu Borgir et je doute que certains d’entre eux conserveront de quelconques regrets.

Probablement un de mes meilleurs concerts, tous Hellfest confondus.

Shawn : Après la douche froide du show écourté d'Ozzy, la question est posée. Il reste 45 minutes à attendre que Lamb Of God arrive. La zone VIP est bondée donc impossible d'y aller. Si je rentre au camping, j'y repartirai pas. Sous les tentes, Biohazard et Dimmu, ça ne m'intéresse que moyennement, et il pleut. Le choix n'a pas été facile, mais rester sur place à attendre Lamb Of God m'est apparu comme la solution la plus évidente. D'une part parce que je n'avais jusqu'alors jamais eu l'occasion de voir la troupe de Richmond en live, aussi bien en salle qu'en festival et les louper aurait été un pur blasphème.

Il apparaitra assez rapidement que la foule est assez clairsemé, il est 1h du matin, le troisième et dernier jour du festival, il pleut comme vache qui pisse, et la tête d'affiche est passée. Comme nous le fera remarquer à plusieurs reprise Randy, ceux qui sont restés dans des conditions pareilles sont des die-hard fan et le groupe s'est démené pour leur offrir le meilleur concert possible. Une pure claque, alors que tout espoir de bon concert s'était envolé avec Ozzy, Lamb Of God nous a offert la meilleur fin de festival possible. Circle pit dans la boue, son ultra puissant et très clair malgré la pluie, une volonté d'envoyer du lourd rappellant Wall Of Jericho plus tot dans la journée, tel est la recette du groupe.

Quand on voit la setlist, on ne peut que se réjouir avec des hymnes retraçant le parcourt et les albums du groupe. Du groovy Redneck à Ghost Walking du dernier album ou avec des titres plus directs comme Laid to Rest ou Black LabelLamb Of God a achevé le festival de la plus belle manière qu'il soit. Loué soit les agneaux de dieux, qui même sous la pluie nous ont permis de voir le chemin menant à la Vérité et au pur son d'enculé. Amen !
 

Setlist :
Desolation
Ghost Walking
Walk With Me in Hell
Set to Fail
Now You've Got Something to Die For
Ruin
Hourglass
The Undertow
Contractor
Laid to Rest
Redneck
Black Label
 

Dimmu Borgir 
Temple
01:00 > 02:00

Caacrinolas : Bon c’est une surprise pour personne, Dimmu Borgir à longtemps été mon groupe favori, et force est de constater qu’il a malgré tout su conserver une place particulière dans mon cœur. Alors quand vient la rumeur d’avoir « Enthrone Darkness Triumphant » en entier mon palpitant en à pris un coup.
Imaginez seulement ma tête quand le groupe à débarquer sur… « Mourning Palace » Purée ca y est je vais ENFIN voir des titres comme « Relinquishement Of Spirit And Flesh » ou « Entrance ». La présence de « Spellbound » juste après n’a fait qu’accentuer mon état et alors que j’attendais « In Death’s Embrace » je tombe sur… « Vresdesbyrd ». J’ai beau adoré ce morceau je vous raconte pas l’ascenseur émotionnel que je me suis pris dans la gueule… Passé cette grosse déception je tiens tout de même à dire que le groupe à vraiment pris du poil de la bête depuis les concerts ultra décevants de 2007.
Le changement de line-up à semble t’il redonné une nouvelle jeunesse au groupe même si Galder est toujours aussi insupportable sur scène. Alors oui les passages en chant clair habituellement chantées par Vortex et qui sont là samplés ne sont pas du meilleur effet mais qu’importe les Norvégiens m’ont donné ce que je voulais et c’est une très belle façon d’achever un Hellfest encore une fois très bon d’un point de vue musical

Eternalis : dernier groupe à jouer sur la Temple (avec Sunno))) et Lamb of God en même temps), Dimmu Borgir a clôturé cette magnifique édition par une prestation sans faille.
Une fois passé la surprise de découvrir un Silenoz aussi chauve que Galder, les norvégiens ont enchainé leur black metal symphonique de haute volée sans fausse note, ouvrant le concert sur « Mourning Palace » et « Spellbound (by the Devil » pour honorer les quinze ans de « Enthrone Darkness Triumphant ». S’ensuivirent le mémorable « King of the Carnival Creation » à la batterie supersonique et superbement chanté par Shagrath, puis un « Vredesbyrd » hautement mélodique très symptomatique de « Death Cult Armageddon ». Les lights sont très beaux et classieux et permettent au groupe d’installer une belle ambiance, sombre mais très live, sans se cacher derrière des effets de style. Pour ceux qui auraient pu douter du dernier opus sur scène tant il est symphonique, les norvégiens ont répondu de façon impressionnante en enchainant (et sans samples, joué uniquement aux claviers…félicitations au monsieur derrière ses trois instruments) « Dimmu Borgir », le génial « Ritualist » avec l’intervention samplée évidemment de Snowy Shaw ainsi qu’un « Gateways » déjà culte et classique des setlist.
« Puritania » prendra une dimension plus incantatoire et sombre, avant que « The Serpentine Offering » ne vienne imposer sa grandeur naturelle avant que le combo ne sorte sur l’évident « Progenies of the Great Apocalypse ».
Dimmu Borgir a fait un superbe concert et terminé une bien belle édition de 2012 qui restera mémorable sur bien des points.

Orion : Un excellent concert au Hellfest, c’est celui qui te fait oublier que tu as mal aux jambes. Visiblement, le show de Dimmu Borgir n’était pas de cette trempe puisque je me suis éclipsé à la moitié du set pour aller vite m’allonger dans ma tente. Pourtant tout avait parfaitement commencé avec un combo « Mouning Palace », « Spellbound (By The Devil »), « Vredesbyrd » et « Kings Of The Carnival Creation » (avec le chant clair de Vortex samplé et chanté en playback par Shagrath…). Tout était bien joué mais ça manquait d’âme pour me maintenir concentré tout du long. Au revoir Hellfest 2012

Setlist :
Mourning Palace
Spellbound (By the Devil)
Vredesbyrd
Kings of the Carnival Creation
Dimmu Borgir
Ritualist
Gateways
Puritania
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The Serpentine Offering
Progenies Of The Great Apocalypse