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samedi 22 juin 2013

Hellfest 2013 - Samedi (jour 2)

Open air - Clisson

U-Zine

U-zine.org, webzine musical metal actif entre 2004 et 2015. Fermé en 2015 suite à sa fusion avec 2Guys1TV, ses articles (chroniques, live-report, interview, dossiers, ...) sont désormais disponibles directement sur Horns Up via ce compte !

SAMEDI 22 JUIN

Liste des groupes commentés :

Skindred - Hell Militia - Regarde Les Hommes Tomber - Attentat Rock - T.A.N.K. - Asking Alexandria - The Secret - Dead Congregation - P.O.D. - Monstrosity - Coal Chamber - Equilibrium - 3 Doors Down - The Old Dead Tree - Parkway Drive - Kampfar - Witchcraft - Down - Sinister - A Day To Remember - Karma To Burn - Accept - Belphegor - Red Fang - Papa Roach - ZZ Top - Manilla Road - Bullet For My Valentine - Candlemass - Kiss - Immortal - Korn - Morbid Angel

Skindred 

Main Stage 02
10:30 > 11:00

David : Y’a toujours un groupe ou deux par fest qui m’attire uniquement par curiosité : Skindred, qui pratique le « ragga-metal », fait partie de ceux-là. Et dès 10h30 le matin (qui pour rappel fut la journée la plus remplie niveau spectateurs) je me rends compte que je ne suis pas le seul curieux à avoir été attiré par ce mélange étonnant. Skindred arrivera plus tard que prévu avec son gros black rasta de frontman, Benji Webbe. Et finalement, la surprise va opérer et les titres comme « Macklemore», « Kill The Power » ou « Pressure » vont faire sauter la foule en un rien de temps ! Au final, musicalement, ça s’apparente plus à un neo-metal classique dont on aurait rajouté du chant ragga. Classique oui, mais efficace. Le groupe se débrouille super bien pour rallier le public à sa cause, et le chanteur, en plus de bien assurer de son organe, harangue sans arrêt le public, le chambrant même légèrement quand ce dernier se met à réagir sur un sample digne de Skyrock qui avait été lancé en intro de « Macklemore ». La bonne humeur était fortement présente en cette matinée, et ça fait du bien !

Hell Militia 
Temple
10:30 > 11:00

Caacrinolas : Il fallait se lever tot en ce samedi matin pour voir le premier groupe intéréssant, et cerise sur le gateau le plaisir (et le dilemne) était doublé puisqu'Hell Militia jouait en même temps que la nouvelle sensation du moment Regarde les hommes tomber.

C'est durant leur deuxième moitié de set que j'ai pu apprécier la nouvelle mouture live d'Hell Militia puisqu'après les départs de Meyhnach et Hellsukkubus il s'agissait là du premier passage en France du groupe avec S. à la basse et RSDX au chant.
Premier constat : RSDX remplace largement bien son prédécesseur. Tant scéniquement que vocalement. Au niveau du son grosse performance également d'autant plus qu'il s'agissait là du premier concert de la journée. Comme quoi pas besoin de jouer de nuit pour réussir a installer une ambiance. La petite reprise de GG Allin en compagnie de BST (AntaeusAosoth) Silmaeth (Satyricon) et Blackmass de Season Of Mist (oui oui) aura été la cerise sur le gateau d'un set parfait pour commencer la journée.

Hraesvelg : Putain, un groupe aussi malsain dès le matin, y a pas, ça met sur de bons rails ! A ma grande honte, c’est typiquement le groupe dont j’avais entendu le plus grand bien mais sur lequel je ne me suis pas encore sérieusement penché … mais au final je ne pense pas que ne pas connaître par cœur les morceaux m’ait été si préjudiciable que ça : l’ambiance est posée dès les premières notes et me rappelle, toutes proportions gardées, Aosoth le dimanche matin de l’année dernière, non pas par la musique mais par la remarquable capacité à mettre de suite le public dans un état qui lui fait oublier qu’il fait plein jour et que l’on est sous un chapiteau de cirque. De plus je trouve la chanteur moins maniéré, et vraiment captivant dans le registre possédé par ce qu’il chante alors même qu’il semblerait n’avoir intégré les rangs du combo que très récemment … La section rythmique est tout bonnement impitoyable, avec là aussi un bassiste intégré récemment. Impressionnant de voir la capacité de certains musiciens à retranscrire, et donc à s’approprier, un registre qui n’est pas forcément le leur. Si en début de set plane l’ombre de Watain (à cause du chant ?), celle-ci est bien vite absorbée par les ténèbres déversées par le groupe ! Un grand moment qui m’a mis dans un tel état que, ne voulant pas reproduire la mauvaise blague des suites d’ Absu, j’ai zappé bon nombre des groupes suivants, dont pourtant Dead Congregation faisait partie, afin de garder le plus longtemps en moi la flamme allumée par Hell Militia. A revivre en salle !

Schifeul : Samedi matin, 10h30, encore la tête dans le fion et mon seul réel dilemme du fest se pose : Hell Militia sous la Temple ou Regarde Les Hommes Tomber sous la Valley ? Comme je ne trouve pas d'intérêt à me faire des moitiés de sets lors de chevauchements, (aux chiottes la tiédeur) je décide finalement d'opter pour Hell Militia, étant donné que les deux dernières fois où j'ai voulu les voir, je me suis pris des annulations dans la tronche, je me dirige donc vers la Temple. Hell Militia ouvre donc cette journée devant un parterre vraiment peu fourni, et au vue du nombre massif de personne qui viendra remplir la Temple, il est vraiment nécessaire que les orga pensent à ouvrir les portes plus tôt ! Ouvrir à 10h20 pour des concerts à 10h30, c'est juste pas possible! Hell Militia donc, qui va nous servir durant 30 min son excellent Black Metal. Bon, je ne sais pas à quoi ressemblait Meyhna'ch en live, mais le nouveau chanteur assure vraiment pas mal ! Le concert se termine bien sur la reprise de GG Alin Shoot, Knife, Strangle, Beat And Crucify où on nous avait fait miroiter en rumeur la présence de E. de Watain en guest. Bon, pour le coup, on s'est bien fait blouser, mais même si je ne sais plus qui a chanté le titre avec eux, je me rappelle par contre parfaitement que ce fût la tuerie !


Regarde Les Hommes Tomber 
Valley
10:30 > 11:00

Caacrinolas : Foutre RLHT en même temps qu'Hell Militia c'était quand même pas l'idée du siecle, cela dit le groupe nantais aura profité de l'horaire matinal pour procéder à de vrais balances et ainsi avoir un son proche de la perfection. Parfait pour apprécier comme il se doit leur Black/Sludge des plus efficaces. Ce groupe là fera quoi qu'il en soit parler de lui dans les mois à venir, et si leur carrière est aussi réussi que ce live, on pourrait bien les retrouver du coté de la Temple cette fois ci quelques années plus tard.

John : Il est 10h30 du matin, mais bien obligé d’aller soutenir les amis, je me retrouve la tête embourbée contre la barrière de la Valley. Grand bien m’a fait car ce fût une réelle baffe et ce n’est pas le public qui a rempli la Valley tout au long de leur set qui me contredira. Les Nantais ont pu bénéficier de temps pour s’installer et peaufiner le son qui sera puissant et lourd. C’est sur « I. Prelude » que le quintet rentre sûr scène, rejoint au dernier moment par son chanteur. « Wanderer Of Eternity » s’enchaîne et posera les bases d’une prestation solide menée par les deux guitaristes totalement possédés. U. au chant vit la musique comme jamais et hurle dans son micro comme s’il pouvait ressortir toute sa haine en lui. Un beau moment, celui qui fait que je ne regrette pas de m’être levé et qui confirme ce que je pensais, on n’a pas fini d’entendre parler de la formation Nantaise, bravo, j’ai été bluffé.

Shawn : Annoncé un peu à la dernière minute, et profitant de l'ouverture sur la scène locale (et p'tet un peu de leurs relations avec les 2Guys1TV), voici donc une valeur montante dont j'entends parler depuis quelques mois déjà : Regarde les Hommes Tomber. Etant là en tant que curieux, aucune attente, et je dois reconnaitre que le groupe m'a surpris par sa maturité. Une musique moderne, très travaillée, ultra lourde et poisseuse, mené par un leader haut en couleur donnant tout ce qu'il a en beuglant dans le micro. Gros coup de coeur !

Setlist:
Prelude
Wanderer of Eternity
Ov Flames, Flesh and Sins
A Thousand Years of Servitude
The Fall

Attentat Rock 
Main Stage 01
11:05 > 11:35

Michaël : Levé de bon matin, je me suis senti obligé d'aller écouter un groupe avec un nom si drôle. Au final, un rock sans prétention avec des mecs qui ont le sourire et... et... UNE COUPE MULET. Comment résister à ça ? Pas du tout ma came mais cela fait toujours plaisir de voir un groupe (de quinquagénaire) français sur la main stage.

Les titres très hard rock du groupe comme le Gang des saigneurs ou Heavy métal font leur petit effet sur scène. Bref, une bonne surprise pour ce groupe formé il y a plus de 30 ans !

T.A.N.K. 
Altar
11:05 > 11:35

Michaël : Il est tôt, très tôt. Passer si tôt dans un festival sur trois jours c’est compliqué. Malgré tout, j’ai été assez surpris par le public qui est quand même venu voir T.A.N.K. ce samedi matin. Il est vrai qu’un groupe français fait toujours plaisir à voir. Et la prestation des franciliens a fait pas mal bougé l’Altar malgré l’heure. Un groupe pas toujours très mobile malgré la prestation de Raf qui bouge beaucoup, mais dont l'énergie est vraiment intéressante.

Le groupe, après une courte intro, débute sur le titre The Raven's cry. Très efficace, les guitaristes headbanguent de manière synchrone et Raf s'égosille devant un public très réceptif malgré l'heure. Les titres s'enchainent à toute vitesse (set de 30 min oblige...) avec Inhaled et T.A.N.K. 09. Une belle puissance, un peu de communication avec le public et surtout un son relativement correct, ce qui est loin d'avoir été toujours le cas durant ces 3 jours sus l'Altar...

On aura même eu le droit à un wall of death sur le titre des franciliens Beautiful Agony. Les mecs étaient vraiment plus réveillés que moi. Bref, pour faire simple, une bonne mise en bouche bien que je n’adhérais pas toujours à leur death par le passé.

Setlist :
(Intro)
- The Raven's Cry
- Inhaled
- T.A.N.K. '09
- Beautiful Agony
- Brother in Arms
 

Asking Alexandria 
Main Stage 02
11:40 > 12:10

Michaël : Asking Alexandria c’est le genre de groupe qui ne peut que faire débat. Pour faire simple, un style émo/metalcore, un chanteur «bogoss » qui vient avec une veste de costume là où ces compères sont sapés comme des clodos. Et une musique metalcore très classique avec quelques passages en voix claire pour faire pleurer dans les chaumières. Après avoir dressé ce tableau pas très agréable, je dois dire que j’ai été plutôt surpris par la prestation du groupe. Loin d’avoir l’énergie ou le mouvement d’un Parkway Drive, le groupe a quand même délivré un show de qualité (avec un son très bon) et fait bougé les quelques fans présents. Je pense que je vais devoir me pencher un peu plus sur le groupe pour voir ce qu’ils ont réellement dans le ventre, en faisant abstraction de l’image du groupe.

Setlist:
Welcome
Closure
Breathless
A Prophecy
The Final Episode (Let's Change the Channel)
To the Stage
Reckless & Relentless
The Death of Me
Run Free

The Secret 
Temple
11:40 > 12:10

Michaël : Là je suis dans le dur. J’avais déjà écouté quelques titres de The Secret sans être pleinement convaincu par leur musique plutôt convenue. En live, l’impression est un peu la même. Les italiens parviennent à déchainer les foules sur quelques passages mais retombent vite dans un style assez routinier voire étrange. Pour preuve, ce passage de 2 minutes (et je n’exagère pas) où ils laissent sonner leur guitare, Marco Coslovich gardant le poing levé. Effet de style ou pas, le concert est plein de faux rythme et n’est clairement pas aidé par un son très médiocre. A revoir dans de meilleures conditions, donc.
 

Dead Congregation 
Altar
12:15 > 12:45

Caacrinolas : Les grecs de Dead Congragation en live c'est censé être un rouleau compresseur, le genre de truc qui t'éclate la gueule sans sommations. Seulement voila, comme une fois sur deux le groupe à joué de malchance et à hérité d'un son calamiteux. Nonobstant les conditions, Anastasis et les siens auront tentés de donner leur maximum, y compris sur la superbe Teeth Into Red mais rien n'y fera, le rendu final sera juste brouillon... A revoir.

John : Le premier album des grecs sorti en 2008 m’avait foutu une énorme baffe, j’attendais beaucoup de leur prestation et hélas le son vraiment brouillon de la Altar n’a pas joué en leur faveur. Si scéniquement ils en imposent, la bouillie qui sort des enceintes à totalement gâché mon plaisir, grosse déception.

P.O.D. 
Main Stage 02
12:50 > 13:30

John : Revival néo-metal aujourd’hui avec la présence de plusieurs groupes qui ont eu un énorme succès fin 90/début 2000. POD sont les premiers à jouer et dès le premier riff de « Boom » on se prend 10 ans en pleine gueule. Bon début de concert qui au final ne sera pas vraiment terrible, un son de guitare mollasson, interprétations approximatives (mon dieu ce carnage sur « Youth On The Nation ») et un Sonny bien à la peine au chant, dommage mais j’ai tout de même eu envie de ressortir mon baggy Tribal.

Setlist:
Boom
Set It Off
Murdered Love
Without Jah, Nothin'
Youth of the Nation
Babylon the Murderer
Southtown
Alive
What I Got
(Sublime cover)

Monstrosity 
Altar
13:35 > 14:15

Balin : Après avoir loupé Dead Congregation (déjà vu mais bon fait chier) comme un abruti à cause de diverses raisons, je ne cachait pas mon enthousiasme de voir pour la première fois le combo américain fouler les planches de la scène Altar en ce début d’après midi pluvieux. Ma joie sera pourtant de courte durée à cause du son déplorable dont souffrira la prestation du quintet du début à la fin. Alors oui, Mike Hrubovcak est un chanteur phénoménal, mais on ne l’entendra pas durant le premier morceau … Ca commence bien ! Les choses s’amélioreront quelque peu ensuite, même si les guitares auront du mal à se faire entendre durant l’ensemble du show. Chose vraiment énervante alors que les musiciens semblent réellement heureux d’être là et que la setlist est vraiment bien foutue. N’accrochant que moyennement aux dernières réalisations studio du groupe, la présence de Final Cremation tiré du monumental Imperial Doom ou encore la doublette Angel’s Venom/Perpetual War avait de quoi me faire frétiller. Un bon show donc, gâché par un son de merde. Ce n’est pas la première fois au Hellfest, mais quand même, fait chier.

Coal Chamber 
Main Stage 02
14:20 > 15:10

87 : Alors là, y a pas à dire, tout est question de rapport affectif. Si vous étiez de ceux qui étaient en âge d’écouter du metal mi/fin 90, et qu’à cette époque vous étiez des djeuns avec des baggies, des skates et des eastpack, nul doute que vous étiez au concert de Coal Chamber . J’étais de ceux-là, et à l’époque, pour voir Coal Chamber , fallait l’autorisation toujours refusée de ma môman. Pas de ça cette fois-ci et c’est donc à un retour direct en 1996 que Coal Chamber a proposé. Entrée en matière avec Loco, le set enchaînera les tubes qu’on lui connaît bien, sous la houlette d’un Dez Fafara survolté, particulièrement en voix cette année. Les musiciens se sont comportés comme des junkies (qu’ils doivent toujours être manifestement) : et vas-y que je te crache sur la caméra, et vas-y que je prends des postures démentes etc… Peu importe, le plaisir était bien là, les GROS riffs de Coal Chamber sont, y a pas à dire, supra efficaces, et le public (de trentenaires nostalgiques, du moins tout autour de moi) a pris un pied monstre sur ce concert que l’on aurait définitivement aimé plus long. SHHHHHHHHHHHHHHHHH. PULL !

Caacrinolas : Toujours rigolo de voir des reformations aussi peu crédibles, soyons honnete je doute fort que cette reformation de Coal Chamber ait eu lieu pour le fun et l'envie, et à en voir le foutoir ambulant sur scène on en vient a se dire que c'est juste inutile, foutage de gueule incessants envers les roadies, chant et morceaux approximatifs. Un grosse blague de 30 minutes qui n'ira même pas jusqu'au bout en raison de...Matériels déteriorés. ME LOCO qu'il disait...

Hraesvelg : Bon bah bonjour la claque quand le groupe attaque directement sur « Loco », et le retour en arrière style il me pousse un skate aux pieds. ‘tain, ça ne nous rajeunit pas, au contraire de Papy Dez (47 ans quand même) qui se donne bien sur scène et beugle comme à la bonne époque. Le batteur, qui il est vrai lui rend 10 ans, cogne vraiment comme une brute, dans un style très visuel, et passe son temps à faire gentiment tourner en bourrique son assistant, qui ne cesse de lui rapporter ses baguettes et de l’hydrater (LA Grande Klasse !). Gentiment aussi parcequ’il n’en va pas de même avec Meegs qui "s'amuse" à shooter son pied de micro et le matériel attaché dessus, qu’un pauvre assistant relèvera et ré-installera à chaque fois, le vibrion malfaisant mettant même à néant ses efforts d’un kick rageur, juste devant lui et alors qu’il venait à peine de terminer. Reste que mis à part son comportement, sa prestation est sans faute : les titres sont parfaitement exécutés, et son attitude sur scène, toujours en déplacement, crée une sacrée vie et dame même le pion à Dez. Ce qui également le cas pour leur « pas si nouvelle que ça » bassiste dont le jeu de scène est, comment dire, assez sexuel en fait ! Vêtue d’une longue robe dentelée, elle se fend de quelques tours sur elle-même qui sont franchement sensuels, ce qui contraste avec le son impressionnant et lourd qu’elle tire de son instrument. Le petit crachin qui s’est abattu sur la foule, et sur le groupe, n’a a aucun moment réussi à calmer les esprits : une prestation digne du combo et de son histoire, dont on aimerais qu’elle soit commune à toutes les reformations …

John : Arrivé à la moitié du set, les Américains ne m’ont pas vraiment convaincu. Un batteur et un guitariste aux attitudes agaçantes qui ont plus passé de temps à martyriser leurs roadies qu’à jouer les morceaux correctement. Dommage car Dez, comme à son habitude, était lui impeccable.

Setlist:
Loco
Big Truck
Fiend
Rowboat
Something Told Me
Drove
I
Dark Days
Oddity
Sway

Equilibrium 
Temple
14:20 > 15:10

Michaël : Equilibrium a un talent incontestable en live, celui de regrouper non pas les seuls fans de Pagan ou de Folk mais également de Death tant les lives sont plus « violents » que sur cd. Si vous ajoutez à cela un son pas terrile sur la Temple qui contraint à vraiment tendre l’oreille pour entendre les orchestrations, on a plus le droit à un show de death que de folk. Toujours est-il que c’est devant une foule assez compacte et un public vraiment acquis à leur cause que els allemands arrivent sur scène.

Premier constat, Robse dont l’anglais était très médiocre lors des dernières prestations et qui ne parvenait pas vraiment à communiquer avec le public a fait quelques efforts. Il communique mieux et plus. Il parvient lentement mais surement à détourner le regard du public du visage de Sandra Volkl.

Le groupe démarre sur Der Ewige Sieg que je ne trouve pas formidable sur CD mais qui a son effet en live. Il en va d'ailleurs de même de la plupart des titres de Rekreatur qui prennent toute leur dimension en live. Toutefois, la grosse surprise du jour est qu'Equilibrium va nous jouer l’intro et les premières minutes de Mana, la formidable instrumentale de l’album Sagas. Je ne savais même pas que le groupe jouait cette chanson en live. En tout cas je n’y avais jamais eu le droit lors des trois premières fois où je les ai vu. Tout aussi puissante que mélodique, elle chauffe à blanc le public à la fin d’une setlist qui en satisfit plus d’un : Blut im Auge, Unbesiegt et autres Met. Des tubes, rien que des tubes.

On pourra regretter l’absence de Ruf in den WindSnüffel ou Verrat (quoi, je suis fan de Sagas ?) mais ne faisons pas la fine bouche et attendons de revoir les allemands sur scène.

Setlist:
Der Ewige Sieg
Unter Der Eiche
Der Sturm
Verbrannte Erde
Blut im Auge
Heimwärts
Met
Mana
Unbesiegt

3 Doors Down 
Main Stage 01
15:15 > 16:05

John : Concert vu qu’en partie mais très bon set des américains. Alors oui c’est totalement cheesy et assumé, mais c’est bougrement efficace. A noter l’excellente interprétation de la ballade « Here Without You » qui m’a foutu la chair de poule. En attendant un éventuel passage en salle…

The Old Dead Tree 
Altar
15:15 > 16:05

David : Arrivé sous la Altar juste pour attendre Belphegor, me voilà face à The Old Dead Tree, groupe français qui a tout de même connu un certain succès il y a de cela quelques années. Le groupe avait auparavant splitté, mais a décidé de sortir cette année de sa « retraite »… pour une dernière fois. En effet, 2013 devrait être la dernière année d’activité de The Old Dead Tree, définitivement. L’occasion pour moi de ne pas aller me coucher idiot toute à l’heure.
Et même si le style pratiqué par les Parisiens est loin d’être dans mes cordes (je dirais du dark, à ambiances très mélodiques), je me suis laissé prendre par l’ambiance des titres joués. Les compos tiennent parfaitement la route, Manuel Munoz assure parfaitement au chant, que ce soit le chant clair (largement prédominant) comme les hurlements (rappelant Orphaned Land par moments). Les compos laissent transparaître une certaine émotion… Et côté son les ingés du Hellfest assurent encore une fois, ce qui facilitera grandement l’immersion. J’essaierai de les revoir s’ils passent dans le Nord cette année, histoire d’en profiter encore un peu…

Hraesvelg : Houlà !!! Venu tôt pour être bien place pour Kampfar, j’apprends du groupe lui-même qu’il sort de sa retraite … comment dire, fallait pas se donner cette peine, ni nous l’infliger : les morceaux sonnent creux, sont mous et le chant est franchement mal assuré pour qui se prétend jouer dans le style mélodique. On pourra toujours m’opposer que le grouper aurait pu être programmé sous une autre tente que la Altar, consacrée en grande partie au Death/Trash, soit devant un public plus adapté. Il paraîtrait que le groupe a interprété en intégralité son premier album pour en fêter le dixième anniversaire. Bien. J’ai le souvenir d’un groupe qui a joué hier des titres datant de 20 ans et qui étaient plus captivants. Reste à prendre mon mal en patiente mais je maintiens que la jonction des deux scènes, qui pouvait sembler être une bonne idée à l’origine, et qui fonctionne par moments à peu près bien, montre ici ses limites et pourrait être revue pour la prochaine édition.

Setlist:
We Cry As One
It Can’t Be!
How Could You?
Won’t Follow Him
It’s The Same For Everyone
Somewhere Else
Joy & Happiness
Transition
Quietly Kissing Death
All…
The Bathroom Monologue

 

Parkway Drive 
Main Stage 02
16:10 > 17:00

Michael : Parkway Drive est un groupe de metalcore australien. Jusque là, rien d’exceptionnel. Cependant, au contraire de bon nombre de groupes du genre qui finissent par lasser en live, leur musique est souvent plus riche tout en restant terriblement efficace. Franchement aidé par un leader plutôt charismatique et très tonique, le groupe va retourner la Main Stage 2 en bonne et due dorme. Crowd surfers à go-go, les riffs acérés des australiens font mouche. La prestation du groupe, tout sourire, atteint son apogée avec les deux « tubes » Dark Days et Home is for the Heartless qui ont été approuvé par mon cou. Pour résumer, tout à fait le genre de prestation que l’on attend d’un groupe de metalcore à cette heure là d’un festival. Nous retourner avec des riffs qui donnent envie de bouger pour tacher d’éliminer l’américain (à 7euros) que l’on vient d’enquiller. Mission accomplie.
 

Setlist:
Sparks
Old Ghost / New Regrets
Sleepwalker
Karma
Wild Eyes
Idols and Anchors
Dark Days
Deliver Me
Home is for the Heartless
Swing
Carrion

Kampfar 
Temple
16:10 > 17:00

Balin : Même si je dois avoué ne pas avoir aimé le dernier album de Kampfar, dénommé Mare, tout le reste de la discographie des norvégiens me parle vraiment. Et pour les avoir déjà vu deux fois en live, j’étais donc bien conscient de leur potentiel sur scène. Et je ne serais une fois de plus pas déçu. Un son assez bon, une setlist classique mais efficace, mêlant nouveaux morceaux (qui passent tout de même bien l’épreuve du live) et gros classiques (Troll, Dod Og Trolldom, Vettekult, Ravenheart …). Visiblement heureux d’être ici (le groupe ayant à priori décidé de ne faire qu’un seul festival cet été, le Hellfest), le quatuor mené par l’emblématique blondinet livrera un excellent show devant un public visiblement déjà conquis à sa cause.

Hraesvelg : Le groupe débarque en terrain conquis, conscient de l’estime que le public du Hellfest lui porte, et de nous expliquer qu’en plein travail de composition ils ont reçu une bonne douzaine de propositions et n’en ont accepté qu’une … nous voilà prévenus ! Le groupe transforme cette évidente pression en énergie et balance un set maîtrisé de bout en bout, au bémol près que le son de guitare ne rends pas du tout justice à la finesse des compositions. Reste que le groupe nous achève avec un « Ravenhart » envoyé plein pots par un Dolk en pleine possession de ses moyens, et qui remplace sans rougir un bon « Norse ». Mission accomplie pour les norvégiens dont on voit mal ce qui pourrait s’opposer à une future, et triomphale, visite en terres clisonnaises.

Schifeul : Les ayant vus en fin d'année dernière à Ypres durant leur tournée commune avec Helrunar, je savais à quoi m'attendre, c'est-à-dire à un très bon show, mais putain ! Pas à ce point !! Facile dans mon top 5 du fest ! Un public présent en masse, très réceptif, une interprétation des morceaux gigantesque - putain ce Lyktemenn ! Je me retrouve la tête penchée en arrière, mains tendues vers le ciel à faire mes "hoooooooooooooooo" - et des musiciens hyper contents d'être là, surtout le chanteur n'hésitant pas à clamer son amour pour la France et le Hellfest, expliquant pourquoi ce concert était le seul prévu du groupe pour 2013. Bref, tout est réuni pour faire de ce concert un grand moment du festival ! A coup sûr la tripotée de curieux venus se réfugier de la pluie ont dû se prendre leur baffe dans la tronche car une fois le beau temps revenu, personne ne quitta la Temple avant la fin du concert.

Witchcraft 
Valley
16:10 > 17:00

Shawn : Avec leur dernier album, LegendWitchcraft est rentré dans la team revival 70's au coté de Ghost et bien d'autres. Et il faut reconnaitre que le genre est à la mode, et pas seulement par les hipsters. Witchcraft sur scène, c'est d'abord la surprise de la jeunesse des membres, qui n'ont probablement pas connu les années 70 dont leur musique tire pourtant toute son essence. Mais qui dit jeune, ne dit pas forcément inexpérimenté. Et force est de reconnaitre que les p'tits gars mènent bien leur barque et m'ont profondément fait regretter leur annulation à Toulouse. Des compo de qualité, que l'on se retrouve vite à taper du pied, c'est l'idéal à l'heure du gouter !

Setlist:
Dead End
No Angel Or Demon
Deconstruction
Flag Of Fate
(Unknown)
It's Not Because Of You
An Alternative To Freedom
White Light Suicide
Ghost House

Down 
Main Stage 01
17:05 > 17:55

87 : Down en concert c’est bien simple : on sait à quoi s’attendre, on sait où on va et on est jamais déçus. Anselmo est un frontman colossal, qui sait en permanence faire corps avec la foule. Curieusement, un seul titre du Purple EP sera interprété ce jour, le reste de la set list étant axée sur les tubes du groupe, préférant se concentrer sur le plus efficace et fédérateur dans le cadre d’un festival. On les comprend, car ça fonctionne à merveille. Anselmo , piplette comme à son habitude en impose et tiens la scène d’une poigne de fer, c’est de la zic qui pue la sueur et la bière, ça fait toujours du bien, à mi-parcours du festival, et ça relance parfaitement les hostilités. En guise de surprise, Bury me in smoke, qui conclut comme d’habitude le set, s’offre les services de Jason Newsted à la basse et de Matt Pike à la gratte, au grand ravissement du public, et du groupe. Et comme d’accoutumée, Stairway To Heaven est entonnée par Phil avant qu’il ne quitte la scène, laissant la foule avec une banane jusqu’aux oreilles.

Caacrinolas : Ca fait 7 ans que je connais le sieur John, 7 ans qu'il me casse la tête avec "Ecoute Down", "Viens voir Down avec moi". Aujourd'hui CA Y EST je peux voir Down en sa compagnie. Et force est de constater que pour une fois il avait raison. Une prestation dantesque mené d'une main de maître par un Phil Anselmo (qui sera présent partout tout le week end), une ambiance survolté et une set list assez représentative des divers aspects du groupes. A noter le final nawak sur Bury Me In Smoke où mr Jason Newsted viendra prendre la basse au milieu des habituels roadies pendant que le groupe lui se chargera de remercier tout le monde sur scène.

John : Alors que la pluie ne s’arrêtait pas, il a fallu attendre l’arrivée des néo orléanais pour voir le soleil pointer le bout de son nez. Alors oui je risque d’être dithyrambique car en plus d’être fan, je n’étais pas à mon premier verre, mais Down a encore une fois livrée une excellente prestation. Bien que la setlist soit essentiellement tournée vers NOLA, s’est l’assurance de passer un VRAI bon moment. Oui l’interprétation n’est pas parfois exacte, oui Phil Anselmo n’a plus sa voix d’antan (en même temps NOLA a 20 ans les gars) mais le tout prend vie en live et c’est ce que j’attends personnellement d’un concert. Down en festival, c’est à l’opposé des concerts en salle. Ce set est plus une grande fête qu’autre chose, à force de rencontrer de vieilles connaissances de route toute la journée les mecs sont complètement torchés et se font tout bonnement plaisir sur scène, à l’image d’un Phil Anselmo de plus en plus communicatif et déconneur.Un set classique avec les plus gros hits du groupe (Eyes Of The South, Ghost Along The Mississippi, Stone The Crow, Bury Me In Smoke), zéro surprise mais maxi plaisir, je n’attends rien de plus de Down en festival.

Shawn : Down, au fil des ans est devenu un habitué du Hellfest s'y produisant tous les deux ans si ce n'est pas 2 fois par édition comme ce sera le cas pour 2013. Et comme le dit très bien 87, avec Down, on sait exactement à quoi s'attendre et au final on sort satisfait. La faute à un Phil Anselmo toujours aussi imprévisible dans ses réactions et une aura monstrueuse. On notera la prestance énorme de Kirk, qui semble au fil des années gagner en présence, en plus de gagner de la longueur de barbe. La setlist est somme toute assez classique, du déjà entendue auquel on rajoute Witchripper du dernier EP, de quoi patienter pour le second prévu pour très bientot ! On regrettera un certain manque de justesse dans les vocaux de sir Anselmo, fait constaté depuis quelques années déjà, et qui ne va pas en s'arrangeant. Bref, Down nous aura fait du très bon Down, avec un final en gros bordel scénique avec entre autre l'arrivée sur scène de Jason Newsted sur le final de Bury Me In Smoke.

Setlist:
Eyes of the South
Witchtripper
Lifer
Lysergik Funeral Procession
Hail the Leaf
Ghosts Along the Mississippi
Pillars of Eternity
Losing All
Stone the Crow
Bury Me in Smoke (With Jason Newsted and Matt Pike among others // With Nothing in Return(Walk Away) ending)

Sinister 
Altar
17:05 > 17:55

Balin : L’affiche Death Metal était vraiment faiblarde cette année je trouve. Pourtant un nom trônait fièrement vers le haut de mes attentes cette année, je veux bien entendu parler de Sinister, formation ô combien respectée et pourtant si rare dans notre contrée. Le son sera à la hauteur cette fois, pour la plus grande joie des fans et des quelques curieux massés devant la Altar. Malgré une fréquentation honnête mais pas exceptionnelle, le quintet hollandais va livrer un des meilleurs concerts du festival, assurément. Niveau setlist, on pourra regretter l’absence de classiques comme Awaiting the Absu ou Cross the Styx, l’accent étant clairement mis sur les derniers albums (très bons au passage). Le groupe ira tout de même fouiné dans sa longue discographie pour nous servir Sadistic Intent en entrée de show ou encore Grey Massacre. Mais ne boudons pas notre plaisir, les hollandais, menés par l’ancien batteur et désormais growleur en chef Adrie Kloosterward (qui fait grandement penser à Frank Mullen sur scène) sont heureux d’être ici et à la vue des visages à la fin du concert, ces derniers auront mis tout le monde d’accord.

A Day To Remember 
Main Stage 02
18:00 > 18:50

Michaël :Après l'excellente performance de Down et, dans un genre qui leur est plus proche, Parkway Drive, la prestation d'A Day to Remember m'a paru assez fade. malgré la présente d'une setlist solide composant tous les "tubes" du groupe (pour les non initiés comme moi), j'ai trouvé le tout un peu "mou du genou". McKinnon n'est pas très souriant, pas très communiquant et peine à soulever les foules malgré quelques excellents titres qui ont tout pour réussir. Heureusement, l'enchainement final de The Plot to Bomb the Panhandle et The Downfall of Us All me redonne la banane et me rappelle que ce groupe en a quand même sous le pied. Une semi-déception donc. A voir en salle pour me forger un avis plus poussé.
 

Setlist :
Violence (Enough Is Enough)
2nd Sucks
A Shot in the Dark
I'm Made of Wax, Larry, What Are You Made Of?
My Life for Hire
All Signs Point to Lauderdale
Better Off This Way
Mr. Highway's Thinking About the End
Have Faith in Me
All I Want
Why Walk on Water When We've Got Boats
The Plot to Bomb the Panhandle
The Downfall of Us All

Karma To Burn 
Valley
18:00 > 18:50

87 : Je me demandais si le stoner lancinant de Karma to Burn passerait bien l’épreuve du live, étant plutôt habitué à écouter le groupe bien calé au chaud dans mon canap’. J’ai été immédiatement rassuré. L’hypnose est immédiate, les contrastes de la musique du groupe ressortent parfaitement, l’émulation semble complète entre le public, très réceptif, et le groupe, possédé par son art. Une bien belle expérience, servie par un son limpide et des lights bien senties, les 50 minutes de set sont passées à une allure phénoménale. Respect.

Accept 
Main Stage 01
18:55 > 19:55

Shawn : Dire qu'il y a quelques semaines, je m'attendais à trouver avec Accept un groupe de vieux, un peu sur la fin, manquant cruellement de pêche ... Et bien grand mal m'en a pris. Accept, c'est au final un groupe, certes de vieux, mais qui ont encore en eux la flamme de leur début dans leur regard. Et cette candeur rare, comme celle de Lips d'Anvil lors de leur passage à Clisson il y a quelques années est quelque chose de rare et précieux. En définitive, Accept c'est l'assurance de passer un bon moment sur scène, avec un show rodé mais qui peut laisser place à quelques surprise comme la venue sur scène de Phil Anselmo pour Fast As A Shark, la petite cerise sur le gâteau !


Setlist:
Hung, Drawn and Quartered
Stalingrad
Restless and Wild
Breaker
Princess of the Dawn
Losers and Winners
Pandemic
Metal Heart
Teutonic Terror
Balls to the Wall
Fast as a Shark (with Phil Anselmo)
Bound to Fail

Belphegor 
Temple
19:50 > 20:40

David : Belphegor, c’est à la fois les compatriotes de Josef Fritzl et en plus ils portent le nom du fantôme du Louvre. Satan ! Et les vieux briscards (plus de 20 ans d’activité tout de même !) vont mettre une belle baffe à l’assemblée ! Black/death bien violent et avec des lignes mélodiques facilement reconnaissables (« Lucifer Incestus » !), violence et conviction sur scène, le bât blesse légèrement sur les compos les plus récentes où on sent nettement moins le côté mélodique pourtant si ancré dans la personnalité musicale de Belphegor. Mais il s’agit vraiment là de trouver de quoi chipoter, pour moi les autrichiens ont livré une des meilleures prestations du samedi !

Caacrinolas : Belphegor et moi ça a toujours été une histoire d'amour tumultueuse, un coup je t'aime, un coup je te déteste. Alternant le bon et le moins bon je ne savais pas vraiment sur quel pied danser pour ce concert, partie intérgrante de leur tournée célébrant leurs vingt années de pestilence. Et pour être franc ce concert m'aura laissé un gout d'inachevé. Alors ouais le son était encore un fois bon, oui la set list était bien équilibré (et ce malgré l'eternelle abscence des deux premiers albums) mais Belphegor. sans Helmuth au chant c'est pas vraiment Belphegor. Une prestation en demi teinte

Hraesvelg : Tonton Helmuth continuant à payer les conséquences de son goût prononcé pour la fête, et ses lendemains qui déchantent, le poste de « presque » frontman a été confié à Schoft, lequel s’en sort avec les honneurs au poste de guitariste rythmique/chanteur. Reste que ce n’est pas la même chose, et que les speechs entre les morceaux remplis de « fuckers » et autres « ha, ha, ha !!! » font défaut. Ne pouvant résister à la tentation, Helmuth interviendra quand même sur un morceau. Le set ne perd toutefois pas totalement en énergie, le leader du groupe assurant sur le flanc une présence qui force le respect, aidé en cela par une section rythmique, emmenée par Marthyn, tout en dread, au top de sa forme, et par un Serpenth vraiment à l’aise sur scène, tellement qu’il se livrera à quelques facéties mettant à profit les éléments de « déco » de la scène, soigneusement emballés dans des sac plastiques au moment de leur mise en place. Souhaiteraient-ils concurrencer Watain dans le registre du pestilentiel ? Toujours est-il qu’en terme de concurrence, Belphegor en connait peu sur scène : les parties les plus mélodiques sont fidèlement rendues, le batteur avoine tout, il règne une ambiance vraiment malsaine, et ce bien que le soleil ne se soit pas encore couché, là où d’autres jouent à faire peur. Une démonstration de force impressionnante qui ne fait que nous rendre impatient du retour d’un Helmuth en meilleure forme, quoique puisse être la qualité de son « remplaçant ».

Red Fang 
Valley
19:50 > 20:40

Shawn : L'un des groupes qui a probablement le plus explosé entre leurs deux passages au Hellfest, Red Fang était l'un des groupes à voir sous la Valley. Et depuis leur dernier passage, le groupe n'a pas chômé avec des longues tournées à travers l'Europe, allant jusqu'à repasser dans la même ville à quelques mois d'intervalle seulement (Toulouse par exemple). Et cela paye puisque le groupe a clairement gagné en assurance, en puissance scénique et en crédibilité. La spontanéité de la formation est toujours aussi intact, tout comme leurs riffs sales et leur appétit pour la bière. Entre Wires et Prehistoric Dog, le public s'en donnera à coeur joie. Encore un grand moment, où Red Fang nous aura prouvé que s'il a désormais ce statut, ce n'est pas lié au hasard.

Setlist:
Bird on Fire
Into the Eye
Hank Is Dead
Wires
Number Thirteen
Malverde
Good to Die
Prehistoric Dog
 

Papa Roach 
Main Stage 02
20:00 > 20:50

John : Ayant vu le groupe trois fois dont notamment à leurs débuts pour « Infest », j’étais curieux de zieuter leur prestation. Mais voilà, le néo metal d’Infest est aujourd’hui bien loin et la soupe mélonaze proposée par Jacoby m’ennuie au plus profond. Un set qui manque cruellement de puissance, malgré l’excellent « Blood Brother » ou encore « Between Angel And Insect », je préfère rester sur les bons souvenirs que j’ai des américains.

Michaël : Papa Roach c’est typiquement le groupe que j’ai un peu honte d’aimer mais que je continue d’écouter dans mon Ipod. C’est comme The Offspring : j’ai grandi avec et certaines mélodies sont ancrées dans mon esprit. Et je ne parle pas seulement du tube Last Resort qui sera joué en dernier mais à peu près tout l’album Infest. En live, la prestation est plus qu’honnête. Je m’attendais à m’ennuyer un peu après le visionnage de quelques lives sur internet et en fait ce fut plutôt une bonne surprise. Un public réactif qui saute à tout va et un son plutôt bon. Pas le concert de la décennie mais une prestation honnête.

Setlist:
Still Swingin'
Blood Brothers
Between Angels and Insects
Where Did the Angels Go?
Burn
...To Be Loved
Getting Away with Murder
Silence Is the Enemy
Scars
Lifeline
Dead Cell
Last Resort

ZZ Top 
Main Stage 01
20:55 > 22:00

David : Franchement, ça aurait pu être cool. Mais au final, j’aurai même pas vu la moitié du set de ZZ Top. Cependant, j’écris quand même car j’en profite ainsi pour passer mon coup de gueule de cette édition 2013, le seul à vrai dire tant il n’y avait rien à dire d’autre à tous niveaux. Cette journée du samedi et son programme mainstream particulièrement fourni (la vague néo-metal, ZZ Top, Kiss…) ont attiré du monde, TROP de monde. Si bien que si on n’arrive pas avec au moins 10-15 minutes d’avance à un concert de la Main Stage aujourd’hui (même constat pour Down d’ailleurs), on se retrouve soit relégué au fond du site du festival, soit à être dans l’obligation de pousser les gens (qui ne laissent passer personne, en même temps je les comprends vu les difficultés que j’ai eu pour gagner quelques mètres) pour avancer, ce que j’ai horreur de faire. Fin du coup de gueule.

Pour en revenir avec les ZZ Top, musicalement tout le monde connaît leurs tubes, c’est bien exécuté et les mecs sont au top malgré un vent qui perturbera légèrement le son. Le show sera d’ailleurs agrémenté d’un écran géant au fond de la scène, illustrant les différents morceaux avec des vidéos illustrant tous les clichés les plus rock’n’roll qui soient : la route, les nanas etc. En ce qui concerne la prestation scénique, il ne se passe pas grand-chose : les papys sont assez statiques même si nos barbus (et le non-barbu) dégagent un certain charisme. Cependant, de mon point de vue lointain je n’ai pas pu profiter très souvent de la scène. C’est dur quand on fait moins d’1m70.

Michaël : Après 25 minutes pour traverser une foule bien trop compact, j'ai eu de la peine pour tous les fans de ZZ Top, obligés de supporter un site pas très bien adapté à une foule si importante. Car, perpétuellement gênés par du passage, ils n'ont surement pas apprécié le show des américains à sa juste valeur. Au delà de ce "coup de gueule", le concert m'a semblé plutôt carré. Typiquement le genre de concert qu'il est agréable de voir une fois dans sa vie mais pas plus. Tout est millimétré et prévu, de la moindre phrase au public jusqu'au petit mouvement de jambe en rythme. C'est trop carré, mais on ne peut leur en vouloir. Quelques titres sont toujours efficaces (La GrangeFlyin' High... toute notre jeunesse !) et font plaisir à entendre.

Pour résumer, un moment agréable de ces trois jours malgré une foule bien trop importante.

Shawn : Comme l'ont bien dit mes collègues, avec 31.000 personnes le vendredi contre 41.000 le samedi, le site du festival s'est vite retrouvé bien plus saturé qu'à l'habitude, et notamment face à la MainStage 1, blindée en partie par la Kiss Army, campant depuis le matin même devant la scène. Bref, c'est face à une marée humaine que ZZTop fait son entrée, sur Got Me Under Pressure et impose son style d'emblée. Quel plaisir d'entendre ces titres maintes et maintes fois entendues sur album, à en ronger le CD en direct live ... Certes, le groupe accuse l'age et est moins mobile sur scène que l'était Accept un peu plus tôt dans la journée, mais leur blues-rock passe crême en cet après midi quasi-ensoleillée. Les deux barbus nous gratifierons de leurs habituels gimmicks synchronisés l'un sur l'autre, au niveau du pas de danse comme au niveau du jeu de guitare. On est loin, c'est peu actif sur scène, mais bordel ZZTop assure !! Des titres cultissimes, joués à la perfection, malgré un show scénique au minimum. L'apothéose sera atteinte avec La Grange, où une grosse partie du fest chantera à poumon ouvert.
 

Setlist:
Got Me Under Pressure
Waitin' for the Bus
Jesus Just Left Chicago
Gimme All Your Lovin'
Pincushion
I Gotsta Get Paid
Flyin' High
Foxy Lady (The Jimi Hendrix Experience cover)
My Head's in Mississippi
Chartreuse
Sharp Dressed Man
Legs
Tube Snake Boogie
La Grange / Sloppy Drunk / Bar-B-Q
Tush

Manilla Road 
Valley
21:50 > 22:50

Balin : Je vais essayer d’être bref, mais ce ne sera pas évident. Manilla Road était incontestablement le groupe que je n’aurais manqué pour rien au monde. Pensant que la Valley serait rapidement comble pour la venue si rare de ces légendes du Heavy Metal, je me place vingt minutes à l’avance afin de ne pas en perdre une miette. La suite prouvera que je me suis trompé sur toute la ligne car la tente restera honteusement clairsemée durant tout le set. Tanpis pour les absents, ils ne sauront pas ce qu’ils ont manqués ! Et même si peu de monde assistera à une heure vingt de légende, il ne s’agit là que de véritables fans, chantant les paroles du début à la fin. Avec un Mark « The Shark » Shelton en grande forme, maniant sa guitare comme personne, en guise de chef de guerre, la horde Manilla Road va délivrer pour ma part le meilleur concert de ce festival. Les autres ne sont pas en reste, avec entre autre un Bryan Patrick à la voix d’or (ressemblant d’ailleurs fortement à celle de Mark Shelton). Côté setlist, ce ne sera que du classique, mis à part quelques morceaux du dernier album (comme le très bon Only the Brave). Road of Kings, Crystal Logic, Maelstrom, Open the Gates ou encore l’inévitable Necropolis, le public en perd sa voix. Un show dantesque qui va me pousser à aller en septembre en Belgique revoir ce monument du Heavy Metal. Hail the Shark !

David : Recherche « Manilla Road » : heavy metal. Ok j’aime pas le heavy, je passe mon tour ! Et pourtant me voilà bien sous la Valley en ce samedi 22 juin 2013. Tsss, moi et mon côté influençable, j’ai tellement entendu dire qu’en live ça déchirait que j’ai décidé de faire le déplacement quand même ! Et je n’ai absolument pas été déçu : le groupe ouvre sur « Only The Brave » puis « Open The Gates » et me voilà déjà conquis ! Conquis d’abord par les compos, reprenant bien le côté mélodique du heavy (notamment grâce aux voix de Bryan Patrick et Mark Shelton), mais restant bien agressives toutefois ! Le son est excellent et même sans connaître le groupe on se surprend à reprendre certains refrains. Seul point noir au début du set, on n’entendait que trop peu la guitare de Mark Shelton. Problème heureusement assez vite résolu ! C’est que le public, s’il n’emplit pas totalement la Valley, est composé de vrais fans : l’ambiance est chaude, et nombreux sont les metalheads à chanter sur les morceaux de Manilla Road. Techniquement, les zicos gèrent leur truc et on sent une grosse expérience de la scène, notamment du batteur dont le jeu m’aura bien plus tout au long de ce set. Quoi, déjà fini ? Dire que j’avais prévu de rester 10 minutes, juste pour voir…

Setlist:
Only The Brave
Open The Gates
Masque Of The Red Death
Death By The Hammer
Hammer Of The Witches
Witches Brew
Divine Victim
Road Of Kings
The Grey God Passes
Stand Your Ground
Mystification
Cage Of Mirrors
The Riddle Master
Flaming Metal Systems
Crystal Logic
Necropolis

Bullet For My Valentine 
Main Stage 02
22:05 > 23:05

Michaël : Après avoir récemment vu le groupe en tête d’affiche au Bataclan accompagné d’Halestorm et Miss May I, j’étais assez curieux de voir ce que donnerait le groupe en live. Avec un horaire de passage excellent (22h le samedi, entre ZZ Top et Kiss) sur la Main Stage 2, on pouvait espérer un show digne de ce nom. Et malgré l’absence de Padge, remplacé par Mike Kingswood (du groupe Axewound, le side project de Mat Tuck), le show a été très bon. Pas de grosses surprises au niveau de la setlist puisqu’il s’agit d’un condensé de ce qu’ils nous avaient proposé à Paris. Seules « nouvelles » chansons, Riot (qui ne m’a guère plus convaincue en live que sur cd…) et Suffocating Under Words of Sorrow.

En revanche j’ai été particulièrement surpris par le nombre de « fans » reprenant en chœur tous les refrains du groupe. Si B4MV a une certaine notoriété, le créneau offert pouvait être casse gueule face à un public bien plus agé que la moyenne des fans des gallois. Pour autant, une foule compacte et toute acquise à la cause de Matt et compères qui s’en vont sous un tonnerre d’applaudissements. Mention spéciale à l’ingé lumière qui aura fait un excellent boulot sur ce show. Des lights dynamiques, favorables aux photographes (yes !) et mettant en valeur le concert. Ce qui est plutôt marrant, d’ailleurs, c’est qu’on s’était franchement plaint de la durée du concert au bataclan et de l’enchainement à toute allure des titres. En festival, cela nous permet d’avoir 11 titres en 1h malgré un Matt plus loquace qu’à l’accoutumée. Là, on ne s’en plaint pas…
 

Setlist:
O Fortuna (intro)
Breaking Point
Your Betrayal
Waking the Demon
Riot
4 Words (To Choke Upon)
Suffocating Under Words of Sorrow
The Last Fight
Temper Temper
Scream Aim Fire
Tears don’t fall

Candlemass
Altar
22:55 > 23:55

David : Quel plaisir de voir enfin un des plus gros noms du doom! La Altar bien remplie laisse place à la lourdeur avec Candlemass, qui entame « Prophet », extrait du dernier album. On sent déjà que ça va envoyer du lourd : très gros son, jeu de scène impeccable. Mais il manque un truc. Un truc important meme. Ah ouais, c’est ça. Y’a pas de chant. Alors que les regards incrédules se tournent vers la table de mixage, j’essaye de profiter tant bien que mal de ce début de show instrumental. Jusqu’à ce que le miracle s’accomplit : le chant revient !

Le show est sauf, les Suédois peuvent enchaîner les vieux titres (« At The Gallows End », « Demon’s Gate ») avec les très récents (« Psalms Of The Dead »), laissant place à autant de variété : passages doom, moments plus pêchus, et d’autres plus calmes et mélodieux… Qui seront gâchés par les balances d’Immortal. Et là, second coup de gueule pour ma part : ça peut sembler être une bonne idée de mettre la Altar et la Temple sous la même tente, sauf quand on fait jouer les balances d’un groupe qui envoie le boulet pendant qu’un autre joue devant son public des passages plus intimistes. Ca gâche totalement la magie ! Heureusement, Candlemass se fendra d’un rappel exceptionnel avec « Black As Time » et le classique « Solitude » interprétés à la perfection. Je ne m’en lasse pas !

Setlist:
Prophet
Bewitched
Dark Reflections
Waterwitch
At The Gallows End
Emperor Of The Void
Psalms Of The Dead
Demons Gate
Black As Time
Solitude

Kiss 
Main Stage 01
23:10 > 00:40

87 : Déjà vus lors de leur précédent passage à Clisson, ce n’est que de très loin que j’ai assisté au concert de Kiss . Un concert sans surprises, sans vraiment de saveur. Kiss fait exactement ce que les fans attendent d’eux, et ces derniers, venus massivement, devaient être ravis. Ca pétarde de partout, c’est un vrai show comme seuls les ricains savent le faire, rien à redire là-dessus. Mais comme le dit très bien Michaël : Kiss , c’est rigolo une fois, pas plus.

John : La Mainstage 01 devenue invivable, oui aucun doutes, Kiss va rentrer sur scène et comme à son habitude va dérouler un show époustouflant. Une entrée sur scène impressionnante, des feux d’artifices de tous les côtés, un show réellement américain avec des paillettes. Mais voilà, ayant vu Kiss deux fois en salle, j’ai l’impression d’assister exactement aux mêmes concerts. Et c’est le gros problème de Kiss : le même show depuis 30 ans, les mêmes gimmicks sur les mêmes morceaux, zéro surprise. Mais je dois reconnaître qu’avoir réentendu les « Love Gun » ou « Detroit Rock City » m’ont fait plaisir.

Michaël : Je n’avais jamais vu Kiss en live. Et, pour résumer, au bout de trois chansons, la messe est dite. Le groupe et sa musique tournent un peu en rond. Un riff de guitare classique, deux trois tirages de langue, un refrain cheesy et ¾ pétards et le tour est joué. Alors oui, c’est extravagant, ça brille de partout et les fans en ont pour leur argent mais tout est trop surjoué pour moi. Et, sauf erreur de ma part, ils n'ont même pas joué I was made for loving you ! Bref, une curiosité à voir une fois dans sa vie, pas plus.

Shawn : Il y a 3 ans, lors de leur dernier passage, l'abus de Jagermeister m'avait fait lamentablement louper leur prestation, et je m'en était mordu les couilles. C'était désormais immanquable. Kiss, en 2013, je te verrai. Et bien grand mal m'en a pris. Certes, c'est toujours génial d'entendre en live des titres que l'on a écouté en boucle depuis des années, mais tout sonne faux. Entre la voix qui semble presque être du playback, la spontanéité à zéro et les gimmicks ultra convenu, le groupe ne dégage rien. Certes leur show scénique est impressionnant, entre l'araignée de light, les musiciens montés sur vérin, la tyrolienne, et autres joyeuserie, tout est sympa à voir car rare. Mais enlevons tout l'artifice, que reste-t-il ? Un groupe qui s'essouffle. Autant ZZTop n'a pas besoin d'autant de bordel pour balancer du bon son, tout en restant humble, à l'inverse de Kiss, clairement dans la sur-enchère. The déception.

Setlist:

Psycho Circus
Shout It Out Loud
Let Me Go, Rock 'N' Roll
I Love It Loud
Hell or Hallelujah
War Machine (Gene breathes fire)
Deuce
Say Yeah
Shock Me (Played until right before the solo)
Outta This World (Tommy and Eric Jam)
God of Thunder (Gene bass solo intro — spits blood and flies)
Lick It Up
Love Gun (Paul flies over crowd to the B-stage)
Rock and Roll All Nite
----
Detroit Rock City
Black Diamond
God Gave Rock 'n' Roll to You II

Immortal
Temple
00:00 > 01:00

Balin : Je ne me souviens plus pourquoi, mais je suis arrivé sous la Temple juste au moment où Immortal débutait son show. Par conséquent, je serais assez mal placé tout au long du concert. Je ne suis donc pas le mieux placé pour en parler. Quoi qu’il en soit, j’ai apprécié le show, avec un trio comme à son habitude très dynamique. Niveau setlist, elle est assez classique même si j’ai apprécié la petite surprise qui résidant en la présence de Throned by Backstorms. La Temple est archi blindée, et la foule occupe même une partie de la Altar, c’est dire ! Comme toujours je regretterais de ne pas avoir plus de vieux morceaux en live même si j’apprécie les derniers albums. Mais pour me consoler, un petit Withstand the Fall of Time et le tour est joué !

Schifeul : Pour la troisième fois, les Immortal reviennent jouer à Clisson pour montrer que s'il ne doit rester qu'un groupe de black metal, ça sera eux. En tous cas, une chose est sûre, ils sont très attendus car la Temple est juste blindée et il est très difficile de se déplacer ! Bon, aprés on a tout ce qu'on peut attendre d'un concert de momortal avec son frontman qui tient tout le show : Abbath qui fait des grimaces, Abbath qui crache du feu, Abbath qui fait le crabe, Abbath qui fait le con avec le public quand il lui demande de faire du bruit...Un concert qui passe comme un de leur clip : on passe un bon moment, on rigole et la musique est cool, l'essentiel d'un bon concert.

Hraesvelg : Comme d’hab maintenant, j’y vais histoire de ne pas me pendre après coup en apprenant qu’ils ont joué un morceau de Blizzard Beasts, comme d’hab je ne m’attends à rien de bien follichon, et comme d’hab ça a été le cas : le son est franchement approximatif, le groupe persiste à jouer « Tyrants » alors que leur discographie est si riche et qu’il s’agit là de leur morceau le plus chiant. Même si il s’est amélioré, gros n’Horgh a été pris par la patrouille à tricher sur du blast (on ne l’a fait pas à Tonton Abbath, lui qui a assuré la batterie quand le groupe était devenu un duo). Point positif ? un « Throned by Blackstorms » sorti de nulle part, dont Abbath s’excuse à l’avance du possible massacre … il a bien fait. L’interprétation n’est pas catastrophique en elle-même, on est loin de celle de « Unsilent Storms in the North Abyss » mais bon, on est loin du niveau d’agressivité de l’original, et pire que tout le petit riff final est passé à la trappe. Pour le reste, les conneries habituelles : Crab Walk, je tends le micro, je fais des grimaces, feu d’artifices … dire que j’ai raté « Blind » et « Twist » pour ça !
 

Korn 
Main Stage 02
00:45 > 02:00

87 : Un site à ras la gueule se vide légèrement pour laisser place à Korn . Sans s’appesantir l’histoire de 2007, je me demandais quel accueil allait recevoir le groupe. Moi-même très sceptique, m’attendant à descendre le groupe en flèche, j’ai très vite ravalé mon venin tant le show donné par le groupe a été impeccable d’un bout à l’autre. Son surpuissant, lights excellentes, set list mortelle, qui n’hésite pas à piocher dans les très vieux titres (la présence de Head n’y est certainement pas étrangère), Korn sur scène c’est du bon. Jonathan Davis a particulièrement bien chanté, même si son gruau pseudo-death sur les hurlements de ‘Chi’ ou de ‘Ball Tongue’ ne remplacera jamais la rage qui habitait sa voix en 94. Les morceaux skrillexpouetpouet étaient idéaux pour que je m’oriente vers de dernières bières, avant de retourner vers la scène. Hormis ces titres, qui ne me convaincront décidément jamais, et une belle gamelle de Head en plein morceau, Korn a livré une prestation très professionnelle, très carré, et le fait qu’ils piochent dans les vieilleries a largement contribué au charme. Entendre la trop vite oubliée Helmet in the Bush, toujours aussi sombre qu’à l’époque, ou No Place to Hide, c’est un rêve de gosse qui se réalise et on les remercie au moins pour ça. Une belle manière de terminer cette deuxième journée.

Caacrinolas : Korn ou le dernier groupe de mon adolescence que je n'avais pas vu. Inutile donc de dire que la nouvelle du retour d'Head dans le groupe y compris pour les lives m'est parvenu comme une idée de génie. C'était donc avec une certaine fébrilité que j'attendais la prestation du groupe, inutile de dire que je n'ai pas été déçu. Déjà commencer un concert par Blind pour foutre l'ambiance y'a pas mieux, puis bordel CE SON, de loin le plus massif et le plus imposant du week end sur les mainstages. L'interpretation d'Here To Stay aura rarement été aussi folle. Le seul point faible de ce concert au final ça restera les morceaux du dernier album qui arriveront comme une cheveu sur la soupe, et à en voir les réactions amorphes du public je n'étais pas le seul à le penser. Quoi qu'il en soit, ce live aura eu le mérite de remettre les pendules à l'heure, et vu les extraits du nouvel album entendu précédemment dans la journée lors de leur conférence, un retour en bonne et due forme ne serait pas impossible.

Hraesvelg : Super, j’apprends que je viens de rater mes deux morceaux fétiches du groupe … j’ai l’air fin maintenant avec mon tee-shirt « de l’époque ». Bon bah allons-y pour la découverte : d’une ça joue bien, de deux Jonathan a audiblement pris des cours de chant … pourquoi pas, le rendu est posé mais bon, ça en enlève au côté naturel/pas maîtrisé limite psychotique de son « chant d’avant ». Faudrait pas vieillir. Ce qui plaisir par contre c’est que le son de basse est toujours aussi bon. Les « nouvelles » compos sont assez sympa : c’est entrainant, même les délires un peu électro passent bien, sur scène ça bouge, le « nouveau » batteur se débrouille bien même si je suis un fan inconditionnel du style bûcheron de David SILVERIA, que, à choisir, j’aurais préféré voir revenir que l’autre illuminé …
Un petit moment bien sympa au final, et une sorte d’aboutissement au vu des rendez-vous manqués du groupe avec le HellFest, mais pas motivé au point de les revoir, je pourrais au moins dire que je les ai vu, une sorte de rêve de gosse ...

John : Point d’orgue de la journée, Korn/Morbid Angel, le choix a été vite fait vu comment David Vincent prend un malin plaisir à salir l’entité MA. De plus Brian « Head » Welch est de retour dans Korn 8 ans après avoir quitté le groupe. Un événement qui se faite par une setlist assez old school.
Le set démarre fort avec un « Blind » d’anthologie avant un enchainement « Twist/Chi » qui me rappellera l’âge d’or de Korn et surtout en voyant des musiciens qui s’éclatent et heureux d’êtres réunis. Dès lors on comprend que Korn va livrer une grosse performance, de plus que le public répond présent. Mené par un Jonathan Davis des grands soirs, les hits s’enchaînent avec quelques surprises dont les « No Place To Hide » ou encore « Helmet In The Bush » qui prend une toute autre dimension en live. Deux titres de la période dubstep seront joués mais pas les plus chiants, vite expédiés et on repasse aux choses sérieuses notamment à un « Dead Bodies Everywhere » toujours aussi pesant. On regrettera certains oublis comme l’énorme « Lies » qui a été joués sur les dates précédentes ou l’énorme frustration d’avoir seulement que le break de « Somebody Someone », mais ne boudons pas notre plaisir. Les californiens ont livrés une grosse performance remettant les pendules à l’heure en envoyant un gros doigt d’honneur à tous les débiles qui remettaient en cause leur présence.

Setlist:
Intro
Blind
Twist
Chi
Falling Away from Me
Dead Bodies Everywhere
Narcissistic Cannibal
Coming Undone (preceded by Open Up Outro)
Did My Time
Shoots and Ladders / Somebody Someone
Helmet in the Bush
No Place to Hide
Here to Stay
----
Get Up!
Got the Life
Freak on a Leash

Morbid Angel
Altar
01:05 > 02:05

Balin : Même s’il est désormais courant d’entendre des vannes à propos de Morbid Angel (oui je sais, quel dernier album de merde), c’est toujours (et ça le restera éternellement (mode fanboy ON)) le plus grand groupe de death metal de tous les temps. Certains pouvaient être sceptiques, mais pour les avoir déjà vu trois fois en live (dont deux fois après la sortie de la dernière chiasse), Morbid Angel c’est toujours terrible ! Surtout que du dernier album ne sont joués que les deux titres les plus death metal (ExistoVulgore et Nevermore (qui était très bien passé en live en 2008). Pour le reste, le son est dantesque, la foule est déchaînée et toutes les classiques habituelles sont jouées. Notons le remplacement de God of Emptiness par Day of Suffering. Destructhor gagne un peu d’assurance, effectuant même quelques solos, tandis que le reste assure comme une machine bien rôdée. Ouais j’suis fan à en crever, mais je sais aussi être objectif. Et franchement ce soir là, l’Ange Morbide à prouvé qu’ils étaient encore les rois.

David : OK Morbid Angel on les voit souvent, mais ça reste un de mes groupes favoris… Alors let’s go! Et j’ai pas été le seul à attendre les Floridiens puisque la Altar semble sacrément bien remplie malgré l’heure tardive… L’intro de l’album “Altars of Madness” retentit et c’est “Immortal Rites” qui ouvre le bal, pour le plus grand bonheur des fans des premières années des légendes du death metal. Première grosse satisfaction : le son est aux petits oignons, ça promet un show (au moins musicalement parlant) qui envoie du pâté ! Le frontman/bassiste David Vincent se fait entendre de par ses growls efficaces, Trey Azagthoth et « Destructhor » font rugir leurs grattes… Mais celui qui m’impressionnera le plus lors de ce concert, c’est bien Tim Yeung. Ce batteur est une véritable machine, et ce sur n’importe quel titre, peu importe sa vitesse, sa technicité… c’est la grande classe !

Et niveau setlist on sera particulièrement gâtés, car si on enlève les deux morceaux récents (qui font partie des seuls bons de l’album « Illud Divinum Insanus ») qui auront été joués, le reste n’est extrait que des trois premiers albums ! « Altars Of Madness » est largement mis à l’honneur bien évidemment (« Maze Of Torment », « Chapel Of Ghouls »), mais « Blessed Are The Sick » (« Fall From Grace ») et surtout l’excellentissime « Covenant » (« Rapture » ou encore le brûlot « Pain Divine » !) ne sont pas en reste ! On notera que pour une fois, « Domination » n’aura pas du tout été représenté. Limite tant mieux, ça évitera à David Vincent de nous infliger sur « Where The Slime Live » l’habituel et ridicule « Everybody say hey ! ». Ce dernier a, me semble-t-il, été moins insupportable que d’habitude au niveau de l’attitude. Aurait-il enfin compris ? Dans tous les cas, j’ai pris une baffe monumentale de la part de Morbid Angel qui, malgré son dernier ratage discographique, assure encore du tonnerre sur scène.

Setlist:
Immortal Rites
Fall From Grace
Day Of Suffering
Rapture
Pain Divine
Sworn To The Black
Maze Of Torment
Blasphemy
ExistoVulgore
Nevermore
Lord Of All Fevers And Plagues
Chapel Of Ghouls