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mercredi 28 janvier 2015 - Caacrinolas

Inquisition + Archgoat

Divan du Monde - Paris

Caacrinolas

I don't care about your feeble weak cunt brotherhood

Ha Janvier… son froid de canard, sa grisaille, sa pluie, ses gens qui font la gueule etc… quelle meilleure ambiance possible pour un concert de Black Metal ? Et ça tombe plutôt bien puisqu’en ce 28 Janvier Inquisition nous rendait sa visite semi annuelle sur Paris, et non contents d’être enfin présents sur une scène à la hauteur de leur talent et avec un temps de jeu conséquent c’est accompagnés d’Archgoat d'Ondskapt et Blackdeath que les plus tout à fait colombiens viennent nous émoustiller les esgourdes avec leur style si particulier.


Archgoat

 

Bon autant être franc tout de suite, étant arrivé à la bourre pour Blackdeath et ne goutant que moyennement Ondskapt en live, c’est uniquement pour les dieux finlandais d’Archgoat que je décide de rentrer dans la salle. Ceux et celles qui me connaissent particulièrement savent que j’entretiens une relation passionnelle avec ce groupe, n’agissant plus que comme une vulgaire groupie enragée dès lors que je vois le groupe en live. Cette fois ci n’aura pas dérogée à la règle. Dès les premières du futur classique « Nuns, Cunts and Darkness » ce fut un boxon monstre. Bien sur le style et les compositions de groupe ne laissent guère de place aux slows langoureux, mais tout de même, il y’a bien longtemps que je n’avais pas vu un public parisien aussi bestial. Et tant mieux parce que le groupe lui aussi était en grande forme.
Il semble que la pause de quasiment une année que le groupe à effectué en 2013 à rendu de sa superbe aux membres qui trainait un tant soit peu la patte lors des concerts précédents comme celui du party san 2012 où la prestation bien que supérieure à un paquet de groupes restait alors décevante pour du Archgoat
Et fait plus que marquant sur cette nouvelle tournée : la présence de samples. Parce que oui Archgoat en live ça reste grand, mais quand on y ajoute les sons de cloches et les nappes de claviers présents sur certains morceaux du groupe ça n’en renforce qu’un peu plus le coté malsain et si particulier du groupe.
La set list quant à elle aura subi une légèrement modification, puisqu’outre la présence de «  Grand Luciferian Theophany » et son break hommage à Beherit, cette nouvelle set list marquera surtout le retour d’un morceau que le groupe avait étonnement zappé ces derniers temps à savoir l’immense « Dawn Of The Black Light » et son riff principal qui est la signature type du groupe (Et ne dites pas le contraire je sais qu’à la simple lecture du titre vous l’avez déjà en tête).
Et ce morceau est justement typique de la plus grande force d’Archgoat, ce génie avec lequel ils mélangent aussi facilement des parties ultra rapides à des gros breaks tout lourds. Et le public encore une fois ne s’y est pas trompé puisque c’est sur ce morceau qu’il a été le plus réactif...Enfin ça c’était avant l’apocalypse du dernier morceau. Oui parce que bon non contents de nous avoir éclatés la gueule pendant 40 min le groupe à jugé bon d’entériner son set par « Hammer Of Satan » qui est probablement l’un des titres parmi les plus violents de leur discographie.
Un marteau dans la gueule en guise de final, même les russes nous l’envient.
Précis, net et carré.

•  Intro
•  Nuns, Cunts and Darkness
•  Lord of the Void
•  Apotheosis of Lucifer
•  Blessed Vulva
•  Grand Luciferian Theophany
•  Day of Clouds
•  Goddess of the Abyss of the Grave
•  Goat and the Moon
•  Dawn of the Black Light
•  The Dawn of the Antichrist
•  Rise of the Black Moon
•  Hammer of Satan

 


Inquisition

 


Mais si le public s’était déplacé en bonne quantité ce soir là c’était bel et bien avant tout pour Inquisition. Moi qui pensait qu’un 4ème passage sur Paris en à peine de 2 ans aurait pu lasser les gens il n’en fut rien bien au contraire. Après comme déjà précisé en ouverture c’était également là la possibilité d’enfin voir le groupe dans de bonnes conditions, autre part que dans un klub devenu plus que petit pour eux, ou en vulgaire ouverture d’une tournée hollywood au Bataclan .

Et visiblement cette possibilité de pouvoir s’exprimer au mieux a largement été saisie par le duo puisqu’il s’agit là d’une des toutes meilleures prestations que j’ai pu voir du groupe.
A commencer par cette idée farfelue au départ mais pas si con au final d’avoir deux micros sur scène. Parce que oui n’étant que deux sur scène Inquisition n’était pas toujours un modèle de dynamisme sur scène, et là avec ces deux micros idéalement placés de part et d’autres de la scène, Dagon à pu profiter au maximum de l’espace qui lui était attribué et ainsi insuffler une énergie au groupe qui pouvait jusqu’alors lui faire défaut.
Mais Dagon c’est avant tout un chant, tantôt crapaud pour les détracteurs, tantôt Abbath voir même Popeye pour les plus nostalgiques, le chant dans Inquisition c’est avant tout une marque de fabrique, un instrument à part entière qui fait du groupe quelque chose d’unique dans la sphère black metal. Et pour UNE fois que le groupe ne connait pas de pépins techniques le set ne pouvait que bien se dérouler.

Alors bien évidemment si l’album le plus représenté ce soir là était « Obscures Verses for the Multiverse » le petit dernier, les sud-américains n’en oublieront pas pour autant leurs classiques nous ressortant même un « Dark Mutilation Rites » que trop peu voir jamais joué auparavant, sans parler de l’exécution parfaite de « Those Of The Night »  pour le plus grand plaisir de ceux et celles qui n’ont pas découvert le groupe il y’a deux ans seulement. D’ailleurs le mauvais coté de ce live fût l’improbable présence de plusieurs slammeurs, non pas que je sois contre la pratique, loin de là mais sur un tel groupe, avec une ambiance si particulière c’est juste inutile et agaçant. Heureusement pour eux que Dagon sait être bien plus patient qu’un Hoest ou un Mortuus.
Une prestation donc quasi parfaite, qui l’aurait peut été encore plus si le duo avait décidé de piocher un peu plus dans ses vieilleries. Mais ne faisons pas la fine bouche, dès lors qu’il joue dans des conditions adéquates Inquisition ne laisse personne indemne.

 

•  Force Of The Floating Tomb
•  Ancient Monumental War Hymn
•  Dark Mutilation Rites
•  Master Of The Cosmological Black Cauldron
•  Astral Path To Supreme Majesties
•  Those Of The Night
•  Embraced By The Unholy Powers Of Death And Destruction
•  Command Of The Dark Crown
•  Arrival Of Eons After
•  Desolate Funeral Chant
•  The Realm Of Shadows Shall Forever Reign
•  Infinite Interstellar Genocide