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mardi 13 novembre 2012

Pain + Moonspell + Swallow The Sun + Lake Of Tears + Scar of the Sun

Le Trabendo - Paris

U-Zine

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Alors qu'un chanceux pagnait une fortune à l'euromillions, nous étions quelques uns à profiter d'un tout autre spectacle ce 13 novembre au Trabendo à Paris. Le Into Darkness Tour faisait une halte dans la ville lumière pour nous abreuver de métal plutôt triste. Les deux têtes d'affiche Moonspell et Pain ont, semble-t-il, drainé la majeure partie des fans du soir. Mais l'affiche, qui commençait aux alentours de 17h30, rassemblait aussi Scar of the Sun , Lake of Tears et Swallow the Sun. Le premier constat que l'on pourra faire, c'est la qualité de la salle, toute en méandres jusqu'à la fosse et la scène, on peut presque discuter au bar sans être trop empêché par la musique. La bière y est à un prix raisonnable pour la capitale (5€ la pinte + 1€ le verre consigné, on a vu bien plus cher!) ce qui ne gâche rien. Surtout le son y est particulièrement bon et les lights bien foutues. Reste que lorsque l'on est ni dans la fosse basse, ni sur la mezzanine, on voit pas franchement grand chose. Peu importe tant qu'on a le son !
 

Scar of the Sun

Venu défendre les titres de leur premier album sorti l'an dernier le groupe s'en sort plus qu'honorablement devant le parterre forcément clairsemé des spectateurs arrivés tôt. Ils ont l'air content de jouer et leur musique poutre bien, leur dernier morceau sera d'ailleurs l'apogée de leur set avec du rythme et une sensation presque death mélodique qui leur sied bien. On se rappellera que les Grecs ont collaboré avec un certain Mickael Stanne de Dark Tranquillity. Les lights et le son servent le groupe et on sait que de ce côté là, la soirée va être bonne.

Lake Of Tears

De la musique de majorettes pour rentrer sur scène, ça se pose là ! Plus heavy / rock que les autres groupes de l'affiche à certains moments, très doomisant à d'autres, Lake Of Tears est un groupe qui tourne plutôt bien. Les Suédois sont carrés même s'ils ne semblent pas vraiment prendre un plaisir fou à jouer. Heureusement un peu de bière et une lampée de pinard directement à la bouteille (grande classe) leur a redonné un peu d'énergie ! Ne connaissant que trop peu la formation, je ne me permettrai donc pas de juger la pertinence de la setlist qui a semblé plaire au public puisqu'on a couvert pas mal d'aspects du groupe entre doom, rock, heavy rock et une bonne dose de groove distillée par le soliste. Un bon chauffage de salle sans fioritures autant dans la zik que sur scène.
 


Taste of Hell
Illwill
Demon You / Lily Anne
Raven Land
The Greymen
Boogie Bubble
So Fell Autumn Rain
House of the Setting Sun
Crazyman

Swallow The Sun

Inconnu au bataillon avant ce show, j'ai rapidement compris quelle était mon erreur. Après une intro tellement complexe que j'en suis venu à me demander s'ils jouaient ensemble, la machine s'est mise en place et le Trabendo s'est mis à trembler. C'est l'endroit rêvé pour ce groupe tant le son rend honneur à toutes les finesses de leurs titres et les lights viennent sublimer leurs ambiances. Complexe et quasi progressifs, les morceaux choisis, piochés ça et là dans leur discographie vont hypnotiser le public. Pour vous convaincre regardez la vidéo ci-dessous sur leur entrée en scène.
 


Les différents chants sont sans fausse note et l'on ne décroche jamais malgré la longueur et la lourdeur de la setlist. Un petit bémol, le dernier morceau sonnera tellement classique en face des autres et sa place de choix laissera un petit goût d'inachevé à la fin du concert.
 

De plus difficile de se rattraper avec la communication du chanteur qui est quasi-inexistante. Il maintient son aura de mystère, bonnet enfoncé jusqu'aux yeux. Mais la magie de morceaux comme Labyrinth of London tiré du dernier album et dont vous pouvez voir la vidéo ci-dessus opère et ses différents timbres posent l'ambiance comme il se doit. Bref, je suis conquis, et au vu des réactions autour de moi je pense ne pas être le seul.

Emerald Forest and the Blackbird
Out of This Gloomy Light
Labyrinth of London (Horror pt. IV)
Hold This Woe
Descending Winters
Night Will Forgive Us

Moonspell

Il faut bien dire que les Portugais ont semé un peu le trouble chez les fans en faisant deux albums avec deux facettes complètement différentes et séparées de leur personnalité. Alpha Noir / Omega White en a laissé plus d'un perplexe sur la qualité de la musique. Mais sur un show aussi court et calibré que celui d'un festival, il faut faire des choix : soit assurer une promotion pleine et entière, soit varier et faire plaisir aux fans de longue date.

Et bien ce soir, ils ont su trouver le bon équilibre. Entrée en scène de Fernando Ribeiro avec un masque de gladiateur, pas pratique pour chanter, on le sent pencher la tête en arrière ! Mais quelques mots de français, et un charisme qui déborde vont bien nous faire comprendre que la foule est déjà aux pieds du groupe. Il faut bien avouer que l'on est pas mécontents qu'ils évacuent un titre moyen comme Alpha Noir, passage obligé car morceau récent et très énergique, pour aller vers d'autres que l'on a plus envie d'entendre. D'ailleurs je vous laisse juger de la qualité de la prestation (et du morceau aussi pour ceux qui ne connaissent pas) :

Le morceau d'Omega White New Tears Eve, plutôt du côté gothique, est une référence et un hommage au grand Pete Steele, feu le chanteur de Type O Negative. Il viendra un peu casser le rythme du concert, ce qui est plutôt une bonne chose afin de réguler l'intensité qui sera constante et très haute. On apprendra aussi que le groupe fête ses vingt ans de carrière sous le nom de Moonspell et pour la peine n'oubliera pas de servir des classiques comme Vampiria ou encore Alma Mater qui déclenchera un vraie folie dans le pit. Même s'ils sont les rois de la soirée, ils contiendront leur show dans des limites de temps imposées par le format festival et bien sûr pas de rappels, il faut enchaîner avec la tête d'affiche.

Axis Mundi
Alpha Noir
Opium
Awake
Nocturna
New Tears Eve
Lickanthrope
Em Nome Do Medo
Vampiria
Alma Mater
Full Moon Madness

Pain

si un groupe se tient vraiment à part de l'affiche, c'est bien celui de Peter Tätgren. Pas dark du tout, rythmé et dansant, plutôt facile d'accès. Avec sa fausse camisole, il nous fait bien marrer le père Peter. Sa troupe est super lookée, maquillée, presque costumée version rock star, on sent qu'il y a un vrai travail en terme de présentation.
L'énergie est aussi là, mais il faut bien avouer que le public aura un peu plus de mal à s'emballer que lors des deux groupes précédents. On verra bien quelques pas de danse esquissés par-ci par-là. Leur force c'est leurs hymnes, même s'ils se ressemblent parfois furieusement : Same Old Song, Dirty Woman, Shut Your Mouth... Les spectateurs ont l'air conquis et le groupe peut se lâcher en envoyant lumières et effets.
 


Pas de rappels, c'est l'heure, en quelques minutes la salle se vide. L'avantage de faire finir les concerts plus tôt, c'est qu'on peut être sûr que l'on rentrera chez soi en ayant vu le concert. L'inconvénient naît de cette certitude et du coup, on se sent pas trop d'en redemander et on veut vitre rentrer chez soi (on aura vu plein de spectateurs partir avant la fin de Pain d'ailleurs). On se mêle donc à la foule qui sort du Zénith et du concert de Deep Purple tout en gardant en tête le souvenir d'un festival aux groupes qui ont vraiment fait plaisir au public.

Same Old Song
I'm Going In
Walking on Glass
Zombie Slam
Dirty Woman
Crashed
The Great Pretender
It's Only Them
End of the Line
Let Me Out
On and On
Shut Your Mouth


Spéciale dédicace à Garmonbozia pour l'orga, aux collaborateurs pour les vidéos et à Matt pour le houblon et la tchatche !