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mardi 23 juin 2009 - U-Zine

Heaven And Hell + Black Stone Cherry

Casino de Paris - Paris

U-Zine

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Je me sens bien jeune pour ma première venue au Casino de Paris avec une affiche de ce niveau. Si on retrouve les jeunes de Black Stone Cherry en première partie, c'est bien un public à l'age pour le moins avancé qui a fait le déplacement ce soir. Ce qui n'empêchera pas les petits jeunes d'apprécier la soirée bien au contraire.
D'abord un petit mot sur la salle qui ressemble énormément à La Cigale. Il y des balcons très proches de la scène, une fosse en légère descente qui permet à tout le monde de voir le spectacle et une acoustique vraiment excellente.

C'est sur les coups de vingt heures que les Black Stone Cherry font leur entrée en scène pour un set particulièrement Metal ce soir. Même en étant aveugle, il faut savoir reconnaître que les petits loups, bien aidés par un son pas trop mal, maitrisent complètement leur sujet musicalement avec un super chanteur guitariste. Le groupe du Kentucky nous fera deux soli de guitare (par chacun des guitaristes) à mon grand désarroi. Pourquoi foutre des soli qui en plus ne m'ont pas vraiment toucher, dans un set de trente minutes plutôt que de jouer un morceau en plus ?
Néanmoins le groupe est rodé sur scène et ça se sent avec tous ces jeux entre les musiciens : Vas y qu'on joue tous ensemble avec nos instruments derrière la tête, vas y que moi, batteur, je tape avec mes baguettes sur la basse que me tend mon camarade pour démarrer un morceau.
Le problème c'est que de voir tout le monde sauter dans tous les sens, ça donne une impression que Black Stone Cherry en fait vraiment trop et notamment son guitariste rythmique qui saute vraiment pour sauter. Vu la durée du set, je pense que le groupe a joué le même set qu'au Hellfest (désolé, j'étais devant Hacride à ce moment là) qui s'avère bon mais pas top malgré l'accueil du public qui s'il ne joue pas vraiment avec le groupe pendant les morceaux, lui offre une belle ovation à la fin du set.

Une demi heure après la fin du set, Black Sabb... Euh pardon, je veux dire Heaven And Hell entre sur scène avec comme introduction, « E5150 » pour embrayer sur la mythique « Mob Rules ». Je dis mythique pour cette chanson mais toutes les chansons jouées peuvent être qualifiées avec ce terme. Le set ressemble sur pas mal de points à celui du Hellfest quatre jours plus tôt avec la même mise en scène et ses barrières cachant les amplis surplombés de boules de lumières mais avec cette fois ci un écran derrière présentant des petits clips et une setlist qui se rapprochera de celle du festival sauf qu'elle sera rallongé d'une bonne demi heure. Le son m'a semblé un peu moins bon qu'au Hellfest néanmoins mais peut être est-ce parce que j'avais oublié mes boules quies .
Concernant les musiciens, on ne peut être que bluffé par chacun des quatre. Geezer Butler est un des rares rares bassistes qui m'a plus impressionné par sa main droite que par la gauche. On dirait qu'il touche toutes les cordes avec ses gros doigts alors que tout est fait avec une précision d'horloger. Il était d'ailleurs très bien mixé. Vinnie Appice maîtrise aussi son sujet et nous gratifiera d'un solo de batterie qui pour une fois ne m'a pas fait chier qui se terminera par des sortes de blasts qui m'ont semblé, quand même, bien crispés. Le bougre frappe par moment tellement fort qu'il fait tomber à plusieurs reprises certains de ses toms mal fixés. Tony Iommi, peu marqué par le temps, dégage quelque chose dans chacun de ses faits et gestes alors qu'il ne parle pas et que dire de ses soli qui ne tombent jamais dans la démonstration et qui font ressentir des choses. Et chose énorme pour un guitariste de ce standing, il garde toujours le sourire et semble rester humble même si son accoutrement pourrait laisser penser le contraire (les croix sur les frettes et son nom marqué sur la sangle de sa guitare). Gardons le meilleur pour la fin avec Ronnie James Dio. Alors ce monsieur est un tout petit bonhomme qui doit faire un mètre soixante cinq à tout casser pour une cinquantaine de kilos mais alors quelle prestance et quel chant pour un homme de soixante sept ans, doit-on le rappeler. Je me suis d'ailleurs senti comme un gamin (je ne pense pas être le seul) quand le Monsieur est venu proche du premier du rang et nous a tapé dans la main. Vous l'avez compris, Dio malgré son statut reste très proche du public même si ses speechs sont les même qu'au Hellfest.
Pendant l'heure et demi de ce concert, on n'a pas vu le temps passer car il n'y a jamais eu de temps morts et ce même sur les soli de batterie et de guitare ou sur « Heaven And Hell » qui a été rallongé d'une bonne dizaine de minutes. Tous les morceaux sont terriblement dansants et prenants à tel point que certains « vieux » finiront par slammer lors de ce titre. Une superbe ambiance dans la salle dont le paroxysme sera évidemment une nouvelle fois la chanson éponyme avec ses « ohohoh » repris par le public. Ahlala, que de frissons lors de cette soirée. Mais j'ai tout de même deux choses à déplorer. Il faudrait une seconde guitare pour ne pas perdre l'intensité présente sur les albums notamment lors des soli ou de l'intro de « Bible Black » amputée de son petit solo. Il est vrai que cela s'est moins ressenti ce soir là qu'au Hellfest où cela m'avait choqué. Je peux aussi reprocher de n'avoir vu jouer que trois morceaux de l'excellent dernier album The Devil You Know alors qu'il y a tout un tas de bombes sur l'album telles « Atom & Evil » et « Eating The Cannibals ».
Mais à part ça c'était une nouvelle fois un grand concert de la part des grands musiciens n'ayant plus rien à prouver à personne.

« And It Goes On And On And On
HEAVEN AND HELL! »

Setlist Heaven And Hell:
E5150
The Mob Rules
Children Of The Sea
I
Bible Black
Time Machine
Solo de batterie
Fear
Falling Of The Edge Of The World
Follow The Tears
Solo de Tony Iommi
Die Young
Heaven And hell

Rappel
Neon Knights