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mercredi 9 juin 2004 - U-Zine

Soulfly + Eyesburn

Olympia - Paris

U-Zine

U-zine.org, webzine musical metal actif entre 2004 et 2015. Fermé en 2015 suite à sa fusion avec 2Guys1TV, ses articles (chroniques, live-report, interview, dossiers, ...) sont désormais disponibles directement sur Horns Up via ce compte !

C’est toujours dans un état d’esprit, une ambiance assez spéciale que je pars traverser une partie de la France pour un nouveau concert, une nouvelle ville, une nouvelle salle …. Cette fois-ci, ce n’est pas n’importe qu’elle salle et encore moins une ville quelconque, car il s’agit de la salle Mythique qu’est l’Olympia dans la magnifique ville qu’est Paris (quand on y vient en tourisme …) et il s’agit également d’un groupe que j’apprécie particulièrement si l’on peut parler de groupe en fait c’est surtout pour Monsieur Cavalera que le public se déplace.

J’arrive donc sur Paris en début d’après midi une fois passé à l’hôtel je pars voir la salle. Quel plaisir de voir SOULFLY écrit sur la devanture de l’Olympia avec les fameuses lettres rouges rétro éclairés. On voit déjà quelques fans par-ci par-là alors qu’il n’est que 15h30. Je décide donc de partir faire un petit tour dans Paris pour faire passer le temps. L’heure du concert approchant je reviens à l’Olympia et retrouve alors quelques membres du forum.

Nous pénétrons alors dans l’Olympia qui est vraiment une salle exceptionnelle j’en ai rarement vu d’aussi belle. On constate alors que le groupe a peut être encore une fois vu un peu trop grand la salle est loin d’afficher sold-out, le balcon est spécialement clairsemé mais bon la période n’est pas forcément la meilleure du fait du problème récurrent des examens début Juin.

Ce sera donc le groupe Eyesburn qui fera office de première partie, le groupe ne s’en sort pas mal du tout et se mettra même une partie du public dans la poche, contrairement à ce que pensaient certains … Moi le premier. En fait leur ska dub est tout de même bien typé Métal et ce n’est pas pour déplaire au public.

Après une petit entracte c’est au tour de Soulfly d’investir la scène de l’Olympia. Dès que le riff d’intro de Prophecy retenti dans les enceintes l’ensemble du public se déchaîne, à tel point que je me suis demandé si le sol n’était pas monté sur ressort… Difficile de rester stable pour prendre des photos dans de telles conditions. Le groupe enchane titres sur titres sans temps mort Seek'N'Strike - Living Sacrifice puis vient le moment des « covers » de Sepultura comme Roots Bloody Roots, quel bonheur ! Nous avons également eu la chance d’entendre TerritoryInner Self en version intégrale et non pas tronquée d’une bonne partie comme sur les tournées précédentes, et, comble du bonheur le groupe nous offrira également un Troops of Doom d’anthologie.

Max nous demande alors d’accueillir sont beau fils Ritchie pour les titres Bleed et Tree of Pain, mais sa prestation reste comme ses précédentes, très moyenne ! Tout le monde n’a pas la prestance et l’expérience de Max.
Toujours sans temps mort, juste des « Merci Paris », on continue avec Defeat UMars et le retour du tant attendu Tribe ainsi qu’une reprise d'un morceau de l'époque Beneath The Remains de Sepultura : Mass Hypnosis tant espéré, suivit de prés par un Porrrrrada dévastateur. Bref, que du bon !
On a alors droit au classique jam de percu les membres Eyesburn sont de retour sur scène pour un Moses … sympathique ma foi. La fin du concert approchant Max nous délivre un petit … non non un grand Primitive et pour terminer un excellent Eye for an eye qui déclenchera un pogo partant de la scène jusqu'au fond de la scène.

Les fans se dirigent alors vers l’extérieur afin de respirer un peu d’air frais, je pense que ce petit Olympia n’a certainement jamais, ou très rarement, vu un public aussi déchaîné. Rendez-vous quand vous voulez Mr Coquatrix (ndr - directeur de l'Olympia)c’était si bon.

Le moins que l’on puisse dire de ce concert c’est que ce nouveau line-up tient très très bien la route. D’ailleurs nous serons plusieurs à remarquer que le set se rapproche de plus en plus des 1h30 et ce n’est pas pour nous déplaire, les nouveaux titres passent haut la main l’épreuve de la scène. Mon seul regret sera de ne pas avoir eu droit à un petit I Believe présent sur les premières dates Européennes.