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Album

09/12/14 - U-Zine

Inborn Suffering

Regression To Nothingness

LabelSolitude Productions
styleDoom Death Mélodique
sortiejuillet 2012
La note de
U-Zine
9/10


U-Zine

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La dernière fois que j’ai vu Inborn Suffering sur scène, c’était en juin 2007 lors de la toute première édition du Doom Over The World Fest qui était nettement plus ambitieux que le Doom Over Paris actuel (jugez un peu : Esoteric, Pantheist, Ataraxie, Imindain, Rising Dust, Inborn Suffering et The Bottle Doom Lazy Band à la Loco…). Lors de cette édition, Inborn Suffering jouait déjà deux morceaux censés figurer sur leur prochain album sans cesse retarder pour des raisons diverses que je ne connais pas et qui ne m’intéressent qu’à moitié pour me concentrer pleinement sur ce nouvel opus que j’ai tellement attendu.

Pour ainsi dire, j’ai une relation particulière avec Inborn Suffering qui est l’un des premiers groupes de Doom Death que j’ai découvert en même temps qu’Ataraxie (les deux groupes faisaient une date commune à Rouen en 2006). Son premier opus, Wordless Hope est dans mon top 3 des albums de Doom Death que j’ai le plus écouté à coté du Slow Transcending Agony d’Ataraxie et du Turn Loose The Swans de My Dying Bride. « This Is Who We Are », « Monolith », « Stygian Darkness » ou encore « Thorn Of Deceit » font parti de mes titres favoris du genre. Rien que ça.

Il ne suffisait que du premier riff tellement massif et prenant de « Slumber Asylum » pour me rendre compte que ce Regression To Nothingness fera parti des plus belles sorties de l'année. Il faut dire que le fait d'avoir confié le mastering à un producteur de la trempe de Jens Bogren (Opeth, Paradise Lost, Katatonia), ça aide pour avoir un rendu optimal au niveau du son qui est souvent laissé pour compte dans les sorties du genre. Cette production aux petits oignons n'est pas là pour combler les brèches laissées par une composition douteuse... Non, elle n'est qu'un élément de plus pour juger de la (quasi) perfection de cet album qui va vous scier sur place. Pour avoir écouté une bonne partie des dernières sorties du genre, je peux vous dire qu'aucune autre depuis The Book Of Kings de Mournful Congregation n'a atteint ce niveau tant dans la production, la composition et la profondeur de la musique. Inborn Suffering ne joue pas dans la même catégorie que les autres formations parce qu'il ne nous fait pas ressentir de la mélancolie ou une petite tristesse avec de belles mélodies porteuses d'espoir. Au contraire, les Parisiens délivrent un Doom Death totalement désespéré où la souffrance, dont les mélodies sont les serviteurs, est une constante.

Pour vous montrer à quel point Regression To Nothingness sera un disque qui va marquer le temps du Doom Death Mélodique, je vais vous raconter une petite anecdote personnelle : Revenons le 9 juin 2007. Lors du show, un des nouveaux titres joués m'avait laissé bouche bée notamment sur son break et ce tapping « Cry Of Mankindien » ensorcelant. Un souvenir qui me marque encore maintenant. La preuve, c'est que ce titre que je n'ai pourtant écouté qu'une seule fois dans ma vie, je n'ai eu aucun mal à le reconnaître sur ce nouvel album puisqu'il s'agit d'« Apotheosis », la pièce centrale (dans tous les sens du terme) de l'album.

Regression To Nothingness n'est pas un album innovant et est même bourré de tous les clichés du genre, mais c'est sûrement une des sorties les plus abouties du genre depuis des années. Son emprise est totale de la première à la dernière minute (voire même après l'écoute). Cependant, je suis de ceux qui préfèrent Wordless Hope et ce, pour des raisons purement personnelles puisque je pense que Regression To Nothingness est sûrement mieux armé pour marquer les esprits. C'est d'ailleurs ce qu'il fera, j'en ai la certitude bien qu'il soit paradoxalement moins accessible et plus brutal.

Ecouter Inborn Suffering, c'est plus que de la Musique, c'est une leçon de vie : Tout simplement la preuve qu’on peut jouer du Doom Death Mélodique avec du clavier tout en ayant des couilles grosses comme des melons.

1. Slumber Asylum
2. Born Guilty
3. Grey Eden
4. Apotheosis
5. Another World
6. Regression To Nothingness
7. Self Contempt Kings

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