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Album

09/12/14 - U-Zine

Malepeste

Malepeste

LabelIndépendant
styleBlack Metal
formatAlbum
paysFrance
sortiejanvier 2010
La note de
U-Zine
6.5/10


U-Zine

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On a beau dire ce qu'on veut sur la France, la scène Black Metal regorge de perles. Et je ne parle pas de groupes à grande renommée, ceux que tout le monde a sur le bout de la langue comme Temple of Baal, Antaeus ou encore même Crystalium, mais plus des petites formations. Celles qui sont toutes fraîches avec une démo ou deux à leur actif et qui réussissent à se former un nom au sein de la scène underground grâce aux dates qu'ils arrivent à faire. Kveste, Mourning Forest, Pestiferum... Quelques noms qui ressortent du lot de ce nombre croissant de formations qui m'ont fait lâcher un "whao" parce que simplement je ne m'attendais pas du tout à ça. Du sang froid et frais. Et côté sang froid et frais c'est de Malepeste dont il est question.

Ouais, je me répète, mais je ne m'attendais pas du tout à accrocher autant. J'ai écouté par curiosité, en me disant "Tiens, un autre groupe"... Mais putain quel groupe ! Lancée dans mes occupations, j'ai tout arrêté pour me plonger au cœur de leur seule et unique démo sortie l'an passée logiquement nommée "Malepeste". Interpellée c'est le mot. Et bon sang déjà rien que par la qualité de la production qui rend l’album encore plus vigoureux. Le son est complètement clean et ça, c’est terrible. Pareil, pour la musique Black en question. Je pensais que ça a allait être des sonorités chaotiques avec du blast beat à foison... Je continue mes erreurs sur tout la ligne : Un Black propre (bonjour oxymore), bien cadré, bien structuré et dont les morceaux ne se ressemblent PAS. Le morceau d’ouverture aurait pu quant à lui durer 5 minutes supplémentaires que l’on ne s’en serait pas plaint. Un univers dark ambient, voir atmosphérique non sans rappeler celui d’Aghast, en beaucoup plus profond et noir avec une voix martyrisée… La voix. Durant ces 30 putains de minutes que dure l’opus elle est juste placée là où il faut avec une hauteur modérée, avec des poussées vocales horrifiques quand il faut, la rendant ni trop ni pas assez présente. Un mélange homogène avec des sonorités instrumentales qui vous prennent à la gorge dès le second morceau « Soul Rapist », qui est avec « Dunkle Sklave », un morceau incontournable qui va vous plonger au cœur de cette ambiance à la fois malsaine et pourtant posée. Un gémissement provenant du plus profond de l’Être. 30 minutes qui défilent à la vitesse grand V. On ne s’ennuie pas, on trouve même ça trop court. Et le dernier morceau, l’outro, qui rend l’album d’autant plus génial, dans le sens ou il touche au génie et non au formidable, qui répond complètement à l’intro. A la fin la boucle est bouclée et il n’y a pas d’effet de manque, de fin subite. Un chef d’œuvre achevé.

Malepeste m’a estomaqué. Les musiciens ont pigé le truc. On en redemande encore et on attend la suite avec une impatience terrible.


1. Intro
2. Soul Rapist
3. The Feast
4. Dunkel Sklave
5. Black Scream
6. Such a Priest for Evil
7. Outro