Chronique Retour

Album

09 décembre 2014 - U-Zine

Dream Theater

Metropolis Pt. 2: Scenes From a Memory

LabelElektra Records
styleMetal Progressif
formatAlbum
paysUSA
sortieoctobre 1999
La note de
U-Zine
9.5/10


U-Zine

U-zine.org, webzine musical metal actif entre 2004 et 2015. Fermé en 2015 suite à sa fusion avec 2Guys1TV, ses articles (chroniques, live-report, interview, dossiers, ...) sont désormais disponibles directement sur Horns Up via ce compte !

Mesdames et Messieurs, venez prendre vos places, le spectacle va bientôt commencer. Nous, Dream Theater, savons que vous êtes impatients de savoir ce que nous vous réservons. Vous attendez le suite de Metropolis Part 1 : The Miracle and The Spleeper depuis si longtemps, depuis Images and Words pour être exact. Vous voilà délivrés en cette année 1999, le rideau va bientôt se lever et vous allez pouvoir vous délecter de cet album qui est en fait une pièce à lui tout seul, soixante-dix minutes d'une histoire qui va se livrer à vous, sous vos yeux ébahis. Tout au long du spectacle, vos oreilles vibreront de plaisir en entendant ces samples du premier morceau, venus donner du corps comme dans Overture 1928, ou dans Home avec des paroles légèrement changées.

Vous entendrez aussi pour la première fois dans l'histoire du groupe les prouesses de leur nouvelle recrue, le génie du clavier : Jordan Rudess, un ami de longue date qui avait collaboré sur Liquid Tension Experiment avec John Petrucci et Mike Portnoy.

Ne perdez pas une seconde de cette délicieuse régression dans l'hypnose car le premier morceau vous décrira subtilement l'album en reprenant de nombreux passages et riffs que vous retrouverez plus loin. De plus le compte à rebours vous mettra petit à petit dans la peau de Nicholas, le personnage central qui tout au long du concept, va chercher la solution, la clé de l'énigme dictée par ses rêves mystérieux de femmes, d'amant et d'assassinat. Et en plus vous réfléchirez avec le groupe sur cette belle notion qu'est l'éternité, comment l'âme y survit et traverse les époques, comment en un être sommeillent plusieurs vies comme le montre ce montage sur la pochette.

Alors Mesdames et Messieurs quand Dream Theater vous sort un album, ce n'est pas de la gnognote, non non non, vous avez le droit à plus de soixante-dix minutes de musique de qualité, pour lesquelles vous allez devoir bien vous caler dans votre siège. Et oui, car même s'il y a des moments plus calmes (Through her Eyes, One Last Time) la plupart des titres est tellement dense qu'il vous faudra ouvrir grand vos oreilles pour ne rien louper des neuf scènes du spectacle. Accrochez-vous sur les trois morceaux / monuments de l'album : plus de dix minutes pour Beyond this Life, Home et Finally Free, trois moments clés de l'histoire et du show. Apprêtez-vous à voyager dans un monde de métal aux riffs inoubliables (ahhh celui de Home hantera vos nuits pendant longtemps !) et de passages instrumentaux délirants avec des soli qui prouveront toute la valeur de John Petrucci et de Jordan Rudess. Pas une seconde, le groupe ne lâchera son histoire et vous sentirez que chaque note, chaque passage est là pour une bonne raison : les délires de la partie centrale de Home raconte la débauche d'un des personnages, ne vous sentez-vous pas au milieu de créatures de rêve, jouant toute votre fortune et vous soûlant au champagne ? Voilà vous êtes maintenant tellement pris dans le spectacle que seul les mots de l'hypnothérapeute pourront vous ramener au réel.

Mais personnellement, je ne peux que vous conseiller de venir nous rejoindre dans The Dance of Eternity car vous serez là dans le cœur des élucubrations du groupe, qui rappellent les délires musicaux dont ils sont capables dans leurs projets parallèles. Je vous l'avoue tout de suite, ce ne sera pas la partie la plus simple à ingérer mais un monument de progressif se construit avec sa (grosse) dose de complexité et de créativité. Mais point trop n'en faut, les parties mélodiques, et plus douces à l'oreille se font nombreuses aussi, le timbre de Labrie flattera vos oreilles et vous relaxera ce qui n'est pas toujours gagné chez lui...

Et quand le rideau tombera et bien vous vous sentirez bien, mais pas totalement satisfait. Et oui, vous aurez envie d'en écouter encore, de ressortir et de vous remettre dans la file d'attente pour une deuxième tournée. L'objectif de Dream Theater était d'apporter à travers Metropolis Part 2 que fond et forme pouvaient se rejoindre pour créer une harmonie, un ensemble homogène. Des années après la première, on sent encore que cette œuvre est à part. D'ailleurs le concept a été approfondi sur le DVD qui porte le nom de Scenes From New York, puisqu'une fin que l'on ne soupçonne pas est révélée. J'espère que le show vous a plu et vous remercie d'avoir partagé l'expérience avec nous. Vous pouvez ouvrir les yeux et tout redeviendra normal.

act 1
1. scene one: regression (2:06)
2. scene two: i.overture 1928 (3:37)
3. ii.strange deja vu (5:13)
4. scene three: i.through my words (1:02)
5. ii.fatal tragedy (6:49)
6. scene four: beyond this life (11:22)
7. scene five: through her eyes (5:29)

act 2
8. scene six: home (12:53)
9. scene seven: i.the dance of eternity (6:13)
10. ii.one last time (3:47)
11. scene eight: the spirit carries on (6:38)
12. scene nine: finally free (12:00)

Les autres chroniques