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Album

09/12/14 - U-Zine

The Amenta

nOn

LabelListenable Records
styleDeath metal indus
formatAlbum
paysAustralie
sortieoctobre 2008
La note de
U-Zine
5/10


U-Zine

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Je me rappelle très bien du premier contact que j’ai eu avec ce groupe de fous furieux qu’est The Amenta. C’était lors d’un beau mois de juillet 2004, il faisait beau, il faisait chaud. J’étais là bien installé au bord d’une piscine en train d’écouter mon petit sampler Metallian quand tout à coup, tout s’est arrêté, une véritable mandale en plein tête. Des guitares acerbes au possible, un chant écorché, une basse sur-boosté et surtout une batterie non sans rappeler celle d’un certain The Berzerker. Je regarde alors le dos du CD histoire de voir quel groupe était assez malade pour tenter de battre The Berzerker sur son propre terrain. Le nom : The Amenta, le titre : Erebus, le pays : Australie. Tiens, tiens, l’Australie... Ils ne font décidément rien comme tout le monde ceux-là. Obligé donc de me pencher plus en profondeur sur la bête. Inutile de vous dire que cet album, à mi-chemin parfait entre bestialité et mélodie, m’a rapidement plu.

Nous voici donc en 2008 et The Amenta remet ça. Seul le chanteur Cesium 137 a laissé sa place à un dénommé xJx RE (on a toujours aimé les pseudos qui ressemblent à rien dans ce groupe). Impatient j’étais, mécontent je suis devenu…
Une énorme déception que cet album. Occasus était une énorme porte ouverte à la reconnaissance et à la gloire pour le groupe. Avec ce nOn, le groupe s’est pris la poignée dans la gueule. A trop vouloir parfaire son image et son style, le groupe en a oublié le point le plus important qui faisait sa force : l’originalité. Alors oui bien évidemment, ce n’est pas devenu du metalcore pour autant, mais force est de constater que c’est clairement moins chatoyant que par le passé. Le chant déjà est d’un banal mais carrément affolant. Là où le sieur Cesium avait une voix à réveiller les morts, R2D2 lui se contente du stricte minimum et c’est franchement pas terrible. Dave Haley, quant à lui surexcité sur le premier album, semble clairement s’emmerder à en juger par ses parties de batteries pour le moins plates, à l'égal des riffs insipides et des claviers pour la plupart du temps inintéressants. Ajoutez à celà deux/trois morceaux censés être ambient (mais qui n’arrivent qu’à être chiants) et vous tenez un album insipide. Mais bon comme c’est The Amenta, je n’ai pas abdiqué immédiatement. J’ai persisté, écouté l’album un bon nombre de fois et au bout d’une dizaine d’écoutes, j'ai commencé à percevoir là où ils voulaient en venir. En gros ils ont visiblement trouvés ça bon de vouloir privilégier l’ambiance à l’efficacité. Mais le problème c’est que ça ne prend pas, la mayonnaise a déjà tourné. On écoute, on écoute, oui y a un truc qui se dégage mais c’est clairement pas folichon.
Donc comme j’ai plus grand-chose à dire d’intéressant et de constructif au risque de redevenir méchant je vais finir cette chronique par les mots d’un certain Francis Gillot :

Elle vous a inspiré cette chronique ? Non ?! Bah moi non plus, au revoir.
CLAC.

1.On
2. Junky
3. Vermin
4. Entropy
5. Slave
6. Whore
7. Spine
8. Skin
9. Dirt
10. Atrophy
11. Cancer
12. Rape

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