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vendredi 1 décembre 2017 - Rodolphe

Deadly Whispers - GroFest 2017

Carretas, Patrice, Max et Laurent

Rodolphe

Ancien de Spirit Of Metal. Passionné de Grunge, de Post-Grunge et de Metal Alternatif.

Programmé sur la scène extérieure du GroFest le 7 octobre dernier, Deadly Whispers, groupe de thrash metal Tarbais m'a accordé cette interview. Nous avons profité pour faire une rétrospective de leur participation au Hellfest en 2014, tout en parlant de leur prochain album en préparation qui succédera à Merchant of War sorti en 2013.

Rodolphe : Cette année, vous allez fêter vos dix années d'existence en tant que groupe. Qu'est-ce que vous avez prévu de spécial ?

Carretas : On commence tout juste à se remettre aux concerts. On a eu une grosse période d'inactivité car on était en plein enregistrement de notre deuxième album qui devrait sortir courant 2018. Et puis on va enchaîner par une tournée mondiale (rires). Après toutes ses années, le fait qu'on continue de jouer ensemble et qu'on soit restés soudés, c'est déjà un anniversaire. Mais on n'a pas attendu nos dix ans pour s'en rendre compte et le fêter.

Le 29 septembre dernier, pour la deuxième fois, vous avez participé au festival Metal Apokalypse à Bagnères-de-Bigorre en compagnie de six autres groupes. Comment c'était ?

Max : La première fois, on était sept groupes à jouer. Cette fois-ci, il manquait Smashed car ils ont eu un petit soucis dans leur line-up. C'est Laurent qui gère Metal A Kro', l'association qui organise le festival donc forcément, il avait prévu les fûts de bière pour nous accueillir.

Carretas : C'est un festival très familial qui rassemble plusieurs groupes de metal. C'est un événement qui sert à promouvoir les associations locales comme Metal A Kro' et Troopers Of Doom et à renflouer un peu leurs caisses, afin qu'elles puissent organiser d'autres concerts ou événements du côté de Bagnères-de-Bigorre.

J'ai lu que vous avez été pré-sélectionné pour jouer au Motocultor. Apparemment, vous avez quand même fait un bon score. Qu'est-ce que vous pouvez en dire ?

Max : On a terminé second des votes en ligne. Et les dix premiers qualifiés étaient ensuite sélectionnés par un jury. Mais visiblement, on n'a pas été à son goût.

Patrice : Ça nous a fait faire des économies (rires).

Vous qui avez fait le Hellfest en 2014, qu'est-ce qu'une participation au Motocultor vous aurait apporté de supplémentaire dans votre expérience de groupe ?

Max : C'était un plaisir de jouer au Hellfest, bien évidemment. C'est un gros festival, une usine, il y a du monde et du matériel. Au Motocultor aussi je pense qu'on aurait eu un bon accueil, surtout que c'était sur la Mainstage.

Carretas : Niveau visibilité, c'est toujours bien de faire des festivals comme celui-ci, que ce soit le Hellfest ou le Motocultor. L'année prochaine, on va essayer l'Xtreme Fest. Peut-être qu'avec notre nouvel album, ça va changer la donne.

Trois ans après le Hellfest, vous avez encore des retours sur votre concert ? 

Patrice : J'en ai eu un peu mais c'était en 2014 donc les retours, on n'en a plus vraiment...

Carretas : Après le Hellfest, on a fait plein d'autres dates aussi, comme par exemple une tournée Européenne avec Master.

Patrice : ...Et même notre propre tournée en France. Quand les mecs nous ont vu arriver en peugeot partner, ils ont halluciné.

Max : Surtout qu'elle est tombée en panne avant le dernier concert.

Patrice : On essaie de faire du mieux qu'on peut. Quand des opportunités se présentent, on les saisit mais la plupart du temps, ça ne tient pas qu'à nous non plus. 

 

 

Merchant of War, votre premier album est sorti un an avant votre participation au Hellfest. C'est grâce à celui-ci que vous avez pu jouer là-bas ?

Max : Je pense parce qu'en fait, ça s'est fait à l'issue du concours SFR Jeunes Talents. Il fallait se créer un profil sur le site du Hellfest et l'accompagner de trois titres. Là aussi, il y avait un jury pour délibérer. Ils tenaient en compte la qualité de l'enregistrement et c'est peut-être ça qui nous a aidés à sortir du lot. 

De l'extérieur, avec cette pochette d'album, on a l'impression d'avoir affaire à des vétérans du thrash metal Américain formés depuis très longtemps mais quand on regarde la tracklist, on voit quelques titres en Français, ce qui est assez inhabituel. Pourquoi ?

Carretas : Ça fait partie de notre mouvance. On aime bien tout ce qui est old-school et on voulait que l'artwork reflète notre vision de la musique. Les compositions en français qui sont dedans sont parmi les premières qu'on a écrites. Elles remontent à notre formation en 2007. Par rapport au chant, je trouvais plus facile de m'exprimer en français plutôt qu'en anglais. Mais sur notre deuxième album, il n'y aura aucun titre en français... Par contre, il y aura un titre en espagnol. On va voir si le fait de chanter en anglais peut éventuellement nous ouvrir d'autres portes.

Et qui est à l'origine de l'artwork ?

Carretas :  Ted Implanted, un artiste-tatoueur de chez nous, qui a créé les peintures que l'on retrouve dans le digipack de l'album Angelus de Supuration (ex-S.U.P.) ou encore les trois premiers artworks de Phazm.

Max : Il fait du très bon travail. C'est vrai qu'à Tarbes, on a de la chance car finalement, on a tout à portée de la main comme par exemple un ingé son et un illustrateur.

Patrice : Pour en revenir à ce que tu disais sur le côté old-school, à l'intérieur du disque, j'ai eu l'idée de faire un patchwork qui regroupe toutes les photos de nos potes pour souligner encore plus ce côté années '80. 

 

 

Ce qui m'a étonné, c'est que pour un groupe de death-thrash, vous avez une musique assez mélodique avec beaucoup de variations et surtout de solos à la fois courts et très rapides, notamment sur la première partie de l'album, comme par exemple sur Blutgrafin ou Sociality. On retrouvera tout cela sur votre deuxième album ?

Patrice : La grosse base de ce que l'on fait, c'est du thrash, mais il y a des morceaux orientés death et d'autres qui sonnent un peu black metal. Personnellement, je ne suis pas fan des étiquettes et des comparaisons systématiques avec d'autres groupes. On ne nous a jamais dit qu'on était un clone de Slayer ou de n'importe qui, et c'est ça qui me fait plaisir. Par contre, on nous a déjà qualifié de groupe de grindcore, de crossover etc... Alors qu'on ne fait que du metal old-school. On a essayé d'innover un peu sur le nouvel album, notamment avec des mid-tempos, des titres qui sonnent plus death, mais ça restera du Deadly Whispers.

Carretas : Vu toutes les années où l'on a joué ensemble, il y a des automatismes qui se sont créés. Mais on a peut-être une nouvelle façon de composer. On espère que le deuxième album sera un peu plus mature que Merchant of War.

Est-ce que votre deuxième album va sortir en autoproduction comme Merchant of War ou bien est-ce qu'il sera publié par le biais d'un label ?

Patrice : On aimerait bien. On va essayer de faire les démarches nécéssaires pour en trouver un. Ce serait un plus pour la distribution. Mais avec ou sans label, quoi qu'il arrive, on continue d'avancer. 

Carretas : Oui, car il vaut mieux rester en autoproduction plutôt que de signer un contrat pourri. Si c'est pour avoir plein de contraintes avec un label qui ne va rien nous apporter, ce n'est pas la peine. En faisant les choses nous-mêmes, on a quand même eu la chance de faire des premières parties de grands groupes comme Sinister, Crisix, Master.

J'ai terminé l'interview. Merci à vous ! Si vous souhaitez rajouter quelque chose, allez-y.

Carretas : Stay true, to yourself !