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dimanche 30 juillet 2017 - Team Horns Up

Xtreme Fest #5 - Jour 3

Cap Découverte - Albi / Carmaux

Team Horns Up

Compte groupé de la Team Horns Up, pour les écrits en commun.

Troisième et dernier jour de festival, le réveil se fait comme hier sous un soleil de plomb et avec l’impression de moiteur habituelle dans la tente. Besoin de fraicheur et de changement d’air, nous prenons la Horns Up mobile pour nous aventurer dans l’arrière-pays et y trouver une boulangerie ouverte, histoire de trouver des croissants un peu meilleurs que ceux servis au camping. De retour sur site, les uns partent pour la baignade pendant que les autres cherchent de l’ombre en attente de l’ouverture du festival !

MEKAORA
EMP STAGE
16:20 > 17:00

Setlist :
On est Toujours à Babel
L'Illusionniste
Abyss
Prophète
Atomes
The Rapture
Delirium
Ersatz

DELUGE
X STAGE
17:00 > 17:45

Prout : J’aime le Black Metal, je déteste le Post-Hardcore, tu me fous les deux en même temps, bah en effet, ça donnera un avis mitigé. Déluge avait sa bonne fanbase d’assurée me sembla-t-il, avec pourtant seulement un album à leur discographie (l’effet Regarde les Hommes Tomber). Le chant plaintif, hurlé, limite screamo par moments n’était pas aussi horrible que ce à quoi je m’attendais, mais les passages type "sonde voyager" m’ont largement calmé, à la limite de la sieste. C’est vraiment un style de zic dont je ne comprends pas la valeur en live, à moins d’être défoncé, raide bourré, ou à moitié dans les vapes après une intense après-midi au lac (oui). Les samples de pluie non-stop sur un groupe qui s’appelle Déluge, j’ai trouvé ça très Français aussi (à comprendre très beauf) ; mais bon si c’est leur délire. Ceci dit l’ensemble n’était pas à jeter. Pas mal de pointes d’accélération, de la bonne violence par-ci par-là, un chouillat de haine, un jeu de scène froid et anecdotique (comme souvent dans le genre), un public en transe et tout mignon, à part une grosse bourrée chelou là, bref, une ambiance quand même assez particulière, une ambiance de « réveil tête dans le cul ». Niveau compo j’ai également trouvé ça assez « facile », à comprendre que techniquement je m’en bats les ovaires, mais les progressions à la guitare clean, les patterns de blast linéaires une fois lancés, la monotonie du chant et les passages mélo / sludge m’ont fait ressentir une grande once de déjà-vu. Par contre c’est propre, c’est ultra propre. Les gars jouent plus que correctement leurs compos et c’est vraiment cool pour eux qu’ils montent aussi vite. En attente d’un nouvel album peut-être plus inspiré ? 

Setlist :
Klartraümer (intro)
Bruine
Melas | Khole
Avalanche
Appats 
Naufrage
Houle

HEAVY HEART
EMP STAGE
17:45 > 18:30

Setlist :
Out Of Hand 
Silent Fortress 
Respite 
Unravel 
Desert 
Worrier 
Cursed 
Our Love Is A Mess (Cover de Ghost On Tape)
Poison
What We Lost
Caged

MARS RED SKY
X STAGE
18:30 > 19:15

Shawn : Loin de la froideur de Déluge et dans une ambiance bien plus à propos avec le temps caniculaire, bienvenue sur la chaleur du concert de Mars Red Sky. La formation bordelaise fait dans le desert-rock et nous propulse directement sur l’aridité désertique de la planète Mars. Oscillant entre la lourdeur écrasante des lignes de basse, à l’image de cette gravité astrale, et passages profondément aériens, la musique de Mars Red Sky montre plusieurs facettes. Usant avec intelligence du vidéoprojecteur, la formation nous envoie à la rétine des images psychédéliques, souvent intemporelles, attirant l’œil et laissant l’esprit s’envoûter. Alors que le groupe m’a souvent laissé assez indifférent en live, je dois reconnaitre qu’il s’agit d’une des meilleures prestations dont j’ai pu être témoin, puisque le groupe a réussi à créer une ambiance, chaude, humaine et presque cosmique. Le groupe a enfin eu cette petite étincelle en plus qui rend les concerts marquants ! Avec des titres envoûtants comme la planante Hoovering Satellites ou l’écrasante Mindreader, les Bordelais s’en tire nt avec les honneurs. Mention toute particulière au dernier titre, fusion originale (mais perturbante) de The Light Beyond et Apex III. Déception en revanche de voir que Marble Sky n’est plus sur la setlist … 

Setlist :
Hoovering Satellites
Be My Guide
Mindreader
Strong Reflection
The Light Beyond / Apex

SIBERIAN MEAT GRINDER
EMP STAGE
19:15 > 20:15

Prout : MA claque de tout le festoche ! N’ayant pas pu jouer l’année dernière, le groupe est revenu cette année depuis Moscou sur les chapeaux de roues avec un Hardcore / Thrash-Crossover au top du top qui te met la branlée. Alors ouais, ça lorgne vers un Municipal Waste énervé, un Iron Reagan sous acide, un Hatebreed hooligan, avec des mosh part mais tellement efficaces putain ! T’es dans le pit, t’as envie de péter tous les bras de l’assemblée, de faire la guerre avec ton voisin plein de 8.6, de sortir les calibres sur un phrasé Hip-Hop de blanc juste parfait. Le chanteur masqué te fout en PLS-rassurée avec ses gros bras et sa putain de patate et son gros flot de bâtard (j’crois je l’ai déjà dit ça). En même temps ça pue la famille avec leurs supers chœurs limite , Street Punk, bref la mifa des quartiers de l’Est ; limite t’aurais peur de monter sur scène pour faire un slam tellement on a l’impression qu’ils pourraient te bouffer. Ça donne du coup une impression de puissance monumentale, de rentre-dedans vénère, de nihilisme Hardcore exacerbé, bref ça te défoule autant que ça te desaoule. J’vous invite vraiment à lorgner les sorties du groupe, ça ne m’étonnerait pas qu’ils cartonnent à mort dans le futur !

Setlist :
Intro
Hunt The Steel
Slay The Dragon
Face The Clan
Still In The Game
No Way Back
Chanisaw
Interlude
Walking Tall
Hail To The Tsar
Fire From The Grave

THUNDERMOTHER
X STAGE
20:15 > 21:15

Prout : Thundermother, je connaissais juste de nom… et uniquement pour la mauvaise raison : c’est un groupe avec que des meufs. Par contre, jamais personne ne m’a dit que ça lorgnait du côté AC/DC de la force, que c’était super Rock’n’Roll avec une chanteuse au top ! Le combo suédois est donc venu faire danser l’assemblée en ce dernier jour de l’Xtreme Fest avec un son de gratte réglé comme les frères Young. Difficile de décrire un Hardrock si typique sans rentrer dans les clichés que tout le monde attend : c’est efficace et l’énergie sur scène est sans faille. Pour du Classic Rock actuel, on reste dans le délire Airbourne, lorgnant parfois même vers des compo plus speed type Crucified Barbara (ou alors c’est juste parce-que c’est un autre groupe de meufs que mon connard de cerveau sexiste fait des connexions).

Shawn : Après une démonstration de testostérone de Siberian Meat Grinder, place à la féminité avec les suédoises de Thundermother. Dès les premiers titres, difficile de ne pas établir un pont avec leurs compatriotes de Crucified Barbara. Difficile d’ailleurs de ne pas noter la troublante ressemblance de visage entre Guernica Mancini, la chanteuse de Thundermother et Mia Karlsson, vocaliste des Barbara’s. Bref, c’est ici du hardrock pur et dur, binaire et frontal que nous délivre le groupe, leur son n’étant pas sans rappeler Airbourne ou AC/DC. Même si Thundermother n’a clairement pas le niveau des groupes précités, on ne peut que se laisser entrainer par les mélodies inspirées et sympathique des lignes de guitare et de chant. On se retrouve ainsi sans trop y penser à taper du pied pour marquer le rythme. Le titre « Cheers » donnera l’occasion à Filippa, la guitariste de jouer en slide en utilisant une bouteille de bière en guise de bottleneck ! La bougresse n’en restera pas là puisqu’elle se baladera en fin de set directement dans le public pour y taper son solo. C’est ça le vrai rock’n’roll qu’on vous dit ! Notons par ailleurs le bel exploit du groupe dont le line-up a été quasiment intégralement renouvelé depuis le mois d’avril alors que 3 de leurs membres ont quitté le groupe. Une petite victoire en soi puisque 3 mois plus tard, beaucoup n’y auront vu que du feu ! Bravo mesdames et mention spéciale pour le titre We Fight For Rock N Roll !

Setlist :
Thunderous
FFWF
Deal with the Devil
Cheers
We Fight for Rock 'N' Roll
Roadkill
Enemy
Hellevator
Man With Blues
It's Just a Tease
Shoot to Kill
Give Me Some Lights

NOT ON TOUR
EMP STAGE
21:15 > 22:15

Setlist :
I Wanna Be Like You
Just Forget It
All This Time
Sick of This Mess
No Communication
Maybe One Day
Gut Feeling
The Question Came Up
Tunnel
Daddy
Modern Slavery
Different Kind of Weather
Dirty
90% Out
Banks
Cute
Rumors
Did You Get Enough?
Fine
Write It Down
Don't Touch My Stuff
Silly Thoughts
Flip
Ok, What Now?
Darling
Oded

KADAVAR
X STAGE
22:15 > 23:15

Prout : Bah putain O_O ; je ne m’attendais pas du tout à ça ! Si on m’avait dit que Woodstock allait se redérouler devant mes yeux, que j’allais connaitre le Rock’n’Roll des années 60 sur scène à l’Xtreme Fest, qu’on aurait le droit aux Beatles en duo avec Jimi Hendrix, que Doctor Who avait raison et que les voyages dans le temps sont possibles, tout ça sans LSD pour un groupe venant pourtant de Berlin ; bah je ne vous aurais pas cru ! Nonobstant la classe surdimensionnelle du batteur totalement en transe, les compos néoclassiques qui foutent la branlée à Black Sabbath ou Pentagram, le Doom à faire pleurer Electric Wizard et Saint Vitus, la barbe de 3 siècles, tout a été parfait. Ce bond en arrière temporel a même été appuyé par une reprise des Beatles (ça change de Slayer), truc que vous ne verrez pas tous les jours, et le tout avec une telle classe que je sais même plus où me foutre depuis. Le genre de groupe intemporel, pour lesquels on penserait que revenir faire ça, ici, aujourd’hui, est peine perdue. Mais en fait certains génies y arrivent et avec un brio tel qu’ils ont de quoi rendre jaloux la moitié de la planète Rock’n’Roll post 1980. Donc ça glisse, ça ride, ça grind, c’est crade, c’est lent, c’est lourd mais c’est putain de vivifiant. La claque et la classe dans le même combo.

Shawn : On va pas le dire par des métaphores, on ne va pas passer par quatre chemins ou faire durer le suspense : Kadavar a juste tout explosé. Kadavar a détruit toute concurrence. Kadavar a posé ses couilles sur la table et a déclaré tout fort : « c’est nous les darons ». Et le public a acquiescé. Bref, on part peut-être un peu loin, mais c’est peu ou prou ce qu’il s’est passé. Passé le moment où tu rigole du look rétro-hippy des trois loustics, quand la basse commence à faire vibrer la salle, tu sens que quelque chose d’électrique est en train de se produire. D’autant plus que scéniquement, le trio allemand a su s’y prendre en installant la batterie très proche du public pour donner une dimension frontale et massive. Et pour cause … leur batteur Christopher Lindemann aura marqué les esprits : totalement possédé par ses lignes de batterie il disparait à chaque temps sous sa masse de barbe et de cheveux en grimaçant. Le mec vit viscéralement sa propre musique et sa transe est clairement communicative. Simon Bouteloup, à la basse rencontrera quelques soucis de tête d’ampli en plein milieu du second titre. Un souci technique qui n’impactera que peu leur set, les techniciens ayant résolu l’incident et peu de temps. Les Allemands ne se feront pas prier pour ouvrir une porte temporelle et nous emmener avec eux dans la folie psychédélique des années 60 et 70. Un son ronflant, une énergie communicative, il n’en faut pas plus pour installer le groupe sur le piédestal des formations du week-end. Et quand, en plus Kadavar termine son set avec Helter Skelter (fort de sens puisqu’en partie à l’origine de la folie destructrice de la Manson Family) des Beatles, on ne peut que s’incliner en signe de respect.

Setlist :
Come Back Life
Pale Blue Eyes
Doomsday Machine
Living in Your Head
Black Sun
Forgotten Past
Goddess of Dawn
Creature of the Demon
Thousand Miles Away From Home
All Our Thoughts
Helter Skelter (The Beatles cover)

PENNYWISE
EMP STAGE
23:15 > 00:15

Prout : Autre gros moment fort de l’Xtreme Fest, Pennywise était le dernier groupe à écraser l’assemblée Punk / Hardcore de cette édition 2017. Et quand je dis écraser, je ne pèse absolument pas mes mots, c’était juste la grosse branlée ! Malgré les années, les Californiens sont toujours au top de leur forme, à rigoler, à nous troller et jouer avec les t-shirts portés par le public, à jamer des cover en live, à boire des binouses sur scène, le tout avec le même smile qu’ils avaient il y a plus de 26 ans maintenant sans en douter une seconde. Bien sûr qu’ils ont fait du tube, comme si leur set n’était composé que de ça ! Ce qui ne les empêchera pas, au contraire de placer en skred une cover des Beastie Boys, Fight For Your Rights (tant qu’à faire) et même Stand By Me de Ben E. King. Le retour du chanteur originel est vraiment une aubaine pour tous les fans de la première heure, venus en nombre pour cette ode à la fête qu’a été ce show de Penniwyse. Les morceaux se sont enchainés avec une patate merveilleuse, sans temps mort, sauf quand c’était pour faire des blagues. On a senti une réelle cohésion entre les zicos, qui ont passé tout le concert à franchement se la coller et se marrer. Le public était déchainé comme jamais, et ça chantait, pitait, dansait, bougeait dans tous les sens possibles devant cette stage extérieure avec que des putains smiles appuyés sur les gueules des auditeurs, et moi le premier bordel ! On sent que les papas ne sont pas les papas pour rien, ils n’ont pas juste inspiré tout un style, ils le maîtrisent encore totalement et avec une énergie toujours aussi pure. J’ai passé un des moments les plus magiques du fest, sans parler du dernier morceau quand ils ont fait celui que tout le monde attendait : Bro Hymn. Impossible d’arrêter le public de chanter, le groupe n’ayant que ses yeux pour nous adorer, et leurs smartphone pour prendre photo sur photo. C’était vraiment le concert des copains, le concert des bro, la dernière ligne droite d’excellence avant cette bouze des frères Cavalera

Setlist :
Wouldn't It Be Nice
Can't Believe It
Fight Till You Die
My Own Way
My Own Country
Peaceful Day
Unknown Road
Same Old Story
Fight For Your Rights (Beastie Boys Cover)
Pennywise
Society
Straight Ahead
As Long As We Can
Living for Today
Fuck Authority
Stand by Me (Ben E. King cover)
Bro Hymn

MAX & IGGOR CAVALERA
X STAGE
00:15 > 01:30

Shawn : Vous la voyez venir l’arnaque ? Non, sérieusement, vous la voyez venir ? Parce que nous on l’a vu venir de très très loin. Rien que dans l’après-midi, un petit tour sur le stand de merch des Cavaleras nous avait mis la puce à l’oreille. Stickers à 2€. Ouais ouais, un simple sticker que n’importe quel groupe te file gratuitement avec une commande t’est facturé ici quasiment au prix d’un demi. Un jeu de corde utilisé (mais signé) de Max Cavalera pour la modique somme de 25€ … c’est cher payé pour un jeu de cordes dont 5 sont probablement encore intact ! On sera presque touché par le visuel du teeshirt illustrant les deux frangins grimés de corpse-paint aux tous débuts de Sepultura, mais le prix de la sérigraphie à 40€ nous a empêchés de verser une larme de nostalgie.

Bon, on ne va pas se mentir, le coté ultra-mercantile, on savait tous qu’il serait de la partie. Beh oui, Soulfly n’ayant pas sorti d’album potable depuis 2005 et ne remplissant même plus les salles (pour preuve leur passage au Connexion l’an dernier là où en 2012 ils jouaient encore au Bikini), CavaleraConspiracy s’étant essoufflé il fallait bien un nouveau concept pour relancer la machine. Et donc nous voilà avec le nouveau produit « Max & Iggor Cavalera ». Alors qu’on avait cru jusqu’alors que Cavalera Conspiracy était précisément le groupe de reformation des deux frangins, il semblerait que l’on se soit égaré en route. Quoique … la seule différence entre les deux formations étant juste une différence de bassiste.

Bref, nous retrouverons donc ici les deux frangins Cavalera que l’on ne présente plus, le fidèle lieutenant Marc Rizzo à la guitare et le massif Tony Campos à la basse, ce dernier ayant été pendant 4 ans bassiste de Soulfly (et d’une chiée d’autres trucs comme Ministry, Brujeria, Prong, Possessed pour ne citer qu’eux). Le concept étant ici l’hommage (mercantile) à l’album Roots sorti 21 ans auparavant. C’est ainsi que l’on se retrouve avec une setlist composé de Roots, joué en intégralité et dans l’ordre, et d’un rappel. Prenons maintenant un peu de recul sur la setlist et constatons ensemble que … comble de l’ironie nous avons ici affaire à … un cover-band.

Fini la théorie, place à la pratique, et on doit quand même reconnaitre que le public sait être indulgent lorsqu’il s’agit de certains piliers du metal tel que Max Cavalera. Le pauvre semble s’essouffler un peu plus à chaque titre alors qu’à l’inverse dans le public, le pit est chaud bouillant et les mouvements de foule se font de plus en plus intenses. A ce titre, mention spéciale pour Ratamahatta, titre emblématique de l’album Roots de par l’influence des rythmiques tribales qui la composent, qui passe toujours aussi bien en live.

Sur scène, l’ensemble est plutôt robuste, heureusement cadré par le coté massif de la section rythmique. Les faiblesses du jeu de guitare de Max (le pauvre faisant parfois mal au cœur à le voir gratouiller sans but sa corde de mi grave) sont heureusement compensées par la rigueur de MarcRizzo, mais pour ce qui est de la voix, malheureusement peu de subterfuges possibles. Pour avoir encore une fois eu l’occasion de voir Sepultura dernièrement au Resurrection Festival début juillet, le comparatif (notamment vocal) est sans appel ! On appréciera en revanche l’effort sur Itsari où Iggor nous gratifiera d’un solo de batterie et d’AmbushMax s’essaiera (avec entrain et brio il faut le reconnaitre) aux percussions. Retour pour quelques titres en guise de rappel avec Ace Of Spades, classique de chez classique, et curieusement à nouveau Roots Bloody Roots pour une seconde interprétation, cette fois-ci remaniée et clairement plus couillu. On regrettera en revanche l’absence de Black Metal de Venom pourtant prévu à la setlist et joué lors d’autres concerts de la formation.

En bref, qu’en penser ? Un triste cover-band ? Une bonne idée ? Le retour d’un duo dont le succès n’est qu’un souvenir lointain perdu dans l’errance d’un chemin musical jalonné de succès et de déceptions ? A chacun de se faire son propre avis. On déplorera en revanche le mercantilisme du concept.

Setlist :
Roots Bloody Roots (Sepultura cover)
Attitude (Sepultura cover)
Cut-Throat (Sepultura cover)
Ratamahatta (Sepultura cover)
Breed Apart (Sepultura cover)
Straighthate (Sepultura cover)
Spit (Sepultura cover)
Lookaway (Sepultura cover)
Dusted (Sepultura cover)
Born Stubborn (Sepultura cover)
Itsári (Sepultura cover - Solo Iggor)
Ambush (Sepultura cover - Max aux Percutions)
Endangered Species (Sepultura cover)
Dictatorshit (Sepultura cover)
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Black Metal (Venom cover - Sur la setlist mais non jouée)
Ace of Spades (Motörhead cover)
Roots Bloody Roots (Sepultura cover)

Ainsi s’achève l’Xtreme Fest 5ème édition. Une fois le concert des frangins Cavalera terminé, la fête continuera pour certains sur le camping, pour d’autres en zone VIP (qui aura été totalement ravagée par la soirée !). Pour nous, travaillant lundi, c’est retour sur Toulouse, la tête encore remplie de souvenirs ! Au final un bon cru, surtout pour les fans de punk qui auront été gâtés. En espérant le retour tonitruant du hardcore pour la prochaine édition …

Un grand merci à David, Nathan et Delphine pour la logistique et l’accueil.
Le salut à tous nos collègues presse, photographes, bénévoles et festivaliers.

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Crédits :
Textes par l'équipe Horns Up.
Photos par Baptistin Pradeau, équipe Horns Up.

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