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Album

09/12/14 - U-Zine

Bayside

Bayside

LabelVictory Records
styleEmo
formatAlbum
paysUSA
sortieaoût 2005
La note de
U-Zine
7.5/10


U-Zine

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C’est en août que le très prometteur groupe signé par Victory Records sort son deuxième album qui est en même temps éponyme, je parle évidemment de Bayside. Mais c’est vrai que quand je mets le CD dans mon lecteur, je suis pas mal inquiet parce que je me dis est ce que Victory Records va encore nous sortir un groupe d’émo très calme mais si peu original comme June. Je m’attends donc à un très album très calme avec une voix très douce sans relief. Mais je suis remis en place dès les premiers riffs de « Hello Shitty », ce n’est peut être que l’intro mais je sais qu’on ne me resservira pas la sauce de June. Les guitares sont tout de suite beaucoup plus lourde avec une petite tendance punk, seule la voix peut faire penser à de l’émo très calme mais Anthony Ranieri possède une voix énorme, un peu à la Francis Mark de From Autumn To Ashes, sauf qu’il peut monter très haut comme sur « They Look Like Strong Hands ». C’est la chanson la plus triste de « Bayside », avec un rythme très lent s’opposant à la plus part des autres morceaux car pour la plus part le rythme est rapide même si l’ambiance est plutôt triste.

Et oui c’est de l’émo donc les textes sont tristes, les mélodies les appuient bien et renforce l’impression de mélancolie qui peut parfois aller jusqu’à la dépression comme sur « Don’t Call Me Peanut ». C’est la chanson acoustique de « Bayside » et elle est boulversante, les riffs à la guitare sèche sont sublimes, la présence du piano ne fait qu’accentuer la beauté du morceau. Les chœurs aussi sont géniaux, la voix très aigue de Jack O’Shea se marie parfaitement avec celle de Ranieri.

Mais Bayside ne fait pas que dans le genre émo, les influences sont très diversifiées, la musique vient aussi de la pop et du rock. Parce que la musique que nous sort Bayside peut parfois s’apparenter à du rock un peu violent mais du rock quand même. On le ressent très bien sur « Montauk » et « Blame It On Bad Luck » où les rythmiques sont totalement rocky.
Les influences ne s’arrêtent pas là non plus puisque certains ponts sont vraiment proches du heavy (et oui du heavy sur un album d’émo ça peut surprendre) comme sur « Half A Life » où Ranieri et O’Shea nous gratifie d’un pont sublime et très technique à la guitare. Mais on retrouve ça aussi dans « Devotion And Desire » qui est ma chanson préférée de « Bayside ». C’est vraiment un morceau excellent, tout y est présent : le rythme est rapide, les guitares sont lourdes et les riffs ravageurs, le refrain reste en tête longtemps et est très efficace.
Par contre on peut reprocher à la batterie d’être un peu trop simple, parce que John Holohan nous sort des rythmes un peu toujours pareil ce qui donne un petit côté punk à l’album parce qu’il n’y a que ça, aucune variation, j’ai même l’impression qu’il n’y a qu’une seule rythmique sur « Bayside ».
Mais bon à part ce détail, il faut avouer que j’ai été gâté par les 41 minutes de l’album éponyme et que je ne ferai donc pas attention à ce léger défaut, d’autant plus que la production qui est par ailleurs excellente, ne met pas en valeur la batterie.


1. Hello Shitty
2. Devotion and Desire
3. Tortures of the Damned
4. They Looked Like Strong Hands
5. Montauk
6. Blame It on Bad Luck
7. We'll Be O.K.
8. Existing in a Crisis (Evelyn)
9. Don't Call Me Peanut
10. Half a Life
11. Dear Tragedy

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