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Album

09 décembre 2014 - U-Zine

Evergreen Terrace

Sincerity Is An Easy Disguise In This Business

LabelAlveran Records
styleEmocore
formatAlbum
paysUSA
sortiejuin 2005
La note de
U-Zine
7/10


U-Zine

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Les 5 gars de Evergreen Terrace nous viennent directement de Jacksonville, la ville de Fred Durst. En 2002, ils sortent leur premier album, « Burned Alive By Time », puis en 2005, « Sincerity Is An Easy Disguise In This Business ». Mais pendant les trois ans compris entre les deux CDs, le groupe n’a pas chômé: une tournée de deux ans et demi, durant lesquels ils ont visité l’Europe, l’Australie, les Etats-Unis et plus étonnant le Brésil, puis 6 mois de réflexion et d’écriture pour sortir ce nouvel opus. C’est un album très travaillé que j’ai le plaisir de mettre dans mon lecteur CD.

Et ça commence sur les chapeaux de roue, malgré la petite musique d’intro (à l’acoustique), qui dure quelques secondes, on est tout de suite dans le vif du sujet. Avec « Dogfight », on a le droit à un son énorme, très hardcore, avec des guitares ultra lourdes, et des cris à profusion. Ca part un peu dans tous les sens, mais c’est très écoutable. Une petite touche emo pointe quand même son nez quand on entend le refrain au chant clair et des chœurs derrière les cris acérés de Andrew. Mais ces chœurs sont souvent utilisés par le groupe (comme dans « Give ‘Em The Sleeper »), de la même façon, c'est-à-dire avec des cris et des voix chantées un peu plus en retrait. Ca rend vraiment bien.
Les guitaristes, Craig et Joshua, sont à la fête dans « Gerald Did What », où les riffs des couplets sont vraiment magnifiques, mais le problème c’est que des riffs comme cela, on en trouve peu sur l’album, seules quelques morceaux font vraiment plaisir niveau musical, car il faut le dire tout ce qui est très hardcore se ressemble très vite. Certaines pistes sortent du lot comme « The Smell Of Summer », qui est très émocore avec les cris toujours aussi beaux de Andrew, mais avec aussi une grande participation de Craig pour les backvocals, qui se transforme même parfois en chanteur (peut être pour laisser Andrew récupérer).
Le potentiel émo s’exprime totalement dans la dernière chanson de « Sincerity Is An Easy Disguise In This Business », qui est jouée à la guitare acoustique. Elle est exprime toute la sensibilité de Evergreen Terrace, peu présente dans la très hardcore « I Can See My House From Here » (dans laquelle on trouve une double pédale très bienvenue sur le pont) par exemple. Et c’est vraiment très beau, la chanson vaut le coup et le refrain reste en tête pendant quelques temps. C’est très étonnant vu le reste de l’album de trouver un morceau de ce type mais c’est pour le plaisir de nos oreilles.
On retrouve la guitare acoustique à deux autres endroits (sans compter « Dogfight »), mais c’est à chaque fois comme la première chanson, c'est-à-dire en intro, on a le droit à quelques secondes de guitares acoustiques puis le morceau part directement sur des très gros riffs, contrastant avec le calme du début.
A part « Tonight Is The Night We Ride » et ses magnifiques riffs (un peu à la Atreyu), le reste de « Sincerity Is An Easy Disguise In This Business » est un peu ressemble un, c’est un mélange de punk pour les chants clairs et de hardcore pour les guitares et les cris.
C’est un bon album mais les compos ne sont pas assez diversifiées.

1. Dog Fight
2. Give 'Em The Sleeper
3. Brave Reality
4. New Friend Request
5. Gerald Did What
6. I Can See My House From Here
7. The Thunder
8. I Say He Dead
9. The Smell Of Summer
10. Tonight Is The Night We Ride