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Fondé il y a 4 ans, les parisiens de Drifting Breed se sont enfin décidés à sortir, leur premier MCD Hope Hereafter aux sonorités des plus variées allant du hardcore new-school au thrash en passant par le power.
L’album débute donc avec une intro instrumentale nous plongeant dans une ambiance orientale, à l’aide d’un duduk, non sans nous rappeler le prélude des albums des hongrois d’Ektomorf. Cependant, ne vous méprenez guère, la suite n’a rien strictement rien à voir avec cette mise en bouche comme l’atteste le morceau Hope Hereafter dont la rythmique vous réveille instantanément. Ici, les riffs assassins typiques de groupes tels que Hatebreed ou Terror se mêlent aux vrombissement de la double pédale pour une efficacité maximale. Mais le groupe ne se contente pas de nous servir un hybride entre metal et hardcore entendu mille et une fois (surtout les breaks, ô combien peu originaux). En effet, les parisiens ont insérés un plan planant rappelant l’album Proteron des feu-Nostromo avant d’enchaîner sur un couplet dans la veine des premières minutes du titre, puis de conclure sur les même sonorités que lors de l’intro du MCD.
Après ce premier titre, original de par sa structure mais conventionnel de par les instruments, on était en droit d’attendre un album de metalcore dans l’ensemble assez classique. Et bien, pas du tout ! La sublime entrée en matière d’Almost A Strange, dont la montée en puissance est digne d’un Machine Head, ainsi que l’excellent solo de fin de morceau, nous démontre que Drifting Breed en a gardé sous la pédale.
Ainsi, les parisiens alternent entre des rythmiques hachés, agressives et toutes plus rentre-dedans les unes que les autres avec des parties bien plus mélodiques et planante voire thrash comme sur Waste Game, le tout orchestré par un batteur impérial de maîtrise et de finesse. Quant à la construction des morceaux, elle n’est jamais la même mis à part sur le fait qu’on retrouve un riff en leit-motiv tout au long de chaque morceau, ce qui donne une touche de fraîcheur aux compos rompant avec le côté linéaire et déjà vu des structures des groupes américains de hardcore.
Enfin, la production de ce MCD est tout simplement excellente, surtout lorsque l’on sait que c’est une autoproduction, et rend le son de Hope Hereafter impeccable… Voire trop impeccable, peut-être, car il m’a fallut plusieurs écoutes pour m’apercevoir qu’il y avait deux guitaristes.
Ce premier essai des franciliens de Drifting Breed est donc très prometteur. Cependant, il faudrait que le groupe se démarque de ses trop grandes influences hardcore, pour tendre vers un son plus personnel comme ils savent si bien le faire par moment. Sachant que leur nouvel album devrait être plus brutal, dixit le groupe, j’attends avec impatience cette seconde mouture…
1. Intro
2. Hope Hereafter
3. Almost A Stranger
4. Waste Game
5. Some Reasons To Kill Me





