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dimanche 20 juin 2010 - U-Zine

Hellfest 2010 - Dimanche (jour 3)

Open air - Clisson

U-Zine

U-zine.org, webzine musical metal actif entre 2004 et 2015. Fermé en 2015 suite à sa fusion avec 2Guys1TV, ses articles (chroniques, live-report, interview, dossiers, ...) sont désormais disponibles directement sur Horns Up via ce compte !

DIMANCHE 20 JUIN

Liste des groupes commentés :
General Surgery - Sabaton - Ex Deo - Eluveitie - Decapitated - Black Cobra - Primal Fear - Ensiferum - Udo - Behemoth - Katatonia - Devin Townsend Project - Suffocation - Stone Sour - Exodus - Nile - Motörhead - Slayer - The Dillinger Escape Plan - Bloodbath - Kiss

GENERAL SURGERY
RockHard Tent
11h05 > 11h35

Aghahowa : Une bonne mise en bouche avec des chirurgiens scandinaves sympa. Gruikkkk !

Caacrinolas : Putain oui, y’a bien que le Hellfest capable de ramener un groupe comem General Surgery en France, alors certes l’horaire est plutôt matinale pour se badigeonner les oreilles avec des viscères suédois mais qu’importe, ils sont là, ils sont venus nous en foutre plein les oreilles et ils ont réussi avec brio, 35min d’une brutalité rare, puis bon faut avouer qu’avoir 4 chants dans ce genre de groupe ça le fait plus que bien. Allez Ben si tu m’entends l’an prochain fait venir leurs copains de Regurgitate et j’en serais ravi.

Setlist :
Restrained Remains
Final Excarnation
Necrocriticism
Necrodecontamination
The League Of Extraordinary Grave Robbers
Fulguration
Slithering Maceration
Mortified Flesh
Deadhouse
Exotaxie
If These Walls Could Talk
Ambulance Chaser
Decedent Scarification Aesthetics
Maggots In Your Coffin

SABATON
Main Stage 2
11h40 > 12h10

Eternalis : Les groupes de power étaient rares à l’affiche cette année et c’est assez illogiquement que tout se regroupait ce dimanche matin et en début d’après-midi (avec Primal Fear notamment). Sabaton entame donc son show devant un parterre bien garni et c’est, visiblement émis, qu’il fera part de sa surprise (« je suis vraiment surpris que, sur un festival de trois jours, le dimanche, et si tôt, vous soyez tous là à sauter et secouer la tête. Vous êtes géniaux »). Les suédois débutent par deux tueries en la présence d’un « Ghost Division » surpuissant mais au son absolument horrible sur les premières mesures. Inaudible, mis à part le chant et les claviers, on sent que le groupe fini sa balance avant d’attaquer un « The Art of War » repris par presque tout le monde (quel refrain !). S’enchaine un « Coat of Arms » extrait du petit nouveau et « Cliffs of Gallipoli » (numéro 2 en suède) simple mais diablement efficace. Les membres ont la banane et, loin d’être statiques sur leurs instruments, font incroyablement plaisir à voir. Joachim, véritable boule de nerfs, court d’un bout à l’autre de la scène et n’hésite pas à monter sur les colonnes d’enceintes pour se retrouver juste au dessus de la foule. Effet garanti. Il tentera même quelques mots en français sur un « Primo Victoria » dédié au débarquement (« Vous avez une langue compliquée quand même, Fuck your language »..un gars gueule « Oh, I not fuck you, just your language ») très apprécié également. Trente minutes…ce fut très court mais intense et les fans se seront délectés d’une énorme prestation des suédois de Sabaton. A voir dans de meilleures conditions. Sabaton, bien plus que sur disque, se déguste sans faim en live.

Shawn : Les groupes de power metal étaient cette année assez rares. Sabaton faisant partit de cette nouvelle génération talentueuse, et ayant sortit un excellent Coat Of Arms, c’est avec avidité que j’ai suivit la prestation de du combo. Musicalement, rien à redire de la part des musiciens, c’est parfaitement cohérant et ça dépote. Coté régie son, c’est un peu le cafouillage (comme chaque matin en fait) et il faudra attendre la moitié du set pour avoir un son convenable. Le leader harangue la foule, visiblement surpris d’une fréquentation telle de si bon matin. Il tentera quelques mots en français avant de vite abandonner. Comme beaucoup d’autres groupes, à revoir volontiers en concert avec un set plus long, qui devrai montrer le groupe sous d’autres facettes !!

Setlist :
Ghost Division
The Art Of War
Coat of Arms
Cliffs Of Gallipoli
Saboteurs
Primo Victoria
Metal Machine / Metal Crüe
 

EX DEO
RockHard Tent
12h15 > 12h5

Hraesvelg : bien que musicalement un peu trop mid-tempo pour moi, sentir Mauricio visiblement investi impressionne autant que son tour de bras. Le décorum est plutôt soigné : armure épaisses, étendards « comme à l’époque », ça ne rigole pas du tout et ce ton très concerné fait tout l’intérêt d’un set qui, musicalement, ne marqueras pas autant les esprits. Dans la mesure où il semblerait bien que, une fois n’est pas coutume, le message prédomine, là n’est pas l’important : si une personne au moins, ne connaissant pas le mythe fondateur fratricide de Rome ou la signification du SPQR, venait à trouver les réponses dans l’univers du groupe, le pari serait gagné haut la main.

ELUVEITIE
Main Stage 2
13h00 > 13h40

Pec : Concert vu sur grand écran du Metal Corner, ça avait l'air d'envoyer aussi bien qu'au pagan fest. L'ambiance dans le pit était vraiment belle à voir. Un groupe live, mais qui devrait comme déjà expliqué, puiser dans cette puissance live pour nous pondre de nouveau de très bons albums. Pour manger sur les stands de nourriture, le bon côté au bout de deux jours on voit quels sont les stands à éviter aux files d'attentes nombreuses et les stands désertés par le public! Place à une après midi extreme market avant Exodus. A signaler qu'au même moment jouait au Metal Corner le groupe Raymond Court Toujours, qui sent bon le houblon, la gaudriole et l'esprit breton, Kenavo!

Shawn : Arrivé en retard pour ce groupe que j’attendais tant, mais qu’importe. Eluveitie, groupe qui avait déjà joué en 2008 et que j’ai malheureusement loupéà Limoges en décembre dernier à cause d’une météo très capricieuse … C’était donc un point de passage obligé pour un fan de folk comme moi. Et il faut dire que le groupe, à force de tourner a appris et offre une prestation de grande qualité. Musicalement, c’est excellent, excepté la vielle à roues qui a tendance à faire l’effet d’un grincement horrible à l’oreille. Scéniquement, même si on regrettera profondément les frangins Kirder (qui, reconnaissons le, apportaient énormément en show et en visuel), le cru 2010 des helvétiques est parfaitement rodé. Du grand folk, c’est ce qui manquait l’an dernier, et c’est ce que nous a offert Eluveitie en 40 minutes.

DECAPITATED
RockHard Tent
13h45 > 14h25

Aghahowa : Avec Necrophagist, Decapitated a été l'autre groupe de brutal death technique très attendu au Hellfest. Le nouveau line-up, décès et hôpital obligeant, a été très convaincant. Decapitated a livré un super concert, le meilleur de la journée en ce qui concerne le death.
 

BLACK COBRA
Terrorizer Tent
13h50 > 14h30

Hraesvelg : Pas aussi "immersif" que WITTR l'année dernière, cet autre groupe à la croisée des chemins, mais qui a fini sous la tente qui sent bizarre plutôt que sous celle des bourrus bourrés, a délivré un bon set néanmoins. Si le son n’est pas des meilleurs, le duo a donné tout ce qu’il a et a joué avec ses tripes, sous les vivas du public. Le batteur bastonne son kit comme si il tenait l’enfoiré qui a piqué le sac à mains de sa mamie tandis que le guitariste disparaît parfois dans des halos de lumières enfumés. Le set est à la fois free et carré, délirant et sage. Grosse prestation qui a souffert du syndrome des pandas, version lapins myxomateux : le soleil est aussi leur ennemi.

PRIMAL FEAR
Main Stage 1
13h45 > 14h25

Eternalis : Poids lourd de la scène allemande, Primal Fear aura été l’une des énormes déceptions du festival. Soyons clair, Ralf Schiepers a une nouvelle fois chanter comme un dieu céleste (mais putain cette voix hallucinante) mais que de snobisme et d’ennuie à travers leurs prestations. Misant sur leurs morceaux mid tempo plutôt que ceux power, ramollissant considérablement un Metal is Forever logiquement très efficace, affadissant un « Nuclear Fire » connu de tous, c’est bien simple, Matt Sinner et le groupe semblait se faire chier sur scène. Trop de soleil dans les yeux ?
En tout cas, un groupe statique, sans aucune communication avec le public si ce n’est des « hoho » mécaniques puant le pilotage automatique (le genre de truc dit au même endroit au même moment de chaque concert), des musiciens sans sourire ni passion, un Ralf marchant à deux à l’heure sans penser à peine à regarder le public…bref, que de déceptions pour un si grand groupe. Le souvenir de Sabaton était encore vif dans la mémoire, et l’élève aura réellement écrasé le maitre, qu’on se le dise.
 

ENSIFERUM
Main Stage 2
14h30 > 15h10

Shawn : Journée résolument folk, puisque Ensiferum suit Eluveitie sur cette Main Stage 2 en ce dimanche fortement ensoleillé. Et les finlandais mettront tous les fans d’accord en délivrant un set de qualité. Le pit semblera bien bouger à la vue de la colonne de poussière qui s’en échappe. De nombreux fans grimés à la Braveheart scanderont les hymnes guerriers d’Ensiferum accrochés aux barrières de sécurités. Cependant, malgré un son de qualité et une prestance scénique indéniable, c’est avec un grand regret que je constate que les titres comme “Tale of Revenge” ou “Guardians Of Fate” ne seront pas joués. Vraiment dommage. On se rattrapera sur le fait que les nouveaux titres passent très bien en live. A revoir sur un set plus long, le Hellfest accordant un temps relativement limité …

Aghahowa : Pas mal finalement, avec des fans motivés et aimant la fête.

UDO
Main Stage 1
15h15 > 16h00

Eternalis : Un autre grand de la scène allemande avait pris rendez-vous en ce dimanche après-midi.

Et bien on peut dire que le père Dirkschneider, même s’il a encore pris un peu de poids, n’a vraiment pas perdu grand-chose de sa voix rocailleuse et si typique. Une présence indéniable face à cette légende vivante comblera des nouveaux morceaux sous son propre nom restant tout de même bien fade et banals. Mais lorsqu’UDO laisse résonner en guise de rappel l’intro de « Metal Heart », c’est toute une communauté métal qui se rapproche pour chanter à tue-tête cette mélodie de Beethoven culte à en mourir, avant de se faire achever par un « Balls to the Wall » aussi culte que son prédécesseur. Certes, nous resterons sur ces deux morceaux mais qu’est que ça fait du bien de les entendre !

Hraesvelg : Bordel, cette voix ! Où va-t-il chercher cette agressivité, cette tonicité ! De quoi laissé pantois, même si la musique ne suit pas toujours. Grand moment lorsque « Metal Heart » raisonne … titre qui n’est pas une reprise de Dimmu Borgir, tout comme « Total Disaster » l’année dernière n’était pas une reprise de Marduk interprétée par Destruction. Il y a des jours où on ferait mieux d’être sourd, ce à quoi UDO a travaillé avec acharnement tout au long du set.

BEHEMOTH
Main Stage 2
16h05 > 16h55

Eternalis : Saississant. C’est le mot, les polonais sont arrivés sur la mainstage, avec une scénographie et des décors magnifiques, en véritable guerrier pour capter la moindre miette d’attentions de chaque spectateur. Affublé du meilleur son de tout le festival, les polonais de Nergal, archi carré, on délivré un set furieux mais effroyablement lourd et dominateur, comme chaque coup de double pédale du monstrueux Inferno derrière ses futs. Le fait de jouer en plein soleil n’aura en rien gêner à la diffusion de l’aura toujours aussi noire et malfaisante des polonais, impressionnants de bout en bout, misant plus sur leur période actuel qu’ancienne, mettant en valeur fortement « Evangelion » et « Demigod ». Impressionnant.

Shawn : Après avoir sorti un Evangelion plus grandiose que jamais, Behemoth était donc présent au Hellfest. Et c’est un show assez mitigé auquel nous aurons affaire. En effet, musicalement, rien à redire c’était carré, direct et précis, ça blastait comme il se devait. En revanche scéniquement, beaucoup on ressenti que le groupe n’était pas à 100% de ses moyens et d’avoir un Behemoth fatigué, usé de tourner, si bien que la puissance délivré était totalement amoindrit. Il n’empeche que des titres comme “Slaves Shall Serve” mettront tout le monde d’accord quand à la puissance musicale du groupe. Un set en demi teinte donc … vraiment dommage quand on connaît le potentiel du groupe.

Aghahowa : Behemoth est aujourd'hui l'un des groupes extrêmes les plus connus sur la scène mondiale et a prouvé une nouvelle fois que ce n'était pas pour rien. Faisant la promo de leur dernier bébé, Evangelion, Nergal et ses hommes sont passés au Hellfest comme un rouleau compresseur. Néanmoins, ce n'était pas un Behemoth à son top, on a pu voir mieux d'eux par le passé. Mais on ne va pas se plaindre, ce fut très bon.

Hraesvelg : Des maquillés sur une mainstage, bien evils ceux-ci (pas comme Immortal quoi …), qui l’eut cru ? Seul Behemoth pouvait réaliser cette « prouesse ». Des années d’acharnement et de professionnalisme ont fini par payer et si il y aura toujours des pignoufs pour se plaindre d’une telle exposition, voir un groupe si extrême déchainer un parterre immense en pleine après-midi sur l’une des scènes principale, ça fait quelque chose. Fest en plein air oblige, le son tourne beaucoup selon le vent et du coup la prestation en pâtit un peu mais l’énergie déployée est extraordinaire et la foule réagit au quart de tour. Impressionnant !!!

Självag : Après la sortie de ce qui restera pour moi leur meilleur album à ce jour, j'ai nommé Evangelion, Behemoth avait largement de quoi envoyer en live en matière de nouveaux morceaux. Sauf que c'est justement ici que le set des polonais a péché : la setlist n'est vraiment pas terrible, avec seulement deux représentants du dernier album. Mais non seulement il y a peu de morceaux du dernier album, mais en plus, l'enchaînement particulièrement chiant en live de At the Left Hand ov God / Alas, Lord Is Upon me, je m'en serais bien passé. En revanche, ce qui fait que le set est tout même resté bon, c'est ce son d'une puissance incroyable, tout en restant très clair, ce qui rendra un énorme service aux bons morceaux coincés entre les « bof ».

Caacrinolas : Peut être la 5 ou 6ème fois que je voyais les polonais et malheureusement peut être l’une des moins bonnes… très certainement la faute à une set list bancale ou le seul titre d’Apostasy joué reste la très moyenne « At The Left Hand Ov hand » quand on a sur le même album des titres du calibre d’un « Christgrinding avenue » ou « Prometherion » ça fait plutôt désordre…Mais ça n’enlèvera rien à la prestation des polonais qui comme d’habitude auront fait le boulot et après tout c’est bien cela qu’on leur demande.

Setlist :
Ov Fire and the Void
Demigod
Conquer All
LAM
As Above So Below
Slaves Shall Serve
At the Left Hand ov God
Alas, Lord Is Upon Me
Decade of Therion
Chant for Eschaton 2000

KATATONIA
RockHard Tent
17h00 > 17h50

Eternalis : Les maitres du doom atmosphérique avaient une heure pour montrer sur scène comment ils avaient réagi au départ des frères Norrman. En débutant le concert par « Forsaker » et « New Night », les doutes sont lever, Katatonia est toujours là même si l’on regrettera la présence toujours aussi fantomatique de Jonas, chantant parfois un peu à côté et ne communicant pas du tout. Néanmoins, les suédois enchainent les perles avec « My Twin », « Leaders », le magnifique « The Longest Year » ou le génial « Ghost of the Sun » sans pour autant attendre le degré d’émotion si intense de leurs albums studios. La faute à une interprétation quelques peu froide, pas assez mélancolique et à un Jonas zappant systématiquement ses growls, créant un sentiment de frustration sur « Leaders » ou « Ghost of the Sun » ou les hurlements, très peu nombreux, n’en sont que plus essentiels. Un bon concert, de jolies émotions mais un sentiment néanmoins de déception pour un groupe si déprimant et beau en studio.

Självag : Je ne savais pas à quoi m'attendre. J'aime beaucoup Katatonia, et le dernier album m'a plutôt convaincu, mais j'avais un peu peur du rendu live de ce dernier. Au final, j'assiste à un bon show d'une beauté assez particulière. C'est en live qu'on s'aperçoit que certains passages envoient le gras, ce qui est assez surprenant, mais aussi là où on se rend compte à quel point la musique de Katatonia peut être enivrante. Le son quand à lui était bon, on déplorera juste le fait que sur scène, ça bouge pas des masses.

DEVIN TOWNSEND PROJECT
Main Stage 2
17h55 > 18h45

Eternalis : attendu de tout le monde, le génie canadien, qui refait enfin surface en live à la suite d’ « Addicted » signait au Hellfest son retour en Europe et l’a fait de bien belle manière. Toujours aussi extravagant, cinglé et apte à dire des conneries (impossible de toute les nommer tant elles sont nombreuses), Devin aura surtout marqué par la perfection de sa voix et ses nouvelles guitares signatures magnifiques.

Ouvrant le concert sur « Addicted » et « Supercrush », le canadien fou (toujours aussi peu avare de grimaces en tout genre) aura démontrer à quel point il chante mieux que jamais, s’envolant dans des mesures stratosphériques, notamment sur un « Storm » magnifique ou un « Deadhead » d’une beauté à couper le souffle, à pleurer de beauté. Ryan van Poederooven a aujourd’hui complètement remplacé l’aura d’un Gene Hoglan par sa maitrise et sa force de frappe impressionnante, notamment lorsque la partie « Ziltoid » s’enclenche, particulièrement sur un « By Your Command » jouissif, au public déchaine et laissant exploser toute la technique, la créativité, l’extravagance et la folie de son géniteur (le tapping en grimaçant sans regarder son manche, ça fait son effet).
Néanmoins, c’est un set relativement atmosphérique que livrera le désormais divin chauve, avec en tête de liste un « Away » à faire frémir les plus endurcis des métalleux présents, autant par la beauté du morceau que le charisme incroyable de l’homme. « Truth » quand à lui, et son riff d’une épaisseur pachydermique, anéantira les neurones du public.
Un concert effroyablement court mais d’une intensité et d’une beauté sans pareil. C’est, les yeux emplis d’étoiles d’être montés si haut dans les cieux, que Devin quittera la scène…

Aghahowa : Encore un retour tant attendu, que celui de Devin Townsend. Fort d'un humour détonnant et de grimaces affreuses, Devin a absorbé la foule. Musicalement, la prestation du groupe a été excellente, même si de mon côté, je regrette que ce ne soit pas Strapping Young Lad sur scène. Néanmoins, ce show a une nouvelle fois prouvé qu'on avait affaire à un personnage aussi génial que singulier.

Självag : Je suis un grand fan de Strapping Young Lad, mais la carrière solo de Devin ne m'a jamais réellement transcendé, malgré divers essais. C'est donc sans attendre grand chose que je vais voir le bonhomme, qui fait lui même ses balances, en profitant naturellement de l'occasion pour faire le con. Faire le con, ça, il sait faire, je me suis personnellement bien marré tout le set. Mais ce n'est pas ce que je retiens. Ce que je retiens, c'est ces 50 putains de minutes à voyager dans les cieux. Pour moi un des meilleurs concerts de ce festival, sans hésiter. Des moments comme ça, on en vie peu. Le son était absolument génial, la prestation vocale était absolument PARFAITE, la setlist elle aussi était géniale (et pourtant à la base j'en ai rien à faire de Devinensolo), et le tout était chargé d'une émotion qui explosa dans le vers le ciel sur un final de dingue. Ca fait vraiment bizarre quand tout retombe...

Setlist :
Addicted!
Supercrush!
Kingdom
OM
Truth
Deadhead
ZTO
By Your Command

SUFFOCATION
RockHard Tent
18h50 > 19h50

Aghahowa : Une nouvelle fois, comme beaucoup de groupes qui ont joué sous la Rock Hard Tent, le son n'a pas été idéal pour admirer la prestation de Suffocation. Fort de ses 20 ans à terrasser le public, les américains ont donné tout ce qu'ils avaient, et les fans ont été ravis. Suffocation, c'est une valeur sûre, mais une valeur sûre qu'on a pu voir meilleure en salle.

Hraesvelg : Prestation sympa mais sans plus : le public suit, le groupe (dont certains membres se baladaient dans le fest « incognito ») envoie la sauce et semble ravi d’être là, mais quelque chose n’y est pas : le son pas top, les speechs parfois incompréhensibles du frontman, l’heure qui commence à voir se creuser les estomacs. Déjà vu dans de biens meilleures conditions, et je les reverrais certainement dans de bien meilleures conditions également.

Självag : Il y a des groupes comme ça, avec lesquels on est sûr de prendre une claque à chaque concert. Suffo est venu, a vu, (a fait le con avec sa main) et a vaincu. Les musiciens ont tout donné, Frank était au taquet bien qu'on se serait volontiers passé de tous ces longs discours, la setlist poutrait comme il faut et le son était plutôt bon pour la rock hard (donc il était moyen, mais bon...). Un autre grand moment.

Caacrinolas : Et bim dans ta gueule encore une fois, Suffo LES ROIS quoi, une set list magique, un prestation scénique mortelle, un Frank Mullen encore est toujours branché sur Duracell, bref l’une des meilleures prestations de la journée. INFECTIIIIIINGGG THEE CRYYYPPPTS TATATATA NANANA. Royal

STONESOUR
Main Stage 1
18h50 > 19h50

Shawn : Quelques semaines à peine après l’annonce du décès de Paul Gray (bassiste de Slipknot) viola que deux membres étaient devant nous via Stone Sour. Un Jim Root très peu expressif, faisant limite la gueule, ainsi qu’un Corey Taylor plus qu’en forme et d’humeur taquine. Le bougre a même après quelques mots en Français (qui sont parfois ridicule tel le « sautons, sautons » qui a quand même moins de gueule qu’un « jump, jump »), mais l’effort est là. Un petit mix entre le premier album dont sortira un excellent « Blotter » ou encore du tout dernier. L’ensemble sonne très bien, mais scéniquement Corey est le seul à faire tout le travail, les musiciens restants (très) en retrait. Le leader nous offrira par ailleurs la danse la plus ridicule qu’il ai apprise, le groupe aura donné le sourire, c’est donc l’essentiel puisqu’avec le décès de Gray, on était en droit de douter du moral du groupe.

Setlist :
Mission Statement
Reborn
Made of scars
The bitter end
Blotter
Your god
Idle hands
Digital
Come what(ever) may
Get inside
Hell and consequences
30-30/150

EXODUS
Main Stage 2
19h55 > 20h45

Pec : Le set de la journée, c'est old school, sans fioriture, ça envoie la paté, en plus en régie son enfin un concert en main stage 2 avec un putain de bon son! La poussière s'élève lors du gros circle pit qui fit fort plaisir au frontman du groupe. Comme expliqué par les compères sur U-zine le Trhash a désormais plus de qualité avec les seconds couteaux que le fameux Big Four qui n'a plus grand chose de thrash. Exodus a pondu la plus belle pochette d'album de l'année, un album fort efficace et prouve sur scène que ce putain de groupe n'a pas le statut qu'il mérite!

Shawn : Exodus, voilà un groupe dont je n’attendais pas forcément grand-chose. Venu plus par curiosité qu’autre chose, attiré par les deux excellents derniers albums du groupe, je me suis retrouvé devant l’un des meilleurs sets de cette année. Un groupe très très en forme, qui traverse la scène dans tous les sens (bien galère pour les photos d’ailleurs), un leader tatoué qui harangue le public, et ce dernier qui lui répond à grand coup de circle pit. Direct, sans temps mort, Exodus aura fini de vider les quelques dernières goutes d’énergies qu’il restait aux plus résistants. Grand !

Aghahowa : Enorme ! Aussi énorme qu'en 2005 à Paris. Le public clissonnais a eu l'honneur de voir le groupe californien jouer l'intégralité de son premier album, Bonded By Blood (et "The Toxic Waltz"). Dans une ambiance sur-vitaminée, Rob Dukes (chant) et Gary Holt (guitare), ont fait le show, bougeant énormément le public. Ce dernier s'est formidablement déployé dans des très grands circle pits et un wall of death percutant. Exodus a pu donner une leçon de violence au public, qu'un Slayer qui passait juste après sur la même scène, n'a pas su donner. Bravo !

Setlist :
Bonded by Blood
Exodus
And Then There Were None
A Lesson In Violence
Metal Command
Piranha
No Love
Deliver Us To Evil
Strike Of The Beast
The Toxic Waltz

NILE
RockHard Tent
20h50 > 21h50

Aghahowa : Délaissant Motörhead, blasé par les photographes dans le pit photos, pour aller voir tranquillement Nile, j'ai assisté à un bon concert des américains. Néanmoins, il faut blâmer le technicien lumière (du festival, pas du groupe), qui se fichait complètement du concert, et qui a laissé les mêmes lumières durant tout le show. Il s'amusait à plaisanter sur la vitesse d'exécution du groupe, qui ne lui laissait pas le temps de se caler... Pathétique...

Par contre, le vrai rayon de soleil, fut d'avoir vu... mon voisin de tente au camping, un américain d'origine iranienne, monter sur scène pour chanter avec le groupe durant un morceau.

MOTÖRHEAD
Main Stage 1
20h50 > 21h50

Pec : Lemmy n'avait pas l'air en grande forme vocale ce soir. Le set s'en est ressenti, une nouvelle fois voir un concert sans écran géant sur les côtés mais uniquement en central m'a saoulé et je n'ai pas vu tout le set de Motorhead, mais bon tant pis, ils repasseront dans des lieux à affluence moindre, et seront présent en France à de nombreuses reprises dans les prochains mois.

Shawn : We Are Motorhead, and we play la meme chose depuis des années. Vu en 2008 pour la première fois, Lemmy a une aura certes, mais le set de Motorhead ne se diversifie que très peu, c’est dommage. Un concert fidèle à lui-même donc, Motorhead étant toujours l’assurance d’un très bon moment, mais l’ensemble manque de spontanéité, et semble parfois avoir déjà été vu un grand nombre de fois. Avis mitigé donc.

Hraesvelg : ayant eu la chance de voir en novembre le groupe jouer en salle, « àdomicile » et dans des conditions idéales, voir le groupe ne se donner qu’à 150 % laisse une drôle d’impression, au même titre que les festivaliers qui passent, indifférents, devant le groupe pour atteindre les buvettes, dont la VIP, sans un regard pour ces légendes et précurseurs d’un style qui nous fait nous retrouver à Clisson, trois jours durant.

SLAYER
Main Stage 2
21h55 > 22h55

Aghahowa : Mou après Exodus, un groupe qui, comme Immortal, subi le poids des âges. Araya n'était pas en forme, laissant chanter les refrains par le public, mais comme toujours, on headbangue sur les classiques du groupe, dont on ne se lassera jamais. Kerry King (guitare) et Dave Lombardo (batterie), ont porté le groupe, tandis que Jeff Hanneman, avait toujours cette fâcheuse tendance à faire des pains dans ses soli de guitare. Bref, le meilleur de Slayer, on l'a vu il y a quelques années, et maintenant il ne reste plus qu'à espérer qu'un regain de forme s'opèrera bientôt, mais on en doute.

Hraesvelg : j’aurais vu Slayer au moins une fois dans ma vie, les classiques parmi les classiques faisant imparablement mouche, les autres titres faisant tout de même secouer la tête. Le groupe semble jouer en roue libre, même si l’étincelle jailli parfois. Si les festivals en plein air permettent de se défausser sur des conditions « difficiles », la même prestation en salle aurait été limite honteuse, le manque d’entrain du groupe étant quand même bien visible, à l’exception du quintal/barbu/tatoué qui arpente la scène de long en large, haranguant le public et enchainant les poses « moment photo » : spéciale dédicace aux énormes chaines qu’il trimballait avec lui !

Självag : Première fois que je voyais Slayer, et je peux assurer que ça m'a fait tout drôle. Certainement le meilleur son du fest, d'une puissance de dingue, absolument parfait pour ce que Slayer nous a envoyé dans la face. Alors c'est sûr, maintenant, ça bouge plus des masses sur scène, et Araya s'est bien gardé d'headbanguer, n'empêche qu'ils tous donné ce qu'ils avaient et que ce concert fut absolument énorme. Seul bémol : seigneur, pourquoi seigneur, pourquoi Tom a-t-il décidé de laisser chanter le public sur le moment fatidique « raining bloooooooooood, from a lacerated sky » ?!

Caacrinolas : On a beau dire qu’ils sont fatigués qu’ils feraient mieux d’arrêter que ci que ça que mais, moi je m’en contrefous complètement, Slayer restera Slayer, et quand en plus de ça ils vous sortent le meilleur son du festival y’a plus rien à dire. Puis faire un concert de Slayer directement dans le pit entouré de vrais fans (Coucou Saku) ca vous rend le concert encore plus exaltant. Là aussi une set list purement best-of (même si je n’aurais pas été contre un petit Dittohead ou Payback) et un groupe qui quoi qu’en disent les détracteurs envoie encore la purée. Et ce même si 2 semaines plus tard ils auront réussi le plus gros foutage de gueule de leur carrière avec leurs fans français.

Setlist :
World Painted Blood
Jihad
War Ensemble
Dead Skin Mask
Angel of Death
Beauty Through Order
Disciple
Hate Worldwide
Mandatory Suicide
Chemical Warfare
South of Heaven
Raining Blood.

THE DILLINGER ESCAPE PLAN
Terrorizer Tent
22h00 > 22h55

Eternalis : Ce n’est une surprise pour personne, les américains de TDEP sont de véritables autistes une fois sur scène. Débutant sur « Panasonic Youth », les cinq musiciens se déchainent et il sera plus qu’ardu de décrire leur prestation. La folie pure, le chaos complet, l’anarchie la plus totale avait envahie la Terrorizer Tent pour le dernier concert sous sa toile. Sautant dans tous les sens, courant, s’époumonant, sans logique et dans une furie expiatrice, les cinq hommes enchainent les morceaux toujours avec une technique et une maitrise ahurissante en vue de l’énergie dépensée. Quand à Greg Puciato, il est extraordinaire dans son rôle de vocaliste fou schizophrénique, sautant partout, de long en large, grimpant sur les enceintes de la tente et sautant de tout en haut avec un équilibre logiquement précaire (pas étonnant que les membres se cassent le pied ou les os).
Dans ce chaos sonore, mis en avant par un son pourtant étonnamment clair, une perle telle que « Sunshine the Werewolf » alourdira et rendra l’atmosphère encore plus malsaine, avant un « Farewell, Mona Lisa » en guise de final pour finir avec un morceau à la réelle structure narrative.
Une chose est sure, un concert de The Dillinger Escape Plan est une expérience à vivre plus qu’à raconter, une expérience intense où chaque goutte de folie de votre corps se retrouve à ébullition pour devenir autant autiste que les protagonistes de cette anarchie musicale. Un bien beau concert pour terminer comme il se doit 3 jours d’orgie métallique (nous classerons Kiss dans une catégorie différente…).

BLOODBATH
RockHard Tent
23h30 > 00h30

Aghahowa : Enfin on a pu voir Bloodbath sur scène ! La Rock Hard Tent a été bien garnie, malgré la présence en face sur scène de Kiss. Au passage, Mikael Akerfeldt (chant), a profité de la situation à de multiples occasions pour nous faire rire, et nous inciter à aller voir Kiss... Musicalement, Bloodbath a livré un concert très carré, bien que manquant de liant entre les morceaux. Ce fut bon, mais pas jouissif.

Självag : Bloodbath, L'EVENEMENT attendu par tous les amateurs de metal extrême présents sur ce festival. Comme on s'y attendait tous, on s'est tous pris une grosse mandale. Tout le monde était en forme, ça headbanguait de partout, la setlist était très bonne bien qu'il manquait vraiment So You Die...seul le son, parfois un peu brouillon, laissait parfois à désirer, ce qui n'empêche que ce soir là, Bloodbath a mis tout le monde d'accord. Je tiens tout de même à dénoncer la blague dégueulasse que Mikael a osé nous faire :
"If I say ghouls attack the church, you say...
- MORBID ANGEEEEEEEEEL
- Yeah ! This is Mock The Cross."

Caacrinolas : Que ce soit directement clair Bloodbath était LE groupe pour lequel je venais directement. Pour leur 5ème concert seulement inutile de dire que j’étais aux anges, là aussi la set list n’était pas loin de la perfection (même si j’aurais bien échangé un « Blood Vortex » contre un « Bastard Son of God » ou un « So You Die » ), Un Akerfeld plus que bavard (peut être même trop) ne lésinant pas sur les blagues (Merci pour le coup de Chapel Of Ghouls j’en pleure encore) et surtout très en voix, bref une prestation de HAUTE volée. En espérant les voir un jour faire une réelle tournée en club.

Setlist :
Ways to The Grave
Process of Disullimination
Cancer of The Soul
Mass Strangulation
Mouth of Empty Praise
Breeding Death
Mock The Cross
Soul Evisceration
Blood Vortex
Iesous
Hades Rising
Outnumbering The Day
Like Fire
Eaten

KISS
Main Stage 1
23h00 > 01h00

Hraesvelg : que dire … après la honteuse “prestation” des Motley Crüe de l’année dernière, les « légendes » américaines ne me comptaient pas vraiment dans leur fans mais, bien décidé à entendre « I Was made for loving You », je me suis laissé prendre au jeu. Quel show fantastique, qui a certes connu quelques passages de récupération (qui peuvent se comprendre, malgré l’éblouissante forme affichée par les papys du rock, dont le très athlétique Paul STANLEY) mais qui n’a été qu’une succession de tableaux magistraux. Qu’on aime ou pas la musique, on ce que Kiss représente, le moins que l’on puisse dire est que le public en a pour son argent, et que le groupe semble humble, vraiment proche de ses fans (qui le lui rends bien : des fans étaient accoudés aux barrières dès le début de la matinée) . Les instants incroyables sont légions : l’arrivée en elle-même du groupe par un mécanisme de plateau géant était déjà bien malade, la pyrotechnie, les écrans géants, les éclairages différents pour chaque titre, les nombreux systèmes élévateurs, la tyrolienne transportant Stanley en face de la scène, sur la tour de sonorisation, les guitares volantes, les guitares lance-feu d’artifice, la boule à facette géante … tous ses éléments ont participer à laisser dans la mémoire de spectateurs le souvenir impérissable d’un show unique, qu’un seul groupe propose : Kiss.

Pec : Aucun souvenir, Jagermeister m'a tuéR.

Caacrinolas : Et hop retour direct à la main stage pour la fin de ce qui s’annonçait être le dernier concert de ce hellfest : KISS. Alors oui avec eux c’était clair que ça serait cotillons langues de belle-mère et tout le toutim mais au moins on en a pour notre argent (n’est-ce pas Motley Crue…) Des tubes en pagaille dont un « I Was Made For Loving You » d’anthologie repris par la moitié de l’équipe U-zine présente et surtout un « Rock n’Roll All Nite » nickel chrome pour finir en beauté un week end parfait. Rdv l’an prochain Clisson.

Setlist :
Modern Day Delilah
Cold Gin
Let Me Go, Rock 'N' Roll
Firehouse
Say Yeah
Deuce
Crazy Crazy Nights
Calling Dr. Love
Shock Me
'm An Animal
100,000 Years
I Love It Loud
Love Gun
Black Diamond
Detroit Rock City
/encore/
Lick It Up
Shout It Out Loud
I Was Made For Lovin' You
God Gave Rock 'n' Roll to You II (Argent cover)
Rock And Roll All Nite

BILAN DE LA JOURNEE

Pec : Behemoth ou Ensiferum me tentaient bien mais en après midi ça enlève du charme à ces styles qui méritent une ambiance en live de nuit ou en salle. Pas vu grand chose comme groupes, Exodus sera mon plaisir personnel. Soleil de plomb toute la journée, trop de poussière sur le site, et sur l'extreme market (déjà de nombreux stands furent déçu d'être mis à l'écart des scènes, mais la poussière sur leurs produits fut un calvaire durant tout le festival...). L'organisation pourrait arroser de manière ponctuelle le site des concerts comme l'extreme market, comme c'est le cas sur d'autres festivals. Pour ma part direction le point de secours pour me faire poser des trucs dans les yeux, en mode allergie. Ce moment m'a permis de discuter avec le responsable du point de secours : Aucun gros incident durant tout le festival (entretien le dimanche en fin d'après midi), quelques foulures et entorses, un seul cas assez grave du à l'abus d'alcool (les metalleux savent boire me dit il, pas comme les jeunes de festivals de plus petites envergure où les incidents sont bien plus nombreux, à méditer). Les barbelés autour des vignes, vers le camping seraient à enlever dans le futur, plusieurs cas d'écorchures et de coupures. Festival pour les secours fort calme vu l'affluence, bilan positif. Merci à eux pour l'accueil et les soins prodigués avec sympathie.

ET AU CAMPING ?

Pec : Aucun incident non plus, la bonne humeur, certains déplient les tentes et rentrent en bus, d'autres attendent le lundi matin