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dimanche 17 mars 2013 - U-Zine

Betiz'Fest 2013 : Rise Of The Northstar + The Arrs + Hatesphere + Caliban

Le Palais des Grottes - Cambrai

U-Zine

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Direction Cambrai pour ce troisième jour du désormais réputé Betizfest, le dimanche étant la journée réservée au Metal dans ce festival de musique alternative. La salle, dispose de 2 scènes qui joueront en alternance, la grande scène disposant d'une avancée, permettant aux groupes d'être au plus proche des premiers rangs, et de rétroprojecteurs sur chacun de ses cotés retransmettant la prestation live en direct (à ce propos, message à l’un des cadreur, l’effet zoom/dezoom rapide, c’est nul et ça rend la vidéo aussi pourrit qu’une des miennes.). Sinon niveau bouffe, je conseille leurs hot dogs qui cartonnaient vraiment pas mal !

En parlant bouffe, c’est à l’heure du goûter que déboule le premier groupe pour moi, étant arrivé pas mal en retard je rate The Betrayer's Judgement et Scarred… Enfin du goûter, du bento plutôt car ce sont les Rise Of The Northstar qui déboulent, et question bento c’est plutôt celui de Luffy qu’on se prend, façon casse-croûte de pirate : 100% gros steak dans ta face ! Le groupe déboule vêtu de leur traditionnel gakuran sur un tonitruant Rookies qui annonce direct la couleur ! Ne les ayant vu auparavant que dans de toute petites salles, j'étais curieux de voir ce que ROTN pouvais donner sur une grande scène, et je n'ai pas été déçu, le groupe occupe à merveille l'espace qui leur est accordé, Vitha n'hésitant pas à se servir de l'avance de scène pour aller tendre le micro afin de permettre les sing along de kids se montant les uns sur les autres pour éructer les paroles, les fans du groupe étant venus en nombre à en croire le taux de casquettes et t-shirts aux couleurs des 5 vauriens venus de l'étoile du Nord !

Parlons en justement de ses 5 vauriens, du nouveau bassiste en particulier dont c'était l'occasion de découvrir en live ! Autant l'ancien pouvait passer pour discret, celui-ci par contre n'hésite pas à haranguer le public plus qu'à son tour ! A noter qu'il rejoint aussi le clan des mecs-à-qui-on-voit-pas-les-yeux. Au niveau des titres, en plus de celui cité plus haut au a le droit à l'intégralité de leur dernier EP en date Demonstrating My Sayan Style, avec en plus le titre qui m'a fait les decouvrir Protect Ya Chest et Phoenix , annoncée par un "celle-là on l'a joué à Fukushima mec" et quand on sait de quoi parle ce morceaux, on se doute que ça a forcément dû être un moment fort ! Le concert se termine par un One For All (pour ma part j'aurais préféré un Roah Gaiden, mais bon, dans la vie on a pas toujours c'qu'on veut hein !) et le groupe quitte la scène non sans annoncer qu'ils sont actuellement en train d'écrire leur premier album mais surtout non sans s'être créé une floppée de nouveaux fans à en croire la folie furieuse qui a animé le pit malgré son taux de remplissage pas exceptionnel à cause de l'heure.



Dur d’enchaîner tout de suite après et c’est A Failing Devotion qui s’y colle, et pour le coup je me les prends plus en fond sonore le temps de faire mes affaires et ça sonne plutôt pas mal ! A revoir assez vite pour me faire une vrai opinion dessus.

Ça doit bien faire depuis 2009 et un concert à Hénin-Beaumont que je n’ai pas écouté une note des Parisiens de The Arrs, ce qui me rend bien curieux de voir ce qu’ils donnent maintenant !Et je dois bien avouer que leur concert reste dans la continuité de la bonne impression qu’ils m’avaient donné à l’époque ! Même si musicalement ce n’est désormais plus ma came, on ne peut que s’incliner devant la grosse débauche d’énergie donnée sur scène. Nico fait tournoyer ses dreads, et le public se fait tournoyer en circle pit ! Bon concert qui donne une grosse patate, permettant de se coltiner ce qui suis après sans défaillir.
 


Retour sur la petite scène avec cette fois , heuu … un groupe de faux folk irlandais Lillois ? Les The Rijsel Irish Boy'z. Bon ils ont l’air d’être connus, pas mal de monde devant la petite scène, mais de mon point de vue … Mis de côté le fait qu’ils n’ont rien de metal, c’est plutôt mauvais, le chanteur lance des vannes nulles et quand le flutiste se décide à jouer on a juste le droit à un sifflement suraigu qui vrille les oreilles…. Ok, on va voir si on est pas mieux dehors, sous la pluie.

Les lumières s’éteignent et le générique d’Amicalement Votre résonne, pourtant le set d’Hatesphere sera tout le contraire d’un samedi après-midi chiant devant M6 ! Les danois, tous avec une grosse banane au travers de la tête balancerons un gros gros set où les titres s’enchaineront dans la bonne humeur malgré un public qui ne sera pas des plus avenant, mais qu’importe, le frontman se servant de la situation pour sortir des vannes « combien de personnes nous ont déjà vu ? 5 ? Ok c’est cool, on est là pour ça, se faire de nouveaux fans » sans jamais quitter son énorme sourire ! La musique groove sa mère et je me trouve à me trémousser sur les barrières comme une pucelle de province au bal des pompiers qui veut à tout prix sa première petée, ce qui me vaudra un clin d’œil du jovial Morten "Kruge" Madsen ! En résumé, bonne humeur, headbang, groove et putain de gros death thrash dans ta gueule ! Et ça fait du putain de bien !
 


Petite pause en milieu des décibels avec le Cabaret Des Culottées, groupe d'"effeuillage burlesque". Haaa le burlesque ! L'excuse qu'ont trouvé les grosses et les moches pour montrer leurs seins ('fin maintenant y a les femen)... Bon pour le coup on est sauvé, les filles sont plutôt potables et il n'y a pas de dodues ayant trop matté "cry baby" pour nous cramer la rétine, 'devait avoir compet’ de roller derby quelque part, ouf ! Bon allez, on va pas faire l'aigri, c'était sympa, une animation un peu bancale par moment mais pas mal de chouettes idées, bref un moment agréable juste avant le machin qui arrive après.

Et ce machin c'est Tagada Jones, groupe de punk métallisé et politisé, et comme la politique, ça m'en touche une sans remuer l'autre et que leur musique c'est pire je m'éclipse très rapidement. Bon certains riffs font bien dodeliner des fesses, mais ça s’arrête là.Le pire doit se trouver au niveau du chant, monotone à en crever. On aura même droit a de l'électro bien naze... On est où les mecs la ?

Je sais pas si c’est parce que le lendemain y a cours/boulot ou si c’est parce que beaucoup de monde était venu pour Tagada Jones (les fous) mais le Palais des grottes à l’air d’être d’ un seul coup plus vide et le groupe suivant, No Return, en fait directement les frais. Peu de monde par rapport à jusqu’à présent, mais qu’importe ! La musique du groupe fait mouche et le public restant apprécie ! Tant pis pour les absents, ils ne méritaient tout simplement pas la grosse déferlante death/thrash des Parisiens, à qui d’ailleurs il importe peu que la fosse soit clairsemé, ils envoient le bois sans temps mort ! Excellent découverte pour moi, ne connaissant le groupe que de nom !
 


On retrouve donc en tête d'affiche les Allemands de Caliban, que j'avais déjà vu en live en, genre, 2004, en première partie de Machine Head , le seul souvenir que j'en ai, c'est celui d'un groupe au chanteur tout maigre et au bassiste qui balançait des refrains bien gays. Bon sur le premier point ça va, le coco s’est épaissi (ça aurait été triste sinon) mais niveau refrain mielleux on est toujours bien servi ! M’enfin dans l’ensemble la musique passe plutôt bien même si malheureusement comme dit précédemment le public a bien fondu et le restant est très peu réceptif comme le fait remarquer Andreas « Vous comprenez rien à ce que je dis où vous vous en foutez ? – silence – Bon on va dire que vous ne comprenez pas ».

Pourtant le concert en lui-même est bon, les morceaux , on aime ou pas mais il faut reconnaître qu’ils sont très bien exécutés, visuellement le groupe est uniformisé avec des t-shirts effet passés à la javel comme dans les années 90, sauf qu’on a droit à du noir et blanc plutôt que du fluo qui donne un ensemble pas encore trop degueu, mais niveau public c’est pas la gloire. Ho il y a bien un wall of death de ci de là, mais de quoi en garder un souvenir impérissable… Le groupe revient quand même pour un rappel avec en ultime morceau Sonne de Rammstein, tâche très ardue de reprendre ce titre tant il est déjà parfait à la base, du coup exit le coté magique de la chanson et on se retrouve avec un titre moyen, mais bon on connait au moins les paroles, donc c’est cool.
 


En conclusion, bonne édition que ce Betizfest 2013, quelques bonnes claques même si sur la fin ça pêché un peu coté spectateur sur la fin. Mais sinon comme d’hab, cadre agréable, orga au poil, très bons groupes, le seul problème vient de l’enchaînement des concerts, on n'a pas vraiment le temps de se poser, mais bon ça c’est par ce que je me fait vieux…