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samedi 3 septembre 2011 - U-Zine

Bloodwave Metal Fest

Jacques Brel - Saint-Nazaire

U-Zine

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Quoi ?! Un festival de métal à Saint-Nazaire ? Aujourd'hui ? Salle Jacques Brel ? C'est parti !

Pour sa première édition, le Blood Wave Metal Fest accueillait pas moins de 13 groupes en une seule journée, un sacré marathon s'étalant de 14h à 2h00, en cette fin d'été. Rétrospective de l'évènement.
Crédits photos : Mewen Gouon.

J'arrive en trombe au port de Saint-Nazaire. Quelques voitures ouvertes, crachant du métal à plein régime, entourées de Metal Heads la bière à la main, je suis au bon endroit.

THE INTRAVENOUS

Le festival ne commence qu'au milieu du set de The Intravenous, faute d'avoir pu se rendre sur place plus tôt. La salle est affreusement vide, je dénombre une quarantaine de personne entre la scène et la régie. La formation propose un Death Metal assez prévisible, lourd, mais sans grande prise de risque. J'ai cherché la basse et la fouge des musiciens, sans succès. Je suis peu être allergique au style... Bref, je me casse.

LANDZAROTH

Landzaroth déboule 10 minutes plus tard, et lâchent un bon Brutal Death des familles. C'est à la fois classique et rentre dedans : impec'. Les zikos bougent et communiquent bien avec le public. Le look limite clodo du chanteur est à souligner. On notera l'utilisation de samples de qualité, bien que certaines compos auraient peut-être gagnées à être raccourcies. On a quand même assisté à une bonne prestation dans l'ensemble.

Biere

RAZ

Les mecs de RAZ ont la réputation d'avoiner sévère. Ils n'ont pas failli.

Délivrant leur Brutal Death bourré d’hormones, RAZ à mis tout le monde d'accord. Sans occulter le fait que la formation compte deux vocalistes énergiques, le combo compte aussi sur un batteur inspiré, amenant ses collègues à des changements de rythme pertinents, qui prend à contre pied l'auditeur. La foule se débloque totalement, on voit même un pogo apparaître. En définitive : un set carré et atypique, qui marque pour moi le début du festival. RAZ assure.

Ho, des mecs bourrés. Fausse surprise.

FOSCOR

C'est le moment Satan du festival, pour ce que j'ai vu. Difficile de passer après RAZ. Mais Foscor a plus d'un tour dans son sac. Le groupe balance des riffs ivol, certes, mais aussi très brutaux. Foscor se voit boudé par une fosse clairsemée, se qui n'entrave en rien la motivation des musiciens, remerciant la prod, la régie le public. Plutôt classe. C'est dans l'ensemble carré et efficace. Mention spéciale pour le guitariste/chanteur : aucun pain sur le manche, très bonne voix et excellent heandbang, le mec était partout. On peut trouver des défauts à la prestation, comme par exemple des passages lents, que le genre oblique, mais qui auront été parfois dispensables. En résumé, un bon concert (voir très bon pour les aficionados du genre).

Ho, un bourré se fait embarqué par les flics. Une dizaine d'autre cuvent au coin fumeur. Forcément, quand à partir de 19h toute sortie est définitive, faut s'occuper...

RECUEIL MORBIDE

C'est ensuite à Recueil Morbide de performer. La formation propose un Brutal Death carré et incisif. C'est peut être du à une meilleure qualité au niveau son, mais les mecs sonnaient vraiment bourrin. A mon plus grand plaisir. Pas beaucoup de personnes mais le groupe reste super motivé et délivre ses riffs. A noter la bonne présence scénique du groupe, avec un A+ bien mérité pour le bassiste. A revoir, peut-être dans de meilleures conditions.

Ho, les pompiers refusent qu'on s'allonge dans la salle.

DESTINITY

 

Les Frenchies de Destinity débarquent un quart d'heure plus tard et balancent leur Trash Mélo je sais pas quoi. La fosse accueille très bien la musique puisque le premier slam du fest est tenté (avec succès). Au niveau de la musique, c'est un peu plus soft, donc ça peut faire du bien. Mais attention, le noyau dur, le son, reste encré dans de la brutalité. La prestation se révèlera très bonne, grâce au meilleur son de la soirée (même si on se forçait à chercher les sols de tapping), mais également grâce à la communication parfaite entre le groupe et le public. Destinity à clairement marqué des points ce soir.

SVART CROWN

Svart Crown hérite du son de Destinity, ce qui donnera de base un concert très correct. Après la vague Destinity, la fosse déserte un peu, et Svart Crown se prend limite un four. Mais un four super motivé ! Dans l'ensemble, c'est bourrin bourrin bourrin (mis à part les passages lents et longs bien moisis). C'est un poil classique de premier abord, mais si on suit le batteur, c'est un tout autre show qui nous est proposé. Le bougre ne se cantonne pas aux blasts et aux breaks mais enchaine des rythmiques osées et pertinentes, presque talentueuses. Un bilan en demi teinte pour Svart Crown, car j'ai clairement entendu deux choses différentes.

Arrivés vers 1h00 et des brouettes, il est grand temps pour votre serviteur et son compatriote photographe de se retirer, l'appel de la bibine étant plus fort.

Pour parler après coup du festival, il faudra en premier lieu noter l’enthousiasme et le professionnalisme de l'orga, se pliant en quatre pour que tout le monde soit satisfait, artistes comme spectateur, tout en étant disponible et sympa. Merci à vous. Ensuite, d'un point de vue financier, je redoute que le festival n'ai pas rempli son objectif d'entrées. Mais il est fort probable que le bénéfice se soit fait au bar. Niveau musique, on à eu ce pourquoi on est venu, rien à redire. Un petit bémol pour le son, qui aurait pu donner une autre dimension aux concerts de début de journée. Mais ne boudons pas notre plaisir, car ce Blood Wave Metal Fest, si on occulte le nombre d'entée, fut une réussite. J'espère que l'année prochaine se fera, mais cela, c'est une autre histoire (de pognon ?).