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Album

09/12/14 - U-Zine

Indesinence

Vessels Of Light And Decay

LabelProfound Lore Records
styleDoom Death Metal
formatAlbum
paysAngleterre
sortieoctobre 2012
La note de
U-Zine
8.5/10


U-Zine

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Aujourd'hui, je vous propose de creuser dans l'underground du Doom Death, style qui est déjà typiquement underground à la base. Il est, en effet, difficile pour quelqu'un de non initié au genre de donner dix noms de groupes dont il a entendu parler de loin comme il le ferait instinctivement pour le Thrash, le Black ou le Death. Mais là quand même, nous allons aborder l'histoire d'un groupe méchamment et injustement méconnu de la scène, Indesinence. J'ai connu ce groupe parce qu'il avait joué à Rouen avec leurs grands amis d'Ataraxie lors d'une soirée mémorable (la seule fois de ma vie où j'ai vu un slam lors d'un concert de Doom au sens large) et de là, j'ai suivi son parcours. Du moins j'ai essayé car les Britanniques se sont faits très discrets depuis ce soir là.

Vessels Of Light And Decay est la première sortie d'Indesinence depuis 2006. La faute à quoi ? Je ne sais pas vraiment. Je pense que le leader du groupe Ilia Rodriguez était bien trop occupé avec ses autres projets et notamment Pantheist pour pouvoir s'occuper correctement d'Indesinence. Il faut également savoir qu'il est nécessaire de prendre son temps pour laisser ces longues compositions arriver pleinement à maturation. Ce qu'ont du faire nos amis britanniques puisqu'ils sont arrivés avec un nouvel album travaillé et retravaillé qui faisait parti des plus belles sorties tous styles confondus de l'année 2012.

La raison principale qui m'a fait écouter ce nouvel album d'Indesinence, c'est que je me doutais que j'aurais le droit à du pur Doom Death Metal sans putain de voix claires, sans putain de bons sentiments, sans putain de Roméo de mes couilles qui pleure sa Juliette. Pour ça, j'ai My Dying Bride qui le fait très bien. Oui, je fais le même discours à chaque fois mais les groupes qui savent faire du vrai bon Doom Death Metal ne sont pas nombreux et à chaque fois que ça tombe dans mon oreille, c'est toujours le même plaisir. Alors je vous dis pas quand en plus, l'album est d'une qualité largement supérieur à la moyenne.

Indesinence donne l'impression d'avoir été un groupe de Death Metal qui au fur et à mesure de ses expérimentations est devenu naturellement un groupe de Doom Death Metal. Tout sur Vessels Of Light And Decay sent le soufre. C'est un temple maudit (oui presque comme dans Indiana Jones) au fond d'un volcan aux éruptions éternelles qui s'y cache. Dedans, se tient un démon prêt à vous emprunter votre coeur le temps de l'écoute et à vous le rendre toujours plus dépouillé à chaque fois mais vous aimez ça. Vous aimez ça car il existe une parfaite symbiose entre une ambiance Doom amenée par ces mélodies malignes et des leads et des soli dévastateurs typiquement Death. Indesinence est un groupe, à l'instar de Disembowelment, qui plait et plaira autant aux fans de Doom Death Metal qu'aux fans de Death Metal élevé au son des Asphyx, Incantation ou Immolation dont il s'inspire clairement.

Comme le groupe sait s'entourer, ce n'est qu'une demi-surprise de retrouver Greg Chandler A.K.A. monsieur Esoteric pousser la chansonnette sur « Vanished Is The Haze » pour un passage désespéré des plus mythiques. Il s'est également occupé de l'enregistrement et du mixage quand l'ancien Khanate (je te respecte) James Plotkin s'occupait du mastering. Avec des noms aussi ronflants, vous vous doutez bien que le son est au poil. Méchamment puissant. Méchamment cradingue. Bon c'est pas Funeralium non plus mais quand même...

J'en place également une petite pour cette pochette insidieuse qui bien que ne reflétant pas tout à fait la musique du groupe sur cet album est juste sublime tant dans les couleurs que dans le symbolisme, sentant bon l'esprit Doom Old School, @LeeDorrian, t'en penses quoi, toi ?

Tout ceci fait de Vessels Of Light And Decay, un des albums les plus forts émotionnellement de l'année 2012 juste derrière, dans le genre, un Funeralium, de toute façon, hors concours. Je ne vois même pas comment 2013 pourrait faire plus fort que cette fin 2012 et sa triplette Inborn Suffering-Funeralium-Indesinence à moins qu'Ataraxie ne passe par là...

1. Flux
2. Paradigms
3. Vanished Is the Haze
4. Communion
5. La madrugada eterna
6. Fading (Further Beyond)
7. Unveiled