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Revue d'actu #59 : In Flames, Darkthrone, Mamaleek, Lorna Shore, Art of Attrition ...

dimanche 18 septembre 2022
Team Horns Up

Compte groupé de la Team Horns Up, pour les écrits en commun.

La rentrée est passée, nous sommes tous replongés dans notre petite routine habituelle. Afin de franchir ce cap pénible, nous vous avons concocté une petite revue d'actualité avec, au programme, du black, du death, du deathcore ou bien encore du post-punk. Bonne écoute et bonne semaine à tous et à toutes !

Darkthrone

Pingouin : Un an seulement après Eternal Hails…,Darkthrone revient et sortira son 20ème album le 28 octobre chez Peaceville Records. Annoncé le 7 septembre dernier, Astral Fortress n’a été pour l’instant teasé qu’avec 20 secondes de Fenriz qui fait le clown dans la forêt et 30 secondes de black metal mid-tempo.

Un mot également de cet artwork, en noir et blanc, sur lequel on voit un backpatch Panzerfaust .. sur la doudoune d’un monsieur qui se balade en patin à glace dans la neige. On a pu lire ici et là que c’était un choix artistique paresseux de la part des Norvégiens. Personnellement, je pense pas qu’ils en aient grand-chose à faire de ce qu’on pense de ce qu’ils font. On retiendra juste ces quelques mots de Fenriz sur le communiqué de Peaceville : «Je ne parle jamais des paroles ou de l’inspiration qu’il y a derrière, et je voudrais jamais qu’on m’explique des paroles que j’aime bien d’autres, mais je vais vous dire une chose, c’est plus sombre que jamais, ça bouillonne d’enfer ». Les précommandes d'Astral Fortress sont d'ores et déjà ouvertes sur le site de Peaceville.

Tracklist:

1. Caravan of Broken Ghosts
2. Impeccable Caverns of Satan
3. Stalagmite Necklace
4. The Sea Beneath the Seas of the Sea
5. Kevorkian Times
6. Kolbotn, West of the Vast Forests
7. Eon 2

 

 

Lorna Shore

Michaël : Pépite sur Pépite. Déjà que l'album Immortal nous avait fait forte impression, l'EP ..And I Return to Nothingness qui avait suivi en 2021 avait dissipé tous les doutes qu'on pouvait avoir sur le nouveau front man et sur la capacité du groupe à continuer sur sa lancée. Forcément, le nouvel album intitulé Pain Remains et qui sortira le 14 octobre prochain chez Century Media Records est très grandement anticipé par les fans du groupe et les curieux. Chaque nouvel extrait est donc l'occasion de s'en mettre un peu plus sous la dent et le dernier clip du groupe ne va pas réduire la hype. Ce nouveau titre, intitulé "Pain Remains I: Dancing Like Flames" finit de nous mettre l'eau à la bouche. Continuant sur cette vague presque symphonique, le groupe nous offre un récital d'intensité, de puissance et d'émotion. Le groupe s'essaye à des refrains légèrement moins speed et plus mélodiques que sur d'autres titres, afin de mettre encore davantage le doigt sur le côté émotion. Et c'est une franche réussite. J'ai rarement autant attendu un album ces dernières années.

 

In Flames

Pingouin : Il faudra patienter jusqu’en février pour découvrir en intégralité le 14ème album d’In Flames, Foregone. Les vétérans du death metal mélodique ont lâché cette semaine un nouveau single, « Foregone Pt. I. ». 3 minutes et 24 secondes de single, au cours desquelles In Flames confirme cette volonté de retourner à un death metal sauce Göteborg peut-être plus organique et moins plastique que les récentes sorties du groupes. Mais les mélodies restent assez pauvres. Un peu comme « State of Slow Decay », premier single sorti début juin, et « The Great Deceiver, » sorti au mois d’août.

In Flames repart sur des bases moins molles que sur ses 3 derniers albums, dans lesquels il n’y avait pas grand-chose à sauver. Les nostalgiques des années 2000 (dont je fais partie) peuvent quand même espérer vibrer à nouveau, si le groupe arrive à ré-insuffler de l’énergie à ses compositions. Verdict à partir du 10 février, Foregone sort chez Nuclear Blast, vous pouvez déjà précommander l'album en profitant de son artwork.

                                  

 

Howard

Raton : La scène revival heavy psych a été si saturée dans les années 2010 avec le succès de Uncle Acid, Fuzz ou Graveyard qu'il était difficile de trouver un groupe véritablement intéressant. Il faut avouer que ce n'est pas un genre évident où trouver l'équilibre entre hommage aux sonorités de la fin des 60s / début 70s et inscrire ces dernières dans une production plus moderne sans être une énième resucée de groupes défunts (Greta Van Fleet on vous voit) peut relever du casse-tête.

Et voilà que débarquent les Parisiens de Howard avec leur nouveau clip, "Seeds of Love". Je n'avais pourtant pas été transcendé par leur précédent morceau, "Bankable Sermon", trop Doors-worship avec un son stoner déjà bien identifié dans la scène française. Mais "Seeds of Love" vient admirablement trouver la bonne recette entre un orgue Hammond 60s, des solos habités et un refrain efficace. Le haut patronage de Wolfmother, Colour Haze ou même Royal Blood est évident, mais par des habiles subterfuges et ce petit motif électronique récurrent, Howard réussit à saisir son audience avec un morceau puissant et immersif.

Leur nouvel album, Event Horizon, sortira le 21 octobre prochain (précommandable ici) et le groupe se prêtera à l'exercice de la release party au Backstage by the Mill à Paris le 3 décembre.

 

Chrome Ghost

S.A.D.E : Actif depuis 2015, le trio Chrome Ghost a annoncé la sortie de son troisième album pour le 28 octobre chez Seeing Red Records. C'est avec ce premier single (de huit grosses minutes) que je découvre ce projet ; et force est de constater qu'il va falloir se pencher sur l'album à venir mais aussi sur les sorties précédentes. Dans un registre doom très mélancolique sur le début, avec ce chant clair et une simple guitare sèche, qui va au fur et à mesure se décaler vers quelque chose de plus massif et menaçant, Chrome Ghost déroule une large palette d'émotions et un sens bien maîtrisé de la composition. Si House of Falling Ash tient la route sur la durée, assurément il sera un excellent album.

 

Mamaleek

Pingouin : Voilà qui sera sûrement l'un des albums de l'automne pour les  fans de black bizarre et déroutant. Huitième album pour le duo Mamaleek, attendu le 30 octobre. Les deux frangins anonymes continuent leur exploration à l’avant-garde du black metal, de la folk et du dark jazz. En attendant la sortie complète de Diner Coffee, Mamaleek nous a gratifié du single "Boiler Room".

Encore plus que sur Come & See (2020), il y a sur cette chanson une grosse vibe Rain Dogs, cette voix éraillée, ces licks jazz à moitié terminés … Et puis, tout à coup, la déferlante black metal : un riff simple mais obsédant qui répond de manière quasi-symétrique au premier thème. Six minutes de va-et-vient entre ces deux salles aux deux ambiances, le black metal tourmenté d’un côté, et de l’autre l’atmosphère feutrée d’un fumoir qui sent le tabac froid et ou les napperons sont tâchés de whisky.

Les pré-commandes sont ouvertes, et ça se passe chez The Flenser.

 

Shadow of Intent

Michaël : Comme vous le savez certainement, Shadow of Intent (Deathcore / USA) a sorti son quatrième album intitulé Elegy en début d'année, et cela a été une immense branlée. Clairement le groupe qui a le plus le vent en poupe dans le Deathcore, derrière Lorna Shore. Et ce nouveau clip qui en est extrait nous invite à nous replonger dans ce super album massif comme on l'aime. Si vous n'avez jamais eu l'occasion d'écouter le groupe, vous n'avez plus aucune excuse.

 

Tension Span

S.A.D.E : Formé par Noah Landis (Neurosis), Matt Parrillo (ex-Dystopia) et Geoff Evans (ex-Asunder), Tension Span n'officie pas, comme l'on pourrait s'y attendre, dans le versant lent et poisseux de la musique, mais dans le domaine plus péchu et teigneux du post-punk. Le trio a annoncé son premier album pour le 30 septembre prochain chez Neurot Recordings et nous a déjà proposé quelques morceaux. Et ces premiers extraits sont réjouissants (nonobstant le titre de l'album, The Future Died Yesterday) : trois courts titres énergiques et défouloirs où des bidouillages electroniques viennent parasiter un post-punk mécanique et rigide, portée par une hargne dans le chant très bien sentie.

 

Art of Attrition

Michaël : Les Canadiens d'Art of Attrition sortiront leur premier album le 22 septembre prochain, intitulé The Void Eternal. Ils ont sorti quelques singles pour teaser le public et le dernier en date, "The Malthusian Catastrophe" a de quoi faire saliver. Vitesse, précision, mélodies, technique ; tous les ingrédients d'un bon gros Deathcore  des familles sont présents, sans les travers que l'on peut parfois retrouver (breaks à n'en plus finir, notamment). Une entrée en matière qui donne très envie de découvrir le reste de l'album dans quelques jours. Décidemment, avec le prochain Shadow of Intent, on est gâté en ce moment niveau Deathcore.