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jeudi 12 octobre 2017 - Michael

Thy Art Is Murder @Paris

Backstage - Paris

Michael

Avocat le jour, rédacteur sur Horns Up la nuit et photographe à mes heures perdues.

Ce mardi 10 octobre, le Backstage By The Mill accueillait le Dear Desolation Tour regroupant Justice For The Damned, Oceano, After the Burial et surtout Thy Art Is Murder. L’occasion pour le public parisien de revoir les Australiens sur scène, mais cette fois-ci avec CJ McMahon aux commandes, lequel a fait son retour dans la formation en début d’année après une pause d’un peu plus d'un an. On avait donc légitimement hâte de voir le groupe en découdre sur scène.

 

After The Burial:

Journée de travail oblige, j’arrive seulement pour le début du show des natifs du Minnesota : After The Burial. En dépit d’un son qui aurait mérité plus de clarté (impossible de réellement déterminer si le son de guitare était trop criard ou si Trent Hafdahl avait les doigts un peu froids ce soir), le groupe a réussi à faire monter la pression dans un Backstage plein à craquer (show sold out, faut-il le rappeler).

Après un départ en fanfare sur la très entraînante Lost In the Static issue du dernier album du groupe (Dig Deep), le groupe enchaîne avec la rythmée et taillée pour le live Collapse avant de finir de nous achever avec Anti-Pattern. Dès les premières minutes, la fosse du Backstage répond présente en dépit d’une chaleur qui commence à peser sur les corps.

L’intensité ne redescendra d’ailleurs pas vraiment, même si les titres de la seconde partie du set m’ont un peu moins convaincu, jusqu’à ce que résonnent les premières notes d’A Wolf Amongst Ravens qui fait toujours son effet avec ses rythmiques saccadées. Menés de main de maître par Anthony Notarmaso souriant et qui n’en fait jamais trop, les Américains ont fini de convaincre leurs fans et probablement conquis plusieurs personnes dans l’audience.

En tout cas, on a hâte de revoir le groupe.

Setlist :
Lost in the Static
Collapse
Anti-Pattern
Deluge
Berzerker
Aspiration
A Wolf Amongst Ravens

 

Thy Art Is Murder :

Après deux passages éclairs à la Cigale (première partie de Parkway Drive) et au Trabendo dans le cadre de l’Impericon en 2016, on avait hâte d’enfin voir le groupe en tête d’affiche. A fortiori depuis que CJ McMahon, chanteur de son état, est revenu dans le groupe depuis janvier dernier. Et même si Nick Arthur notamment a pu faire le boulot en l’absence de CJ, la différence sur scène est nette. Surtout quand CJ se donne presque la peine d’articuler quand il chante (en début de set, quoi).

Les lumières s’éteignent, les cris démarrent, et Thy Art arrive sur scène pour nous lâcher sur le râble le trio Dear Desolation, Slaves Beyond Death et The Purest Strain Of Hate. Le son est bon, la musique est bonne, CJ est particulièrement en forme. Malgré le manque de place pour que les cinq membres du groupe soient à leur aise, le tout est vraiment fluide et agréable visuellement. De toute façon, le groupe n’a jamais été réputé pour son jeu de scène exceptionnel. Mais là où je suis particulièrement enthousiaste, c’est sur le rendu live des nouveaux titres. Outre le fait que les Dear Desolation, Puppet Master ou autres Slaves Beyond Death sont excellentes sur album, elles s’avèrent être tout aussi efficaces en live. Cet album est vraiment bon, il n’est plus possible d’en douter.

Toutefois et comme souvent, c’est l’album Holy War qui monopolise les débats avec pas moins de six titres joués. Et il faut avouer que Light Bearer, Coffin Drager, Absolute Genocide ou bien encore Emptiness font clairement le boulot. Cet album est sombre, violent, parsemés de riffs et de breakdowns vraiment inspirés. La quintessence étant la désormais classique Holy War qui continue de prendre une dimension incroyable en live, avec tout le public qui scande les paroles et s’en donne à cœur joie dès le premier « Holy waaaaar » pour sauter dans tous les sens et jouer des coudes.

Ce qui fait aussi le charme d’une prestation de Thy Art Is Murder, c’est le caractère de CJ. Ultra accessible, toujours souriant entre les morceaux et prolixe : il remercie chaleureusement le public, évoque le PSG, la carrière du groupe ou bien encore tout ce qui lui passe par la tête. On sait tous les raisons qui l’ont conduit à se tenir à l’écart du groupe pendant quelques temps et c’est on ne peut plus légitime. On est donc encore plus heureux de le revoir au sein du groupe aussi souriant, en dépit du fait que la notoriété du groupe ne grimpera probablement pas dans des proportions importantes et qu’une telle vie conservera son lot de sacrifices.

Quoi qu’il en soit, après un enchaînement Puppet Master (meilleur titre du nouvel album ?) / Holy War et Light Bearer, le groupe revient sur scène pour le bouquet final : Reign Of Darkness. De la double en veux-tu en voilà, des breakdowns violents à souhait, une fosse qui finit sa gym quotidienne. Bref, un final en apothéose pour une soirée sold out particulièrement réussie. Que c’est bon de revoir ce line-up sur scène !

Setlist :
Dear Desolation
Slaves Beyond Death
The Purest Strain of Hate
Shadow of Eternal Sin
Violent Reckoning
Emptiness
No Absolution
Coffin Dragger
Absolute Genocide
The Son of Misery
Puppet Master
Holy War
Light Bearer
Reign of Darkness

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