Live reports Retour
samedi 27 février 2016 - Schifeul

Regarde Les Hommes Tomber, Briqueville et The Lumberjack Feedback à Dunkerque

Les 4 Ecluses - Dunkerque

Schifeul

Dans l'équipe car il était là avant.

Ce soir, Regarde Les Hommes Tomber entame son grand Chelem en Terre du Nord (3 dates au nord de Paris en 2 mois) avec un concert à Dunkerque. Direction les 4 Écluses pour voir si les Nantais peuvent ressortir une prestation aussi forte que celle de Lille à L’Aeronef en octobre, en espérant cette fois ne pas voir de connards monter sur scène faire les marioles.

C’est The Lumberjack Feedback qui débute donc la soirée avec son sludge Doom instrumental pour défendre son tout nouvel album, Blackned Vision. Comme je ne suis toujours pas fan du groupe, je vais les voir par intermittence eeeet je pense que c’est la meilleure façon de les voir ! On regarde un titre, l’ambiance et cool, mais ça devient vite interminable alors on se casse. On revient et on a droit à une montée de fou qui enchaîne sur un passage d’une lourdeur incroyable, on s’en prend plein la gueule et puis on s’emmerde à nouveau à cause des longueurs. On ressort de la salle et on continue comme ça jusqu'à là fin. Ce groupe restera définitivement pas quelque chose à voir en live pour moi, mais à écouter tranquilou allongé dans son pieu. Après reste que visuellement, c’est toujours plutôt classe à matter avec le jeu des deux batteurs.

Vient ensuite Briqueville, groupe entouré de mystères mystérieux, qui serait composé de membres de groupes renommés de la scène belge, et donc font le maximum pour cacher leur identité. Bon déjà des groupe dans le style, y en a pas 36, tu sors au pif AmenRa et Blind to Faith, t’as pas de chance de te tromper. Sur scène, le clavier incrusté dans l’armature d’un piano, couplé aux masques et tenu de scène, peut donner un coté hyper cool au truc, déjà renforcé par les petits à côté comme l’énorme grimoire Livre d’or au stand merch ou encore leur délire de donner sur facebook des séries de chiffres qui sont en fait des coordonnées GPS pour aller chercher leur vinyle planqué dans la forêt, concept que je trouve hyper intéressant ! Par contre, les 50 pédales sur scène me font flipper un peu…

Briqueville monte sur scène et là, bah, c’est déjà un peu la déception. Alors que l’on s’entend à une entrée en scène qui a un peu de gueule, là non. Ils arrivent un par un, comme des petits bonhommes avec en plus un équipement qui fait clairement cheap : des capes nulles et des masques qui ont l’air totalement au rabais, les Ghost des faubourgs quoi… Sinon musicalement, bah en fait, c’est juste chiant. Musique ennuyeuse, encore une fois sans chant. Enfin, je pense, car il y avait un micro en plein milieu de la scène, mais je me suis barré alors que personne ne s’en était encore servi. Allez, on passe à la suite.

Et la suite, elle va rattraper ce fiasco avec un concert impeccable. Après une intro tirée d’un thème de la série Twin Peaks, toutes les lumières s’éteignent, laissant la bande de L’Exil résonner dans la salle tandis que les membres de Regarde Les Hommes Tomber montent sur scène. Puis la batterie démarre suivie du reste des instruments pour finir cette intro et enchaîner sur A Sheep Among the Wolves. Alors que RHLT déroule les titres sans temps mort, on peut s’apercevoir du changement visuel sur les lights. En effet, ici les stroboscopes sont recouverts d’un filtre rouge, tout comme les spots sur scène, donnant à l’atmosphère générale une aura eschatologique, renforcée par la fumée omniprésente et l’odeur d’encens qui embaume la salle. Un environnement qui sied parfaitement au groupe, sert sa musique et s’accorde avec leur visuel.

Ce qui ne change pas par contre, c’est la branlée implacable que nous assène Regarde Les Hommes Tomber, alternant les morceaux de ses deux albums. Les 4 Ecluses se laissent transporter par la musique des Nantais tandis que les musiciens sont totalement immergés dans leur art, en particulier T, qui confirme tout le bien que j’eusse pensé de lui, toujours avec son jeu de scène extrêmement visuel, renforçant le côté religieux de la musique. D’ailleurs, ce soir, il est complétement possédé et se retrouve à un moment à exploser tout à trac une bouteille d’eau sur la scène. Mais genre en étant à 4 pattes entre deux pressages de bouton et alors qu’elle n’était même pas pleine ! Bon, je n'ai pas fait de cours de plasturgie et je devrais ressortir des notes de cours pour calculer le point de rupture d’une bouteille d’eau, afin de déterminer la force et la pression, mais vu la gueule de celle-ci, il a bien dû saquer comme un bourrin...

Après avoir envoyé quelques claques bien ajustées dans le tarin (To Take Us, The Fall…), T décroche les filtres rouges des stroboscopes avant que ceux-ci reprennent leur lumière blanche sur l’ultime morceau de ce soir, The Incandescent March. Changement qui donne un effet plus percutant aux lights dans cette fin de concert, mais permet aussi d’y donner un effet libérateur, passant ainsi d’un rouge apocalyptique à une clarté pure, un envol vers la Lumière salvatrice.

Les dernières notes se fondent et RLHT quitte la scène sous les applaudissements. Salle très bien remplie, concert de haute volée, Regarde Les Hommes Tomber a validé une fois de plus son statut de désormais valeur sûr de la scène française.

L'Exil
A Sheep Among The Wolves
Wanderer Of Eternity
Ov Flames, Flesh And Sins
... To Take Us
The Fall
Thou Shall Lie Down
The Incandescent March