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vendredi 5 février 2016 - Schifeul

Stortregn + Kakothanasy + Mind Whispers à Lille

Le Midland - Lille

Schifeul

Dans l'équipe car il était là avant.

Stortregn, Mind Whispers, Kakothanasy Lille

Reprise des concerts de 2016 pour l’asso Ondes Noires avec une affiche réunissant StortregnMind Whispers mais surtout Kakothanasy qui m’intéresse au plus haut point ce soir pour deux raisons. Déjà parce qu’il y a “nazi” dans le nom du groupe (on a une réputation à tenir ici !) mais surtout parce que son chanteur est le bien-aimé Prout de notre belle rédaction d’Horns Up. Du coup comme à chaque fois qu’un pote joue dans un groupe, on va voir même si ça risque d’être nul.

C’est donc Mind Whispers qui ouvre le bal ce soir après être arrivé un peu à la bourre à cause d’un accident sur la route et oulalala, ils ont un clavier ! Les groupes avec ce genre de machin, ça me fait flipper. D’ailleurs, j’en avais plus vu depuis un catastrophique live de Fleshgod Apocalypse à Lille et c’était très bien comme ça (si on met de coté Emperor, mais Emperor ça ne compte pas, c’est au-dessus de tout). Mais pour le coup, je dois bien avouer que c’est plutôt passé crème, les mélodies distillées avec cet instrument se fondant parfaitement avec le reste des morceaux. Pour le reste, le groupe joue un death metal mélodique piochant des influences dans diverses scènes, ce qui peu donner au final un rendu un peu décousu. Situation sûrement due aux soucis de line up du groupe, celui-ci ayant d’ailleurs quasiment intégralement changé courant 2014. Sans que ce soit particulièrement ma came, le concert passe très bien et donne un bon échauffement pour une suite qui va monter un poil en violence.

On passe à Kakothanasy qui commence son concert par un “vous les metalleux, vous êtes des beaufs et de toute façon, ça va trop vite, vous allez rien comprendre” avant de dérouler son set en vitesse de croisière à 300 BPM, mené par un Prout au chant qui cabotine tout aussi vite. Tandis qu’à partir du milieu du set, la salle se vide petit à petit (but avoué du groupe) soit parce qu'effectivement ça va trop vite, ou encore bouleversé par les petites provocations de Prout. Ce dernier d'ailleurs enchaine les facéties, se retrouve souvent dans le public pour le remuer ou le twerker, court partout et laisse ainsi constamment planer cet esprit de ribouldinguerie sur le concert. En même temps, c’est facile de faire le mariole à courir partout quand il suffit juste balancer du “hiiiihuuuuu” et du grunt à qui mieux mieux pour faire le taff. On regrette juste qu’il n’y ait pas une barre sur scène pour que le gaillard nous fasse un petit numéro de pôle dance !

Comme c’est, bien sûr, mon bien-aimé collègue qui attire tous les regards, on ne prête pas beaucoup attention au reste du groupe, donc on se contentera d’un “les autres musiciens font bien leur taff” et patati et patata. De toute façon, on pine rien, ça va trop vite. Mais Kakothanasy, ce n'est pas juste du swag et des paillettes, mais surtout une pure violence musicale qui, outre un rythme ultra élevé, propose par moment des passages au groove ravageur qui nous permettent de nous raccrocher sans être noyé dans la vitesse. En bref, un excellent concert que tu passes en rigolant avec ta tête et en kiffant avec les oreilles.

Pour clore la soirée, ce sont les Suisses de Stortregn qui montent sur scène. Sang sur la gueule, Christ retourné et enroulé de barbelé sur le pied de micro, le groupe annonce d’emblée une ambiance beaucoup plus Satan. Musicalement, ça se confirme, car on a droit ici à un black/death mélodique dans la pure lignée de Dissection, qui va complétement ravir le public revenu en masse et qui a d’ailleurs répondu largement présent pour cette soirée. Piochant surtout dans son dernier album Evocation of Light, mais aussi ses sorties plus anciennes, Stortregn va mettre une bonne petite claque au profane que je suis via ses riffs ultra bien sentis et ses foutre dieu de solos ! On aura même droit à du nouveau, issu de leur prochain album, qui me force définitivement à suivre de plus près ce groupe à l’avenir.