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Album

09/12/14 - U-Zine

Soulfly

Soulfly

LabelRoadrunner
styleMetal tribal
formatAlbum
paysBrésil
sortieavril 1998
La note de
U-Zine
7.5/10


U-Zine

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Soulfly, ou quitter Sepultura, est pour certains la plus grosse erreur qu’ait fait Max Cavalera, et pour d’autres, une évolution logique des plus agréables… C’est donc en 1997 que Max crée son projet personnel, un an après s’être séparé d’un des plus grands groupes de l’histoire du métal ! Pour faire ce pari risqué, Max n’a pas choisi des musiciens de renommée mondiale ; il a plutôt misé sur de jeunes talents prêts à suivre les instructions du parrain brésilien. Il prit donc Marcelo D. Rapp à la basse (ancien roadie des Sep’), Jackson Bandeira (ex-Chico Science) comme guitariste, et enfin le très compétant Roy Mayorga à la batterie (le seul américain du groupe).
Cet album est le plus personnel qu’ait fait Max (et Soulfly par la même occasion ; car tout le monde le sait, Soulfly c’est Max et vice-versa ). Qui dit plus personnel, dit plus expérimental, du fait que tout ce qu’il n’avait pas put faire par le passé, il va enfin pouvoir le concrétiser. Et ça, pour le meilleur et pour le pire…
Les chansons qui composent l’opus montrent bien l’état d’esprit de Max lors de l’écriture : on ressent un sentiment de règlements de compte, ses racines brésiliennes toujours mis en avant et donc, cette atmosphère instrumentale tribale.

On commence par un titre qui donne tout de suite le ton : "Eye for an Eye" - œil pour œil pour les anglophones confirmés ! - Ca sent la vengeance à plein nez. Très vite, on est pris par des titres aussi simples qu’efficaces comme "Eye for an Eye", "No Hope = No Fear", "Bumba", "Umbabarauma", "Fire", où Soulfly commence à appliquer sa marque de fabrique : la simplicité ! Car même si Sepultura n’est pas un modèle en matière de technicité absolue, la facilité des compositions est ici bien plus prononcée.
Mais Soulfly, c’est aussi la « nouvelle maison » de Max, où ce dernier invite quantité de ses potes. Une bonne idée à la base, mais peut être un peu gavante à force (eh oui, c’est bien beau sur album, mais en live, c’est moins le pied quand il manque le guest présent en studio). Ainsi on peut voir l’apparition de différents célébrités du métal tel que la très discrète prestation de Burton C. Bell de Fear Factory sur "Eye for an Eye", celle très rappée de Fred Durst sur "Bleed", du bassiste de FF Christian Olde Wolbers sur "No", les chants typiques de Chino Moreno des Deftones sur "First Commandment", et enfin, Benji de Dub War (actuellement dans Skindred) sur "Quilombo" et "Prejudice".
Mais la chose la plus caractéristique dans Soulfly est bien évidemment le côté tribal qui est beaucoup plus marqué que dans Sepultura. De ce fait, on voit l’apparition des morceaux nommés Soulfly sur tous les albums, exclusivement tribaux. Mais ce premier essai est de loin le meilleur ; il dégage une sensation que nul autre n’a réussie à égaler… Pour se relaxer, je ne sais pas si on peut faire mieux ! Ce premier effort possède aussi une outro ressemblant à celle de l’album Roots de par sa longueur et sa structure…

Mais les titres qui accrochent le plus l’auditeur au début, s’essoufflent vite de par leur côté très basique et laissent place à des morceaux plus originaux ou plus technique tels que "Bleed" (très bon titre, mais excellent si, pour ma part, Fred Durst n’était pas intervenu), "Tribe", l’excellente "Bumbklaat", "Soulfly", le presque grindesque "The Song Remains Insane" et le monstrueux "No". Et ceux que l’on appréciait lors des premières écoutes, paraissent au fur et à mesure des écoutes, très médiocres : "Eye For An Eye", "Bumba", "Umbabarauma",… pour ne citer qu’eux.
Sur cet album, se côtoient de la sorte le meilleur et (presque) le pire qu’ait fait le groupe, autant de morceaux excellents que des hits rapidement saoulants.
Avec les années, on a la vague impression que la production, signée tout de même Ross Robinson (Sepultura, Machine Head, Korn), est un peu négligée et a mal vieilli.

On voit que Max s’est fait plaisir en étant le seul maître de son propre groupe. Néanmoins, cet album en aura convaincu certains et qui en déçu bien d’autres. Effectivement, la plupart des anciens fans de Sepultura dénigrent totalement l’Esprit Volant, à tort ou à raison ? Mais cette galette, qui a failli s’appeler Manifest1, a aussi faire naître des vocations avec la création de plusieurs groupes de métal tribal.

Je me répète mais : Soulfly, en live, c’est mieux !

1. Eye for an Eye
2. No Hope = No Fear
3. Bleed
4. Tribe
5. Bumba
6. First Commandment
7. Bumbklatt
8. Soulfly
9. Umbabarauma
10. Quilombo
11. Fire
12. The Song Remains Insane
13. No
14. Prejudice
15. Karmageddon

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