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jeudi 26 mars 2015

Wolf Throne Support Festival - Jour 2

Glazart - Paris

Sleap

Live reporter et chroniqueur occasionnel dans divers genres (principalement extrême).

JOUR 2

Sleap : Après un after pour le moins mouvementé avec une bonne partie des collègues habituels, nous entamons cette seconde et dernière journée de festival qui, pour ma part, souffre d'une certaine infériorité tant quantitative que qualitative par rapport à la précédente (sans bien sûr critiquer les groupes présents aujourd'hui, dont je suis évidemment fan, pour la plupart).

Skelethal

Sleap : Cette seconde journée commence en douceur avec les copains de Skelethal. Les plus swedish des deathsters français ont certainement tapé dans l’œil des organisateurs (friands du genre) avec leur première démo et surtout leurs deux très bons EPs de 2014.
Malheureusement, un petit contretemps nous fait rater la plus grande partie du show des nordistes. J'arrive seulement pour le dernier morceau dans une salle très clairsemée, à mon grand regret. Mais je constate que, malgré le peu de monde en ce début d'après-midi, le quatuor se démène bien comme il faut sur scène. Et la qualité des réalisations du groupe, couplée au peu que j'ai vu d'eux en live me conforte dans l'idée que Skelethal a de l'avenir dans la scène extrême française, ce n'est que partie remise en tout cas !

Rob :  C'est en ce début d'après-midi que Skelethal ouvre les hostilités pour ce second jour de festival. N'ayant jamais entendu le groupe hormis quelques titres sur le net, c'est avec curiosité que je m'avance pour voir de quoi il retourne. Le son a l'air de s'être amélioré par rapport la veille, permettant ainsi de mieux appréhender le groupe. Et le combo français a donné ce qu'il pouvait, fort d'une présence et d'une aura bien visible. Un prestation carrée, propre et mettant tout de suite Skelethal dans la catégorie des groupes à surveiller.

Maveth

Sleap : Retour de la Finlande en ce début de seconde journée. Bien que l'absence de Corpsessed m'attriste toujours un peu, je suis ravi de voir enfin Maveth sur scène (actuellement en tournée avec les non-moins intéressants Vorum, malheureusement pas de la partie aujourd'hui).
Je dois tout d'abord dire que certains shows de cette seconde journée vont faire les frais de la nuit blanche que je viens de passer, et celui de Maveth en fait malheureusement partie... Je passe donc une bonne partie du concert assis, mais savoure tant bien que mal ce show des Finlandais qui a l'air de faire mouche en ce début de journée. La salle se remplit petit à petit et le public semble assez réceptif. Niveau son, toujours un bémol, j'ai peine à entendre certaines parties de guitare, mais globalement cela reste acceptable. Certains morceaux passent très bien l'épreuve du live, comme Dragon of the Continuum joué en milieu de set, qui me fait (enfin) me rapprocher de la scène malgré la fatigue. Et je suis également très heureux d'entendre deux titres de leur dernier split avec Embrace of Thorns : The Way et surtout Grail of Bloodshed joué en dernier.
Avec la mise en scène qui va avec (légère fumée, flags de part et d'autre de la scène...), Maveth assure une performance honnête et carrée malgré les quelques problèmes de son (on va devoir faire avec durant tout le fest, malheureusement)...

Dolorès : Moi qui me disais que débuter la journée avec Maveth pouvait vite devenir fastidieux et ennuyeux bien que j'aime énormément le groupe, eh bien je m'étais trompée. Clairement, on est loin de la prestation rentre-dedans et dynamique, ce que je considère être une parfaite mise en bouche pour une journée de festival. Mais à l'inverse, ce que je redoutais est ce qui a été le plus bénéfique au concert : Maveth a donc ce pouvoir incroyable de soigner la gueule de bois et de mettre dans une sorte de transe noire et envoûtante sous des riffs écrasants dès 15h. Parfait pour lancer la machine.

Rob : J'attendais beaucoup de Maveth. Il faut dire que la compilation Breath Of An Abomination comprenant les deux démos du groupe fait partie de mon top des sorties 2011, bien que son successeur m'aie moins marqué. Bref, il fallait que je voie ce que donnaient les Finlandais sur scène. Premier constat, le son est fort, très fort. Cependant, à l'image de Centurian la veille, Maveth a décidé ce soir de se concentrer sur sa dernière réalisation. Le constat est sans appel, le groupe est pro, la performance est parfaite, mais il manquait un petit Forge of Gadrial, d'autant plus que les compos récentes traînent un peu en longueur. Un bon concert, à défaut d'être celui de la journée.

Grave Miasma

Sleap : Là encore, la doublette Death occulte aura subi une amputation suite au changement de salle. En effet, Cruciamentum (qui partage deux membres avec Grave Miasma) ne pourra finalement pas se produire à cette édition. Mais la présence des Anglais réjouit tout de même beaucoup de monde, moi y compris.
Le quatuor arrive sur scène maculé d'une substance sombre indéfinissable (sur le visage et le reste du corps) et débute son show dans une salle presque totalement embrumée. Les Anglais débutent sur l'habituel Eschatos, titre phare de leur premier full-length Odori Sepulchrorum paru en 2013. Le son est, je trouve, beaucoup plus fort que pour les concerts précédents, mais pas de problèmes majeurs pour une fois. La fatigue n'aidant pas, je peine à accrocher aux premières minutes, mais à l'annonce du deuxième titre, l'excitation prend le dessus. Le groupe joue en effet un de mes titres préférés : Arisen Through the Grave Miasma, que je n'attendais pas du tout, vu qu'ils ne le jouaient plus ces derniers temps. Les fans se font nombreux dans la salle et certains semblent très énergiques dans les premiers rangs, il n'y a pas à dire, le groupe est attendu ! Je suis particulièrement impressionné par la voix du chanteur, qui prend une ampleur vraiment surhumaine en live. Ses longs cris à certains passages résonnent encore dans ma tête. Après un très bon Ovation to a Thousand Lost Reveries qui passe tout aussi bien en live, je suis encore plus surpris (et content !) d'entendre Amorphous Noumenon (que le groupe n'a pas joué en live depuis des années !) à la place du traditionnel Gnosis of the Summon (pour ce qui est du premier EP). La fatigue s'est définitivement envolée avec ce titre, et je confirme qu'Exalted Emanation est bel et bien ma réalisation favorite du groupe, autant en studio qu'en live. Je suis à la fois transporté et violenté par la musique du groupe, quelle puissance ! La fumée, beaucoup trop dense pour ce concert, m'empêche de bien distinguer les musiciens sur scène, dommage.
Bien qu'il m'ait paru assez long (surement à cause de la fatigue), c'est en définitive un très bon show de Grave Miasma, qui s'achève comme d'habitude sur le classique Ossuary. Bravo à eux, et place maintenant à d'autres Anglais...

Lvcifyre

Sleap : Alors qu'en ce 20 Mars, une éclipse solaire est annoncée autour de 10 heures, un autre événement assez rare a lieu dans l'enceinte du Glazart : la première venue en France de Lvcifyre, accompagnés pour ce show spécial par Mark of the Devil (de Cultes des Ghoules) pour interpréter leur dernier chef-d’œuvre Svn Eater en entier ! Le soleil, ici aussi, ne sera certainement pas de la partie !
« One... one... one » c'est ce qu'ont entendu les fans présents lors des balances du groupe, pendant près de 40 minutes ! En effet, divers problèmes de retours et de reverb' conduiront le groupe, assez pointilleux, à prendre pas mal de retard sur le planning. Mais quoi qu'il en soit, le public est présent en nombre pour accueillir les Anglais, et le show qui va suivre aura bien valu toute cette attente. Quelle tuerie ! Dès l'intro sur Night Sea Sorcery avec peu de jeu de lumières (globalement dans les tons rouges) et les psalmodies du chanteur de Cultes des Ghoules, on rentre directement dans l'ambiance du disque ! Les musiciens sont impressionnants de charisme, à commencer par le grand T. Kaos dont les puissants growls sont tout bonnement hallucinants, et encore plus lorsqu'ils sont accompagnés des back vocals de son confrère Alex Dictator. Très énergiques en plus de ça, les 3 musiciens occupent toute la scène. Mais c'est bel et bien le batteur qui accapare mon attention... Un monstre ! La batterie est un peu trop en avant (seul léger problème au niveau du son pour ce concert, c'est rare !) mais je n'en ai cure, la frappe de Menthor couplée à sa précision et surtout son endurance est juste phénoménale ! Il n'est certes pas aussi déchaîné que les autres membres, mais sa concentration face à son kit en impose tout autant.
Les 50 minutes passent finalement très vite et laissent tout le public en admiration. Bien que ce ne soit pas mon concert préféré du festival, ce show de Lvcifyre est assurément ma plus grosse claque ! Chapeau bas !

Rob : Si il y a bien un concert que j'attendais depuis le début des hostilités, c'est Lvcifyre. Svn Eater (dont vous pouvez lire la chronique sur le site) faisant partie des meilleures sorties de l'année passé. Savoir que pour leur première date en France, les anglais allaient jouer l'album au complet, avec Mark of the Devil en guest, a contribué à l'impatience générale. C'est donc après de (trop) longues balances que le groupe entame sa prestation. Hélas, durant la première moitié du morceau, le micro de Mark of the Devil semble HS. Détail qui sera réglé peu de temps après. En dehors de ce souci, le groupe a bien tenu sa promesse, jouant leur petit dernier au complet, sans presque aucun temps mort. Le groupe est impressionnant, chaque membre a un charisme fou et dégage une présence forte. Quant au batteur, Menthor, il aura mis tout le monde d'accord de part sa maîtrise, sa propreté de jeu et sa force de frappe. Des années que je n'avais pas pris une telle claque en live. Meilleur concert du festival pour ma part.

Cult of Fire

Sleap : Il y a encore 3 ans, Cult of Fire, l'un des combos tchèques les plus particuliers de la scène Black Metal, n'était pas encore précédé par sa réputation. Mais depuis leur second album paru en 2013, je ne cesse de constater avec étonnement leur popularité toujours plus croissante à travers le monde. Tant et si bien qu'en cette soirée de Mars, les voilà quasiment en tête d'affiche du prestigieux Wolf Throne Festival devant un un public aussi dense qu'impatient.
Mais ne nous emballons pas trop vite, de nombreux facteurs aussi divers que nuisibles viendront altérer la prestation du groupe ce soir. En effet, bien que le groupe soit arrivé à Paris depuis 2 jours, il a beaucoup de retard aujourd'hui suite à un incident, donc pas de merch et surtout beaucoup de problèmes pour mettre en place rapidement leur show (qui demande pas mal de préparation tant scénique que sonore). Résultat, des balances faites à la va-vite (avec les samples sur iPhone qui peinent à fonctionner), des quiproquos entre l'ingé-son de la salle et celui du groupe... Bref, un beau fiasco, et cela va se ressentir sur le show, à notre grand regret.
Niveau mise en scène, il faut tout de même avouer que ça en jette : encens, bougies, crânes, faux, masques, costumes de cérémonies... l'univers visuel du groupe est posé. Musicalement par contre, c'est une autre histoire. Les guitares sont beaucoup trop en retrait et les larsens (habituels depuis le début du festival) sont ici beaucoup plus récurrents (notamment sur Khanda Manda Yoga, que tout le monde attendait), donc même en connaissant les morceaux, il n'est pas évident de s'y retrouver. De plus, le batteur (qui à ma connaissance n'est pas un manche) se foire sur pas mal de passages. Avec tous ces soucis et le gros retard pris sur la journée, le groupe se retire rapidement de la scène, laissant la majorité du public sur le cul (malheureusement pas dans le bon sens du terme). Même si ce n'est pas mon cas, ce groupe était quand même l'un des plus attendus du festival... Une bien belle déception !

Dolorès : Difficile d'évoquer cette prestation sans commencer à ressasser les mêmes plaintes de déception qu'en sortant de la salle après Cult Of Fire. Pour faire simple, si les quelques groupes Black de cette affiche ne sont absolument pas ma tasse de thé, je venais principalement pour voir les Tchèques dans leurs bures aux symboles ésotériques, dans le brouillard de l'encens et à la lumière des bougies. Bref, un véritable spectacle que je ne voulais absolument pas louper.
On m'avait pourtant prévenue des dernières prestations médiocres du groupe, mais je ne m'attendais pas à une telle mauvaise surprise. Le temps de préparation n'en finit pas... Le concert démarre, et quelques soucis se posent déjà. Je me demande encore pour ceux qui avaient l'air à fond sur le moment comment on peut à ce point adorer entendre uniquement de la batterie pendant plusieurs minutes. La guitare lead qui fait tout le charme d'un grand nombre de titres est inaudible, il est presque difficile de reconnaître les morceaux tant écoutés en studio, et ceux-ci perdent l'atmosphère si particulière du groupe. A cela s'ajoute un chanteur qui a l'air d'expérimenter en offrant des fins de phrase à l'arrache, loin de la maîtrise solennelle du dernier album.
Même la setlist me semble étrange, puisque j'aurais bien vu un petit Vltava en ouverture, titre entêtant et énormément apprécié du dernier EP. Les meilleurs titres du dernier album sont vite expédiés et ne se ressemblent même plus tant on perd toute l'aura du groupe, l'attendu Khanda Manda Yoga étant la plus grande déception de ce concert, car sans aucune puissance.

Rob : D'ordinaire, je m'intéresse peu à la scène black (on l'aura bien compris). Cependant, les Tchèques ont la réputation d'offrir un véritable show et d'avoir une discographie de qualité. Si les artifices du concert étaient bien présents -tenues, encens, bougies et crânes- la prestation quant à elle laissait à désirer. Un son crade de chez crade, un festival de larsens, appelez ça comme vous voulez, mais rien n'était véritablement audible. Pire encore, le groupe n'est pas carré, accumulant pains et erreurs comme personne. Un naufrage dont la seule qualité aura été visuelle.

Acherontas

Sleap : Acherontas fait partie de ces ''surprises de dernière minute'' annoncées pour cette édition Support du Wolf Throne en remplacement des groupes annulés (aux cotés de Malthusian, Sheol, Moondark / Interment, Osculum Infame et Sadistic Intent). À l'instar de Cult of Fire, les grecs sont très attendus par une partie du public ce soir. Et moi qui ne suis pas particulièrement fan d'Acherontas, je suis néanmoins impatient d'assister à leur prestation puisque le groupe compte en effet jouer des morceaux de leur période Stutthof !
Malheureusement, la fatigue se fait ressentir en ce début de soirée, et la musique assez lancinante et ritualiste du groupe (couplée à la fumée des bougies) ne parvient pas à me tenir éveillé très longtemps. Bien que le son soit assez fort, je m'assoupis donc pendant Blood Current Illumination (qui déclenche étonnamment un bref pit), mais me réveille heureusement en fin de set pour assister à l'arrivée de RSDX (de Hell Militia) en guest au chant sur le morceau Set Triumphant, qui ne fait pas mouche en ce qui me concerne. Je suis tout de même content de les voir jouer en live le fameux Wampyric Metamorphosis (seul titre de Stutthof que j'entendrai ce soir), mais finis par quitter la salle en fin de set, pas vraiment convaincu.
La prestation des grecs aura en revanche bien plu aux fans, présents en nombre dans la salle, et même à certaines connaissances pourtant pas adeptes du groupe. Comme quoi...

Necros Christos

Sleap : Ce sont donc les deathsters allemands de Necros Christos qui ont l'honneur de clôturer cette édition. Et, bien que je ne sois pas aussi excité que pour les têtes d'affiche de la veille, c'est assurément le groupe que j'attends le plus ce soir. Le grand Mors Dalos Ra, avec ses habituels bandana / chemise, investit la scène lors d'une courte intro et le show débute sur Tormented Flesh on the Mount of Crucifixion, histoire de mettre tout le monde d'accord. Les mouvements si particuliers du frontman sur scène ajoutent un plus à l'énergie dégagée par le combo. Le jeu de scène du batteur est également impressionnant, bien qu'un peu exagéré. Toute la discographie est quasiment représentée (sans les interludes si uniques du groupe, dommage), mais j'ai droit à tous mes titres favoris, notamment la doublette du premier album Va Koram Do Rex Satan / Black Mass Desecration et l'ultime Baptized in the Black Urine of the Deceased issu de leur split avec Teitanblood. Le public est totalement acquis à la cause du groupe, je suis content de voir tout le monde prendre son pied autant que moi. La fosse est bien mouvementée, sans aller jusqu'au mosh pit, il ne faut pas abuser non plus, mais c'est pour moi la meilleure ambiance de la journée. Après les titres de leur dernier EP Nine Graves (qui passent beaucoup mieux en live), le groupe nous achève sur Necromantique Nun, qui termine à merveille cette dernière journée. Aucun point faible pour une fois, si ce n'est la durée de show écourtée (de presque un quart d'heure) à cause du retard... Mais je passe en tout cas avec Necros Christos l'un des meilleurs moments du festival, comme beaucoup de mes collègues d'ailleurs. Déjà hâte de les revoir cet été !

Dolorès : Quel concert ! Pas besoin de trop jouer la carte du visuel ésotérique comme le fait Cult Of Fire, l'ambiance prend directement. Le show sera par contre un peu raccourci après tant de retards dans la journée. Dans ce dernier instant au Glazart, le public a tout juste le temps de voir prendre vie sur scène tous les "tubes" de Necros Christos avec un son impeccable du début à la fin. Un détail, j'ai particulièrement apprécié que pendant la moitié du concert, les gens arrêtent de se rentrer dedans en ne tenant plus debout pour juste profiter de la quasi-perfection du concert...
On aura droit à un rapide interlude, ce qui me conforte dans l'idée que ces petites curiosités du groupe font vraiment partie intégrante de leur identité et sont loin d'être de trop. Si le concert avait pu durer une demi-heure de plus, placer quelques minutes folkloriques dans les blancs n'aurait pas été de refus.
On reste néanmoins sur une très bonne note finale pour terminer la journée et clôturer le festival, avec une prestation impeccable d'un des groupes les plus attendus pour ma part.

Rob : C'est donc à Necros Christos d'avoir la lourde tâche de conclure cette seconde édition du Wolf Throne Festival. Suite aux nombreux retards, le groupe a du réduire son set au strict minimum. Seule une des rares interludes aura permis de se reposer pour un concert d'une grande intensité, même s'il n'était pas fort en blast ni en rapidité. Les musiciens, heureux d'être là ce soir, ont donné tout ce qu'ils pouvaient. Un son au poil, un groupe maîtrisant parfaitement son sujet et une ambiance hypnotisante ont permis de démontrer tout le talent des Berlinois ce soir-là. Il n'y avait pas mieux pour finir un festival en beauté. Chapeau bas.

 

Sleap : Malgré les fâcheux événements qui ont conduit l'organisation à amputer le festival d'une bonne partie de son affiche initiale, cette édition de support du Wolf Throne est, en fin de compte, loin d'être un fiasco !

Je suis évidemment déçu, comme beaucoup d'autres, de l'annulation de certains groupes (surtout Black Witchery / Amputatör, Archgoat et Asphyx pour ma part), mais j'ai assurément passé un aussi bon moment qu'à la première édition. Quelques défauts évidemment, surtout concernant le Glazart, salle vraiment pas adaptée pour ce genre de fest (ce son... faites quelque chose !), ses horaires, ses prix assez élevés (bouffe / boisson), sa ''sortie définitive'', son attente interminable pour les cautions, etc... Mais bon, c'était ça ou rien donc mieux vaut s'en réjouir !

Avec une affiche plus qu'attrayante et une organisation au poil malgré toutes les difficultés qu'elle a dû surmonter, le Wolf Throne a donc une nouvelle fois prouvé que, malgré les nombreuses difficultés, il n'en demeure pas moins le meilleur festival underground de Metal Extrême en France.

Et en attendant la prochaine édition, je me permets de rappeler que Wolf Throne Prods organise maintenant des concerts en plus de son festival annuel. Je vous invite donc à vous ruer sur les places pour leurs prochaines dates, d'une qualité indéniable : Antediluvian en Mai, Portal / Impetuous Ritual en Juin, Negative Plane en Juillet... Autant de bonnes raisons de se réjouir de l'essor d'une asso française comme celle-là. Les rendez-vous sont d'ores et déjà pris !